Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/01/2017

Une femme au téléphone

« Ah, j’en vire des hommes, qu’est-ce que je peux en virer ! j’en ai plein ma corbeille ! »

Une mère laisse des messages sur le répondeur de sa fille. Par le truchement de cette situation de communication perturbée ( autant que la narratrice !) se dessine le portrait d'une femme tour à tour dragueuse sur internet, mère envahissante, qui refuse de vieillir et fait preuve d'un humour, parfois noir « Il faut choisir, le cancer, la phlébite ou la dépression » , dévastateur.On devine très bien, en creux,  les réactions des interlocuteurs invisibles et le procédé n’est jamais pesant, bien au  contraire.carole fives,rapports mèrefille
Les revirements de la mère vis-à-vis de sa petite-fille, ses tentatives de culpabilisation i la mélancolie, la dépression qui s’immiscent entre deux tout cela sonne très juste.  L’émotion n'est pour autant pas oubliée, en particulier quand s'amorce une possible inversion des rôles.Ça cavale à toute allure et quand la fin arrive, on est tout étonné et un peu déçu car on aurait bien continué !
Carole Fives nous fait vivre des montagnes russes émotionnelles, c'est rondement mené, brillamment écrit (j'ai surligné à tour de bras) et ce roman file donc directement sur l’étagère des indispensables !

Une femme au téléphone, Carole Fives, Gallimard 2017

17/11/2016

American housewife

"Les talons aiguilles sont pour les femmes qui n'ont nulle part où aller."

Douze portraits de femmes américaines, dont beaucoup sont liées au milieu de l'écriture (écrivaine qui n'a rien écrit depuis des lustres, écrivaine ratée donnant le mode d'emploi d'une reconversion très chic, participantes allumées d'un club de lecture, autrice sponsorisée par une marque de tampons... ) , elles habitent l'Upper East Side où elles mènent une vie assez vaine.helen ellis
Dans un rythme endiablé, Helen Ellis les croque avec une férocité réjouissante,  peignant avec brio des situations de communications perturbées qui commencent de manière très policée et finissent en vrille pour le plus grand bonheur des lecteurs. On entre chez Lorrie Moore  et on finit chez Stephen King. La société en prend un sacré coup !
Plein de surprises, de rires, parfois jaunes, le lecteur est entraîné dans un univers décalé et on ne peut lâcher ces douze nouvelles.
L'observation est acérée, l'écriture virtuose, un pur régal dont il ne faut en aucun cas se priver !

Un grand bravo à la traductrice:  Sophie Brissaud .

American Housewife, Helen Ellis, Éditions de la Martinière 2016, 206 pages addictives.

Cuné m'avait donné envie, qu'elle en soit remerciée !

 

25/10/2016

Songe à la douceur

"C'est frêle,
ces jeunes personnes tellement éblouies par le jour
          qu'elles ne se sont pas apprêtées pour la nuit."

Un roman en vers libres qui dépoussière et revisite Eugène Onéguine avec une couverture rose bonbon pleine de fioritures ? Ce n'était pas gagné d'avance en ce qui me concerne, même si je n'avais jamais lu le roman de Pouchkine ni vu l'opéra de Tchaïkovski.
Et pourtant , une fois commencé, je n'ai pas pu lâcher ce roman destiné aux jeunes adultes (mais pas que).
L'histoire ? Une jeune femme, Tatiana, à l'aube d'entrer dans la vie adulte, rencontre fortuitement Eugène, celui dont elle était tombée amoureuse quand elle avait quatorze ans ans et lui trois de plus. Dix ans plus tard, Eugène est-il toujours aussi désenchanté et cynique ? Les amours adolescentes avortées peuvent-elles renaître de leurs cendres ?clémentine beauvais
On craint le pire et c'est le meilleur que l'on découvre tant Clémentine Beauvais se penche avec empathie que ses héros, les décrivant sans mièvrerie mais avec une acuité non dénuée de poésie. La sensualité est-elle aussi présente, sans tomber pour autant dans l'impudeur et la tragédie qui touche un des personnages est évoquée avec délicatesse.
Un exercice d'équilibre improbable parfaitement réussi dont la forme renforce le plaisir: intertextualité (des vers célèbres s'insèrent au fil du texte) des calligrammes et des interventions de l'auteure viennent encore ajouter au plaisir de lecture. On sort de là avec des étoiles dans les yeux, ravi que la fin évite les clichés du genre. Un grand bonheur de lecture dont on aurait tort de se priver.


Et zou sur l'étagère des indispensables !

 

Songe à la douceur, Clémentine Beauvais, Sarbacane 2016 , 239 pages à savourer !

L'avis de Noukette qui envoie vers d'autres billets enthousiastes.

11/10/2016

Roland est mort

"J'inspire. J'ai les bras en croix, un caniche qui m'attend pour aller pisser, un trou dans ma chaussette gauche, et toujours aucune perspective d'avenir professionnel. Le gros faisan m'applaudit."

Roland est mort, c'est d'abord le contraste du titre et de la couverture rose bonbon., contraste parfaitement justifié , on le verra plus loin.C'est aussi le leitmotiv qui ouvre chaque chapitre, sorte de memento mori pour le narrateur car "Je bois pour oublier que demain, Roland c'est moi."
En effet, si leur seul point commun était leur mur mitoyen, le narrateur est peut être sur le même chemin que Roland, mort seul chez lui, dans l'indifférence quasi générale. Pour tout bien, Roland laisse une caniche prénommée Mireille, en hommage à Mireille Mathieu dont Roland écoutait les chansons en boucle.
Voilà donc le voisin qui hérite de Mireille, puis de l'urne funéraire , calamités successives dont il lui faudra bien s'accommoder.nicolas robin
Ce pourrait être tragique, c'est follement comique car le voisin, non content d'accumuler les héritages encombrants et incongrus, est un looser fini (largué par sa copine, viré de son boulot, nanti d'une famille de frappadingues ). Le principe d'accumulation fonctionne à plein régime et le style bourré d'humour de Nicolas Robin fait le reste. Pas de bons sentiments mais un zeste de tendresse pour ce quadragénaire à qui sa grand-mère demande sans cesse "-Alors, pourquoi t'es pas marié?", "ça la chiffonne. C'est le pépin. Ne pas être marié à quarante ans, c'est la tuile dans la famille.ça cache un problème.à son époque, les hommes non mariés étaient forcément curés ou homosexuels. On demandait aux uns de parler de l’Évangile, aux autres de se taire.Mamie exige la vérité. Elle veut savoir envers qui je suis dévoué: Dieu ou Burt Reynolds."*
Nous nous permettrons juste de donner un indice: être fan de Mireille Mathieu peut présenter des avantages...Un petit plaisir déniché à la médiathèque, 183 pages dévorées le sourire aux lèvres.

 Roland est mort, Nicolas Robin, Anne Carrière,2016.

*nicolas robin

30/08/2016

La fille qui cherchait son chien (et trouva l'amour)...en poche

"C'était ça, l'effet que me faisaient les promenades avec Toby- elles gommaient les faux plis de la journée."

Maggie, thérapeute pour" les personnes qui ont perdu leur compagnon à quatre pattes" officie depuis peu à San Francisco. Très vite, nous comprenons que cette psy possède quelques phobies pour le moins handicapantes, faiblesses dont elle saura néanmoins tirer parti pour aider Anya qui sillonne la ville pour retrouver son chien.meg donohue,chiens
En chemin, bien sûr, ces deux jeunes femmes rencontreront l'amuuur, romance oblige.
Bon, je me moque un tout petit peu mais j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman  chaleureux , bien écrit et qui plaira à tous les amoureux des chiens. Les personnages sont attachants, les chiens croqués à la perfection, et n'était une intrigue secondaire quelque peu tirée par les cheveux, deux métaphore lourdaudes car traduites littéralement, le bonheur serait total. Malgré ces petits bémols, je n'ai pas lésiné à coller de nombreux marque-pages tout au long  de ces 310 pages ,dévorées d'une traite. Une douceur dont il ne faut pas se priver !

La fille qui cherchait son chien (et trouva l'amour), Meg Donohue, traduit  de l'américain par Jeanne Deschamps, Mosaïc poche 2016

17/08/2016

Sous la vague

"Tout reprendre, tout détricoter et retricoter ensuite dans le bon ordre et avec patience. Raccommoder les lambeaux de ce qu'était devenue sa vie, remette les choses à leur place, reconstituer la logique des événements, leur lente dégradation, puis l'effet de cette dégradation elle-même dans son esprit, comme une contamination par un virus, avec mutation et progression [...]."

Le tsunami de 2011, non content d'entraîner une catastrophe nucléaire, va pousser Bertrand Nerger-Lafitte, à la tête d'une prestigieuse mais vieillissante maison de cognac, Sous la vague. Jugez un peu: effondrement des cours des spiritueux, tractations en sous-main d'un de ses associés pour l'évincer, aidé de surcroît par son ex-femme. Quant à sa fille, elle est enceinte d'un de ses ouvriers syndicalistes.
Bizarrement,le quinquagénaire, au fil des événements apparemment saugrenus qui s’enchaînent, constate que "sa vie, de fade et pâle qu'elle était devenue avec le temps, prenait soudain une profondeur insoupçonnée, un relief, une dimension. Une couleur."anne percin
Discrètement épaulé par Eddy son chauffeur d"une redoutable efficacité", Bertrand va progressivement évoluer, "expliquer le rôle de chaque élément, pourquoi avoir voulu achever un faon, pourquoi avoir changé d'avis et désiré le protéger, pourquoi s’être accroché à cette idée afin d'éviter le naufrage de sa propre vie."Entre autres. Faudrait-il simplement se laisser aller ?
Dans cette comédie sociale (que je verrais bien adaptée au cinéma), on retrouve l'humour et le talent d'Anne Percin pour brosser le portrait d'êtres attachants et hauts en couleurs. Tous existent  à nos yeux, y compris les personnages secondaires et les animaux , qu'elle sait tout aussi bien croquer .
Riche en citations et en réflexions, ce roman ,en apparence léger,dénonce aussi au passage les travers et les dérives de notre société. J'ai pris un plaisir fou à dévorer ces 200 pages jubilatoires (piquetées de marque-pages) ! Je les ai même relues avec tout autant d'enthousiasme !

Sous la vague, Anne Percin, Éditions du Rouergue 2016

 

 

12/07/2016

Sauveur & Fils

"-C'est la famille, bonhomme. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer."

Psychologue clinicien, Sauveur Saint-Yves, au prénom prédestiné, officie chez lui et reçoit des patients aux problèmes variés (phobie scolaire, scarifications, enfants qui ne supportent pas que leur mère se mettent en ménage avec une femme, énurésie...).
Mais, s'il doute parfois d'être vraiment utile à ses patients auprès desquels pourtant il s'investit beaucoup, il "oublie" de parler de son histoire familiale à son fils de huit ans, Lazare qui ignore presque tout de sa maman, décédée dans un accident de voiture.Mais le passé va les rattraper et Sauveur ne pourra plus faire l'impasse sur ses origines et celles de son fils.marie-aude murail
Qui ne s'est pas demandé ce qui se passait dans la tête d'un psy lors de ses séances de travail ?Marie-Aude Murail nous permet de le découvrir avec humour et empathie avec cette première saison de Sauveur & Fils.
C'est tout un petit monde qui se donne à voir et qui nous devient très vite familier car l'autrice a le chic pour peindre le quotidien de ses personnages, se moquer-gentiment- d'eux (ah le personnage de Gabin, plus vrai que nature ! ("Gabin ne décida pas de le prendre en filature, puis qu’aucun centre décisionnel n'avait encore été officiellement repéré dans son cerveau, mais il lui emboîta le pas." ))tout en leur laissant la possibilité de montrer ultérieurement leurs qualités.
Ce n'est pas un univers édulcoré qui nous est proposé ici, les prédateurs sont présents, le racisme et la souffrance aussi mais, si les adultes sont parfois défaillants et les enfants cruels, il y a toujours une possibilité de régler les problèmes.
On prend beaucoup de plaisir à dévorer ce roman qui peut se lire à plusieurs niveaux, où l'on glane aussi bien des citations de la Bible que de Pierre Desproges et quelques conseils fort utiles sur l'élevage des hamsters, ce qui peut toujours s'avérer utile !
Comme Cuné qui m'avait donné envie, j'attends déjà la deuxième saison avec impatience !

Sauveur & Fils, Marie-Aude Murail, École des Loisirs 2016, 329 pages passionnantes de bout en bout !

Attention citation "rabat-joie"  (spoiler en mauvais français) ,mais que j'adore ,éloge funèbre d'un animal familier trop tôt décédé:

"-On te regrettera Bounty. Bien sûr, tu étais fou. Mais tu avais aussi des qualités, même si on n'a pas eu le temps de savoir lesquelles."

04/07/2016

Ceci n'est pas une histoire d'amour

"Elle aimait les livres plus qu'elle n'aimait les gens . Il n'y avait aucun mal à cela. N'était-ce pas mieux que de vanter ses mômes  ou de vivre l'existence d'un mari par procuration ? En tout cas , c'était mieux que de choper la chaude-pisse."

Harriet Post, blogueuse littéraire à succès (et romancière en devenir), s'est fixée une mission:dénoncer l'imposture de Sepp Gregory, star de téléréalité et prétendu auteur d'un roman, qui, elle doit bien se l'avouer, est fort bon.mark haskell smith
Elle se lance donc à la poursuite de Sepp, plus prompt à retirer son tee-shirt pour exhiber ses tablettes de chocolat, que pour aligner trois mots, bien décidée à lui extorquer le nom du Ghost Writer qui a commis ce roman. Mais celui qui mènera la danse lors de ce road-trip, parfois chaud-bouillant, ne sera pas forcément celui qu’on croit...
Dénonçant les multiples réalités dans lesquelles se perd Sepp, tout autant que la fatuité d'Harriet, Mark Haskell Smith se livre à un réjouissant jeu de massacre de la société américaine. Ses personnages principaux son attachants, parfois pas forcément pour de bonnes raisons, ils inspirent "Le genre de réaction émotionnelle qu'on ressentait face à un chiot un peu débile. On hésitait entre lui faire un câlin ou le faire euthanasier."
Sepp, romantique fragile planqué derrière ses abdos et Harriet qu'il identifie comme une" femme fougueuse", comprendre : "Les femmes qui ont des couilles assurent", parviendront-ils à trouver un terrain d'entente et à se dépêtrer des situations explosives dans lesquelles ils vont se fourrer ?
Ce roman, qui se dévore à toute allure, ne peut que faire le bonheur des lecteurs français, car l'auteur l'assure à plusieurs reprises: les Français lisent encore des livres et échappent donc à la connerie ambiante !

En tout cas, Mark Haskell Smith nous offre ici un parfait remède à la morosité, roboratif, épicé et hautement réjouissant !
Ceci est une histoire d'amour qui commence avec cet auteur ou je ne m'y connais pas.

Ceci n'est pas une histoire d'amour, Mark Haskell Smith, Rivages 2016, traduit de l’anglais(E-U) par Julien Guérif

19/06/2016

Célibataire longue durée

"Et si , maintenant que je ne suis plus une femme, je décidais d'en devenir une ? "

Quand une héroïne a la gentillesse de résumer sa situation, on ne va pas se gêner : "Si je récapitule, je viens d'être licenciée, depuis deux ans je suis veuve et seule responsable de mes enfants, sans compter que le grand amour n'a toujours pas frappé à ma porte. Soit je fais une dépression, soit je me dis que je suis à un tournant de ma vie et qu'il va falloir négocier le virage intelligemment." Ajoutons que Vanessa Poulemploi est à l'aube de la cinquantaine, qu'elle a deux amies et un meilleur ami toujours là pour l'aider, ce qui est fort utile quand on est à la fois"grande gueule et fonceuse" et "serpillère, qui s'écrase comme une merde".véronique poulain
Le processus d’identification joue à fond ici dans cette fiction endiablée où, à force de chercher le grand amour, Vanessa finira sans doute par se connaître et identifier ses vrais besoins, ce qui n'est déjà pas si mal. On la suit avec bonheur dans son parcours, émaillé de râteaux  mais aussi de rebellions mémorables et jouissives, entre autres un email d'anthologie qui revient façon boomerang dans la face d'un goujat de première catégorie. Car,si parfois elle comate sur son canapé, elle a aussi du punch Vanessa et une façon de retomber sur ses pieds fort réjouissante ! La fin réussit même à déjouer les clichés du genre, ce qui est en soi un petit miracle !
Vous l'aurez compris j'ai pris un énorme plaisir à dévorer d'une traite ce nouveau roman de Véronique Poulain , un anti-grisaille garanti !

 

Célibataire longue durée, Véronique Poulain, Stock 2016, 216  pages pleines d'humour et de rythme !

De la même autrice: clic véronique poulain

06/04/2016

Murmures dans un mégaphone

"Un homme levant une tasse devant lui et servant un deuxième thé à une femme qu'il vient tout juste de rencontrer. Une femme qui s'est aventurée à l'extérieur après trois ans d'emprisonnement volontaire. Un homme dont les pensées rationnelles ont été suspendues tels des draps lavés de frais, gonflés par le vent, rien que cela, gonflés par le vent."

Cela pourrait être une accumulation de personnages plus ou moins gentiment dysfonctionnels.Jugez un peu: Myriam , trente-cinq ans ,vient juste de décider de quitter la maison où elle a vécu volontairement recluse. Ralph, le jour se son anniversaire, quitte sa femme car "S'il existait un Oscar du déni, Sadie l'emporterait chaque année.Une experte, une professionnelle." De plus, cette dernière étale en direct sur les réseaux sociaux le naufrage de leur mariage...Exit donc Sandy et direction les bois où, bien évidemment, Ralph rencontre Myriam. Sortez les violons, préparez la guimauve ? Que nenni !rachel elliott
Rachel Elliott, dont c'est ici le premier roman, est aussi psychothérapeute (comme Ralph, tiens...) et son empathie pour ses personnages ne l'empêche pas d'éviter les clichés du genre. Avec délicatesse, finesse et précision, elle peint les errements de ces personnages avec beaucoup d'humour. Elle ne juge jamais leur léger décalage , les accompagne dans leur quête d'une vie meilleure avec empathie et  nous fait entendre leur Murmures dans un mégaphone ,les rendant sacrément vivants aux yeux du lecteur.
La fin, apaisée, évite cependant le happy end à tout prix  et c'est avec un sourire aux lèvres que l'on referme ce formidable roman. Un grand coup de cœur !

Comme l'écrit Véronique Ovaldé sur le bandeau de ce roman : "Ne sous-estimez pas le mystérieux pouvoir de ce livre."

Murmures dans un mégaphone, Rachel Elliott, magnifiquement traduit de l’anglais par Mathilde Bach, Rivages 2016,444 pages qui réenchantent le quotidien !