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13/09/2018

La planète des champignons

Je me réjouissais de lire enfin un roman russe contemporain qui, en outre,  avait choisi une forme intéressante: structurer le récit en sept jours correspondant au rythme de la création du monde.
L'intrigue ? Un traducteur pusillanime et une femme d'affaires ambitieuse sont voisins de datchas à la campagne depuis l'enfance, mais ils n'ont fait jusqu'ici que s’apercevoir. elena tchijova
Ils ont de nombreux points communs: le sentiment d'avoir déçu leurs parents et l'amour de la nature.
La description de la société russe rural est intéressante, tout comme l'écriture mais le rythme extrêmement lent n'a pas su conserver mon attention et j'ai abandonné ce roman bien avant que la rencontre ne se déroule enfin.

21/07/2018

Dust...en poche

"Elle devait absolument se débarrasser des pensées parasites, refroidir son affect. Ne pas agir avec son cerveau reptilien mais solliciter le lobe frontal."

La profileuse française Anna Baxter est sollicitée par la police de Nairobi pour élucider une série de crimes sans cadavres, mais laissant de grandes croix de sang tracées dans la poussière.
Sur place, elle découvre aussi un phénomène qui touche nombre de pays africains: le massacre d'albinos à des fins de sorcellerie.sonja delzongle
Très vite, Anna comprend que les deux phénomènes sont liés...
Tableau sans concession d'un pays violent où règne la superstition, où les dessous de table et les détournements de fonds sont  habituels, Dust n'exploite pas à fond ce qui aurait dû être son thème principal: le génocide d'albinos.
Sans véritable suspense, le roman perd encore en intensité en allant flirter avec un arrière-plan nazillon tout à fait superflu. L'écriture aurait nécessité aussi un bon toilettage de tous les clichés qui l'émaillent et l'affaiblissent. Quant aux personnages, leur manière de s'exprimer est parfois caricaturale. Des longueurs dans le récit ont fait que j'ai abandonné aux trois quarts la lecture de ce roman dont l'héroïne atypique avait pourtant tout pour me plaire.


27/01/2016

Oh! La vache

"Une bête avertie en veau d'or"

Une vache narratrice-héroïne ? Pourquoi pas. On sent chez David Duchovny (oui, celui de X-Files) une grand empathie pour Elsie Bovary, vache vouée à l'abattoir  qui va entreprendre un grand voyage, flanquée d'autres animaux pour échapper à son destin.david duchovny
Mais dans ce qui se présente comme une fable animalière , je n'ai ressenti que beaucoup de naïveté et un humour plutôt lourd. Dommage.

Oh! La vache , David Duchovny.david duchovny

05/11/2013

The Main

"Un homme qui serait arrivé à préférer la paix au bonheur, le silence à la musique."

Après deux romans hautement enthousiasmants de  Trevanian (clic), c'est le sourire aux lèvres que j'ai entamé la lecture de The Main (prononcer comme dans Main street). Hélas, l'histoire de ce vieux flic solitaire qui arpente "son" secteur dans l'hiver montréalais m'a laissé de marbre tant il est daté et prévisible.trevanian
Le rythme est languide, plusieurs fois, j'ai failli piquer du nez et je n'ai rien retrouvé des ambiances électriques des autres textes de Trevanian. Dommage.

Merci à Babelio et à l'éditeur.trevanian

 

d'autres avis plus enthousiastes ici.

11/10/2013

Le temps, le temps

martin suterDeux veufs suisses, chacun à leur manière , tentent de freiner le temps car ils ne parviennent pas à admettre la mort de leurs épouses respectives. De surcroît, le narrateur veut trouver l'identité de l'assassin de sa femme.
Lent, répétitif, ennuyeux. Pas de temps à perde en ce moment donc lâche abandon. Un mystère reste non élucidé, comment les auteurs suisses parviennent -t-ils aussitôt à ce qu'on devine que l'action se déroule chez les Helvètes ?

Déniché à la médiathèque.

07/12/2012

Le 6 ème continent

Daniel Pennac m'avait transportée avec la tribu Malaussène, déçue avec Le dictateur et le hamac, émue avec Chagrin d'école, (clic),  laissée dubitative avec son Journal d'un corps. Mais bon, la sympathie que suscite le bonhomme étant la plus forte, j'avais décidé de renouer avec lui par le biais de ce nouvel opus.
Premier étonnement, le 6ème continent est en fait composé de deux textes destinés à être joués au théâtre.ce qui n'est précisé nulle part.daniel pennac,schtroumpf grognon le retour
Bon, pas grave, je me lance donc dans le premier texte intitulé "Ancien malade des hôpitaux de Paris".
Consternation.Un malade cumulant des symptômes toujours renouvelés est examiné par différents spécialistes au sein d'un hôpital, la narration étant assurée par le médecin urgentiste qui l'a pris en charge au début de ce périple . Périple qui se termine par une pirouette digne d'une blague Carambar. Je n'ai jamais esquissé ne serait-ce que l'ombre d'un sourire et je cherche encore à quoi rime ce texte. Complètement échaudée, j'ai reporté à (beaucoup) plus tard la lecture du second texte.
Des critiques lues dans la presse laissent entendre que j'ai sûrement renoué avec la grognonite aiguë. M'en fiche.

06/09/2012

Swamplandia


Une famille d'excentriques vit dans un parc d'attractions de Floride où est mis en valeur le courage de la mère de famille, Hilola Bigtree, dompteuse d'alligators de classe internationale. Hélas au décès de cette dernière, tout va partir en décrépitude et la famille va exploser, chacun cherchant par des moyens bizarres à redonner au parc le lustre d'antan.karen russell
Roman polyphonique, original et chatoyant, à la langue superbe, Swamplandia avait tout pour me séduire. Hélas, trop de longueurs ont eu raison de mon enthousiasme initial et, cruelle que je suis, j'ai abandonné la benjamine Bigtree dans sa quête initiatique, en route pour l'enfer, rien que ça.

25/05/2011

Le cortège de la mort

Et pourtant je l'avais attendu des mois à la médiathèque,ce Cortège de la mort ! Toujours emprunté ! Bon signe, non ?
J'avais hâte de savoir si Linley s'était remis du décès de sa femme et si le sergent Havers était toujours aussi mal fringuée et mal embouchée. Bref, j'avais envie de retrouver des personnages-amis , familiers et confortables, de prendre de leurs nouvelles.
Las ! Ils n'ont guère évolué jusqu'à la page 468 où j'ai baissé définitivement les bras. ça ronronne gentiment, le moteur crachote même un peu, on se surprend à feuilleter des pages en espérant un déclic mais non. elisabeth george
L'intrigue ? à part nous faire découvrir un superbe endroit où les poneys paissent en liberté (Elisabeth George aurait-elle été subventionnée par l'office du tourisme de New Forest Hampshire ? En tout cas, le lecteur amateur de verdure n'a qu'une idée: s'y rendre prestissimo ! ), elle m'a plutôt fait bâiller car inutilement tarabiscotée et ne présentant guère d'intérêt. Je n'ai même pas regardé qui était l'assassin, c'est dire !
Le seul intérêt de ce roman est de présenter, en plusieurs parties disséminées dans les 651 pages, aisément répérables car ayant une police de caractères différente, un récit s'inspirant très fortement de l'horrible faits-divers qui avait bouleversé la Grande-Bretagne : celle de ces assassins mineurs qui s'en étaient pris à un très jeune enfant... de  quoi vous flanquer des frissons. J'avoue d'ailleurs ne pas avoir réussi à lire la description du meurtre. Le rapport avec l'intrigue principale ? Je l'ignore encore. Peut être E. George voulait-elle présenter un panorama  de la société anglaise et des formes de violence qui s'y exercent.

à réserver à ceux qui n'avaient pas lus les précédents romans ?

12/04/2011

Lettre à Cora Sledge

Chère Cora,

Sans doute suis-je trop étroite d'esprit mais votre tendance à gober les petites pilules comme des bonbons et à fumer malgré vos ennuis de santé m'avait déjà sérieusement agacée.Ok, Cora, nous mettrons ceci sur le compte de l'addiction. Au temps pour moi.
Je vous avais donc provisoirement abnadonnée, ayant décidé de vous laisser malgré tout une seconde chance. Las ! Une fois que je me suis habituée à votre fichu caractère (soupe au lait, c'est rien de le dire), vous commencez à laisser sous entendre qu'il vous est arrivé bien des choses qui, des choses que, bref, vous nous faites lanterner.62393405_p.jpg
Et là , grâce à vous, j'ai mis le nez sur un procédé qui m'énerve au plus haut point : les manoeuvres dilatoires. Me sont revenues en mémoire les interventions d'un chroniqueur sur France Inter qui, non content de nous abreuver dès potron minet d'histoires noires et  sordides , avait trouvé comme unique tension narrative cette même manipulation,afin de mettre nos oreilles aux aguets . Provoquant juste chez moi l'envie d'en faire la victime d'un autre faits divers. J'aurais pu, certes, changer de station de radio mais je ne voulais pas rater la chronique suivante, celle de Jean-Marc Strycker, électron libre, impertinent et d'un eclectisme remarquable dans le domaine de la littérature et de la poésie.
Bref, ma chère Cora, je vous remercie pour cette redécouverte et vous souhaite tout le bien que vous méritez.

Bien à vous

Cathulu.

 

Merci à Aifelle (qui vous mènera chez plein d'autres billets) pour le prêt (Non, je ne suis pas victime d'un abus de romans sur le 3 ème âge, j'avais commencé celui-ci bien avant les autres !:))

21/10/2010

Non, vraiment pas pour moi...

En vrac:

Un jour en mai, George Pelecanos, points seul 2010, en lice pour le prix Polar des lecteurs de Points .
Je ne sais pas si c'est un polar ou pas mais c'est un roman garanti 100 % testostérone et au bout de seulement 36 pages, j'avais déjà l'impression d'avoir vu les scènes décrites une bonne centaine de fois alors, stop.513NJ6hm2WL._SL500_AA300_.jpg

 

*Le féminisme au masculin, Benoîte Groult, Grasset 2010, réédition discrètre d'un livre paru en 1977, seul indice, à part vérifier la date d'impression, l'indication "Nouvelle préface". j'étais tentée par l'idée de découvrir ces féminstes masculins mais trop de citations in extenso ont eu raison de ma bonne volonté. J'ai donc abandonné ce catalogue insipide page 80.41ZeiT8+nIL._SL500_AA300_.jpg