28/09/2008
"Epouse-moi, vieille chauve-souris butée et sois mon unique amour, pour toujours"
Même si le volume de la série "Mon écrivain préféré" consacré à Anne Fine privilégie, Ecole des loisirs oblige, ses livres pour la jeunesse, il ne faut pourtant pas oublier que cette écrivaine so british, irrévérencieuse et amoureuse de la vérité, a écrit aussi pour les adultes et ce pour notre plus grand bonheur.
En lisant le texte d'Arnaud Cathrine , ellaboré à la suite d'un échange soutenu de courriels avec l'auteure de "Au secours c'est Noël", on ne peut qu'admirer cette femme qui a su mettre en pratique le conseil que l'on donnait dans sa jeunesse : "Trouvez ce que vous aimez faire le plus au monde, et ensuite trouvez quelqu'un qui soit prêt à payer pour que vous le fassiez".
Evidemment, au passage, je n'ai pu que glaner quelques envies de lecture dont les deux nouveautés d'Anne Fine: La route des ossements et La vengeance du chat assassin.
Pour vous procurer cet exemplaire gratuit de "mon écrivain préféré", rendez-vous chez votre libraire favori ou ici.
06:05 Publié dans Je l'ai lu ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : mon écrivain préféré, anne fine, école des loisirs
08/07/2006
Le tyran domestique
Je hais la Famille
Elle me donne des crampes d'écriture !
Dorothy Parker
S'il y a une écrivaine à qui la famille ne donne pas de crampes d'écriture, c'est bien Anne Fine. Que ce soit dans ses livres destinés à la jeunesse (Madame Doubtfire c'est elle) ou aux adultes, elle en brosse un portrait féroce et réjouissant. Dans un jardin anglais , on voyait une mère de famille qui détruisait allègrement les massifs de fleurs et les illusions de ses enfants, dans Le tyran domestique c'est le personnage de la marâtre qui est revisité. Ici, tous les stéréotypes semblent inversés, le compagnon est un être falot qui courbe le dos, ne voulant fâcher ni son ex-femme ni la nouvelle, qui s'aveugle sur le comportement de ses enfants...Quant à la marâtre qui se coltine les ennuis de tout le monde, elle a bien du mérite mais peu de récompenses à son goût.
Chacun en prend pour son grade et l'auteur mène son récit tambour battant. Savourez bien l'analyse des photos du mariage auquel les parents n'ont pas été invités...
Faudra-t-il que les auteurs français se fassent naturaliser anglosaxons pour aboutir à une tel sommet dans la méchanceté pleine d'humour ?
07:47 Publié dans romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : anne fine


