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18/02/2022

Le Père/ La mère/Le fils...en poche

"La mère : Parfois, je fais des rêves dans lesquels je t'assassine. Ce sont mes rêves préférés. J'ai l'impression de vraiment me reposer, tu vois, quand je fais ce genre de rêve . Ça fait un bien fou. Mais je sais faire la différence entre les rêves et la réalité."

Après avoir vu le film de Florian Zeller avec Anthony Hopkins et Olivia Colman (remarquables tous les deux), j'ai déniché cet opus qui regroupe les trois textes de cette "trilogie involontaire".florian zeller
La lecture à la suite permet bien évidemment de dégager les motifs et procédés récurrents (confusion des personnages et des lecteurs (ou spectateurs) qui se voient proposés des versions différentes des événements), mais toujours une même douleur qui court dans ces pièces, celles de personnages qui voient leur monde intérieur s'effondrer. Une langue en apparence simple mais efficace .

 

Folio Théâtre 2021

25/10/2013

Roulez jeunesse

"Bingo. Voilà qui va raviver les couleurs de ma journée."

 Ils "litote[nt]à leur[s] heure[s]",surtout quand ils s'adressent à leurs parents,  mais des paroles s'échappent :"Au secours. Mon corps s'échappe et je ne peux rien retenir.", "La plage naturiste, c'est la mort.",débordés qu'ils sont par les changements physiques de l'adolescence et par un trop plein d'émotions.luc tartar
Séquences courtes, voire très courtes, pouvant indifféremment être jouées par "Filles et garçons, en alternance ou en même temps", il s'en dégage une grande proximité et une grande tendresse. Petites et grandes hontes, sentiments exacerbés ,attachement à des détails du corps de l'autre ne sont jamais tournés en dérision et se plonger dans ces textes c'est regarder  ensuite d'un œil neuf tous les ados qui gravitent autour de nous. Un petit délice, même à la lecture , que j'ai hâte de découvrir mis en scène !

Roulez jeunesse !, Luc Tartar, Lansman éditeur, 2012, 43 pages sensibles .

Déniché à la médiathèque.

06:00 Publié dans Jeunesse, théâtre | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : luc tartar

22/10/2012

Fantaisies gourmandes

"...je peux vous assurer que même les Cromagnons avaient plus de savoir-vivre que vous, Modernes !"

Quatorze courtes saynètes aux tonalités différentes pour célébrer la gourmandise ont été rassemblées dans Fantaisies gourmandes.pièces courtes
Chroniqueur gastronomique, (Jean-Pierre Coffe), romancières (Murielle Magellan, Carole Martinez) mais aussi et surtout comédiens et metteurs en scène se sont lancé dans l'entreprise avec enthousiasme.
Si l'on n'évite pas le processus un peu éculé et trop facile à mon goût des aliments qui prennent la parole, on découvre aussi un superbe texte n'hésitant pas à prendre à partie le public, pour mieux l'inclure dans un monologue savoureux mêlant amour des mots et des fromages (Tous sur le plateau), ou la harangue de la Muse Gastéréa qui nous prédit un avenir gastronomique plutôt effrayant (Avalez la pilule !). On sourira de l'entretien qui dérape très vite entre La jeune femme et le diététicien et on goûtera les arguments du diable pour changer le statut de la gourmandise.
On regrettera juste de ne pas avoir pu assister aux spectacles promenades dans Le Potager du Roi de Versailles mettant en scène ces textes  en juin 2012 et on guettera le prochain spectacle de Phénomènes et Cie !

Un grand merci aux Editions Quatre vents et à Libfly !pièces courtes

Lu dans le cadre de La voie des Indés (lisez hors pistes !)

06:00 Publié dans théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pièces courtes

11/02/2009

La Belle au bois dormant revisitée

Geneviève Brisac, dans Je vois des  choses  que vous ne voyez pas reviste le mythe de la Belle au bois dormant mêlant habilement  références  au conte et thématiques  personnelles.  Ainsi , Belle se pique avec un stylo et sombre dans un mal-être qui est fortement lié à l'adolescence  et à l'anorexie (on retrouve ici quasiment mot pour mot une phrase de  son roman Petite : "Échappons à la chaîne alimentaire, c'est une chaîne comme les autres chaînes. La pire peut être."
L'héroïne sortira de son malaise  existentiel grâce à la rencontre d'une troupe de théâtre  plus que par le baiser de son prince charmant , innovation importante.517Esku2xVL._SL160_AA115_.jpg
Difficile de lire une pièce de théâtre, surtout quand celle-ci est entrecoupée  de chansons  (écrites par Alice Butaud) dont on ne peut qu'imaginer imparfaitement comment elles  s'intègrent  à l'action.pourtant ce texte est d'une lecture  agréable, d'autant que les illustrations  de Nadja habillant Belle d'un rouge somptueux,la reliant au monde du désir, concourent à notre plaisir mais rien ne vaut à mon avis la position de spectateur et non celle de lecteur.J'ai été en outre quelque peu gênée par l'accumulation de marques citées.  Pour les inconditionnelles de Genenviève Brisac.