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20/10/2017

Une toile large comme le monde

"Kuan et Lu Pan ne font pas encore les liens, mais quelque chose s'est ouvert, la bouche béante d'une interrogation, le pendant obscur d'un fonctionnement, sous la forme du souvenir d'un lac."

Nous plongeons d'abord au fond de l'océan pour découvrir FLIN ,"un vulgaire câble","transportant loin des regards fichiers, mails, images, vidéos, et tout ce qui utilise de près ou de loin le world wide web".
Nous remontons ensuite à la surface et faisons la  connaissance de personnages , nomades ou sédentaires, sur différentes parties du globe, qui tous utilisent  internet , voire en sont devenus dépendants, se coupant parfois du reste de leur famille. Ce sont majoritairement de jeunes adultes, même si le plus accro est un adolescent féru de jeux vidéos en ligne. Un panel suffisamment varié pour nous permettre de découvrir plus avant les coulisses techniques d'internet de manière extrêmement concrète, claire et jamais ennuyeuse. Nous prenons aussi conscience au passage de toutes les formes de pollutions générées par le net.aude seigne
Bientôt va naître un projet en apparence fou qui réunira virtuellement ou concrètement tous les personnages: couper internet...
Ce roman avait de prime abord tout pour me déplaire mais la fluidité du style et de la narration ont su me séduire et , au passage, j'ai appris plein d'informations passionnantes. Un grand coup de cœur !

Éditions Zoé 2017.

 

De la même autrice, j'ai aimé, mais non chroniqué :aude seigne

 

20/03/2017

La distance de fuite

"Présomption stupide , qui vient du fait que tout ce que j'écris depuis le début, que la critique a classé comme autobiographique, est avant tout une longue lettre au lecteur."

ça arrive rarement, mais ça arrive: vous ouvrez un livre est, d'emblée, dès les premières lignes, vous avez l'impression que ce livre vous parle directement, que l'autrice s'adresse à vous en particulier.
Les préoccupations de Catherine Safonoff sont en effet aussi les miennes: le rapport à l'autre, la distance de fuite qu'il faut savoir respecter, la fin de la vie , l'usage de la langue...catherine safonoff
Dans ce roman, j'ai découvert une femme qui, bien qu'âgée, sillonne son territoire à vélo, affronte un géant surgi de la nuit avec des mots qu'elle lui retourne, même si chez elle, bien à l'abri la peur la saisit rétrospectivement. Elle anime un atelier d'écriture en prison et découvre que le rapport au langage des détenues est totalement différent du sien, revient sur l'histoire d'amour essentielle de sa vie, va chez son psychanalyste, reçoit bien malgré elle son ex-mari, se bat avec son ordinateur, tente d'assumer ses contradictions...
Le style est alerte et la fin, un peu abrupte, arrive bien trop vite. j'aurais bien prolongé la découverte de cette écrivaine suisse.

10/03/2017

Aujourd'hui dans le désordre...en poche

ça vit dans ce salon,. C'est délabré comme jamais, pourri, rôti, ça pue pas mal, mais ça vit vraiment dans ce salon et ça se mélange."

Louise et ses frères, qui vivent dans le grand appartement familial ,laissé à leur disposition par leurs parents, ont décidé de s'inscrire sur un site d'accueil de voyageurs. L'occasion de troubler un peu leur paisible routine genevoise.guillaume rihs
Ils n’avaient pas prévu que, la tempête de neige aidant, leur logis serait bientôt plein comme un œuf et qu'il faudrait s'organiser pour faire face aux éléments et aux rencontres improbables.
Premier roman, Aujourd'hui dans le désordre possède un grand charme que ne saurait ternir la fin,aux dialogues un peu ratés. Guillaume Rihs a le chic pour nous décrire de très belles scènes, je pense en particulier au jardin public enfoui sous la neige ou la manière dont s'organise la lutte contre les éléments. On est avec les personnages,on partage leurs émotions et même si cela reste un peu léger, c'est ma foi fort agréable.

 

07/03/2016

Aujourd'hui dans le désordre

"ça vit dans ce salon,. C'est délabré comme jamais, pourri, rôti, ça pue pas mal, mais ça vit vraiment dans ce salon et ça se mélange."

Louise et ses frères, qui vivent dans le grand appartement familial ,laissé à leur disposition par leurs parents, ont décidé de s'inscrire sur un site d'accueil de voyageurs. L'occasion de troubler un peu leur paisible routine genevoise.guillaume rihs
Ils n’avaient pas prévu que, la tempête de neige aidant, leur logis serait bientôt plein comme un œuf et qu'il faudrait s'organiser pour faire face aux éléments et aux rencontres improbables.
Premier roman, Aujourd'hui dans le désordre possède un grand charme que ne saurait ternir la fin,aux dialogues un peu ratés. Guillaume Rihs a le chic pour nous décrire de très belles scènes, je pense en particulier au jardin public enfoui sous la neige ou la manière dont s'organise la lutte contre les éléments. On est avec les personnages,on partage leurs émotions et même si cela reste un peu léger, c'est ma foi fort agréable.

Ancheté sur la seule foi de son titere et de sa couverture !

 

Aujourd'hui dans le désordre, Guillaume Rihs, éditions Kero 2016, 232 pages qu je verrais fort bien adaptées au théâtre ou au cinéma.

 

11/10/2013

Le temps, le temps

martin suterDeux veufs suisses, chacun à leur manière , tentent de freiner le temps car ils ne parviennent pas à admettre la mort de leurs épouses respectives. De surcroît, le narrateur veut trouver l'identité de l'assassin de sa femme.
Lent, répétitif, ennuyeux. Pas de temps à perde en ce moment donc lâche abandon. Un mystère reste non élucidé, comment les auteurs suisses parviennent -t-ils aussitôt à ce qu'on devine que l'action se déroule chez les Helvètes ?

Déniché à la médiathèque.

28/03/2013

La plume de l'ours

"Mais enfin, il y a du vrai là-dessous: Duval en faisait un beau, d'ours !"

Carole Courvoisier, quand elle entame ses recherches sur le changement stylistique brusque du grand écrivain suisse Camille  Duval est loin de se douter que son périple , commencé sur la côte Est des Etats-Unis, se poursuivra jusqu'en Alaska.carole allamand
En sa compagnie, nous croiserons la route de personnages haut en couleurs allant de l'universitaire , plus concerné par le cadre d'un colloque que par les interventions de ses confrères, à l'étudiant quasi illettré qu'il faut pourtant appâter, en passant par un fondu d'animaux qui nous permettra , au terme de ce road movie ,de faire la connaissance de l'ours du titre, ourse d'ailleurs fort craquante !
La plume est alerte, élégante, fort bien imagée et l'auteure prend beaucoup de plaisir (et nous avec elle) à se moquer du tout petit monde des universitaires en général et des chercheurs en littérature en particulier. On pense bien évidemment à Allison Lurie ou à David Lodge mais sans le côté vieux routier de l'écriture car Caroline Allamand possède une fraîcheur revigorante. Un bien joli début en littérature !

Merci Clara pour cette découverte !

Kathel a été conquise!



03/05/2012

Samedi 14

"J'y suis à perpète dans le paysage."

Pas de bol ! Alors qu'il était retiré des affaires et vivait tranquillement à la campagne, un ancien terroriste voit soudain débarquer chez lui des CRS . Le motif ? Ses voisins, des gens très tranquilles et modestes, ont eu la mauvaise idée d'engendrer il y a quelques années celui qui est maintenant devenu le nouveau ministre de l'intérieur.jean-bernard pouy
Et tout ça un vendredi 13 ! La moutarde va monter au nez chatouilleux de Maxime et le revoilà parti en cavale, en profitant au passage pour ridiculiser les forces de l'ordre et multiplier les rebondissements. De la belle ouvrage !

Samedi 14, Jean-Bernard Pouy, Editions La Branche 2011 ,175 pages gouleyantes.

 

Merci Cuné !

Mous a été séduite aussi !

21/10/2011

Allmen et les libellules

"Le calme qui s'était emparé de lui depuis qu'il avait décidé de se battre n'était que superficiel. Comme tant de choses dans sa vie."

Préserver les apparences pour ne pas nuire à sa réputation de solvabilité, voici tout ce qu'il reste à Allmen après avoir dilapidé la fortune paternelle. Le dandy esthète a  aussi eu recours à quelques larcins  et doit affronter un créancier moins patient mais, la chance aidant découvre cinq coupes Art Nouveau ornées de libellules.
Parviendra-t-il à s'en emparer pour régler ses dettes ? martin suter,schtroumpf grognon le retour
L'argument est mince, le personnage même pas sympathique , les péripéties mollassonnes. On se laisse porter par le style élégant mais on ne retiendra pas grand chose de ce roman, à part l'art de faire des dettes (porter beau et laisser de gros pourboires).
Le monde des collectionneurs est à peine effleuré, le couple maître/valet vu cent fois, et tout cela manque de conviction car restant trop feutré.  On s'ennuie avec élégance.
Adieu Suter !

Sibylline n'est pas plus enthousiaste.

martin suter,schtroumpf grognon le retour

13/09/2011

Le diable de Milan

"-C'est la vieille question: qu'est-ce qu'on élimine, les symptômes ou les causes ?
- Ou les auteurs ? "

Une femme, Sonia,  victime d'hallucinations depuis un "bad trip", échappe à un mari charmeur mais brutal. Elle se réfugie dans un grand hôtel des Alpes suisses où elle pourra exercer son métier de physiothérapeuthe.martin suter
Du calme, elle ne veut que du calme , afin de se reconstruire. C'est sans compter sur une série de faits étranges qui semblent corroborer une sinistre prédiction, celle du Diable de Milan.
Climat étouffant, personnages quasi isolés dans cette station où il pleut en continu, l'angoisse monte , à peine troublée par les pointes d'humour acariatre d'une vieille cliente exigeante qui balance des horreurs avec jubilation.
Avec ce personnage de femme complexe et plus fort qu'il n'y paraît de prime abord, Martin Suter est ici à son sommet ! Une grande économie de moyens pour une efficacité maximum, des rebondissements et des retournements de situation parfaitements huilés qui font battre le coeur du lecteur !

Le diable de Milan, Martin Suter, traduit de l'allemand par Olivier Mannoni Points seuil , 311 pages scotchantes !martin suter

Mon préféré de cet auteur avec La face cachée de la lune !

31/08/2011

Lila, Lila

"Si ce qui les avait réunis provoquait leur désunion ? "

Pour conquérir la belle qui ne regarde pas le simple garçon de café qu'il est, David Kern, grâce à un manuscrit opportunément découvert, se glisse dans la peau d'un écrivain. Bien évidemment la situation va bientôt devenir problématique ,et ce à plus d'un titre, car on ne s'improvise pas romancier !martin suter,mode d'emploi pour devenir écrivain
Beaucoup d'humour dans ce Lila, Lila où Suter brosse le portrait de tous ceux qui gravitent dans le monde du livre et un suspense qui se résoudra, comme souvent chez cet auteur par une cabriole finale  !
Un bon moment de lecture avec une mention spéciale pour une "mouche du coche" plus vraie que nature !