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22/06/2018

Le journal intime de Baby George...en poche

"Maman est tellement épuisée par Ringo qu'elle a un mal fou à rester éveillée. Heureusement, Dada lui a appris à dormir les yeux ouverts, comme une crevette, un truc qui se transmet de génération en génération. Maman est ravie d'y être arrivée. Elle dit qu'elle n'a pas le moindre souvenir de la journée mais ça ne se voit pas du tout sur les photos."

Pas besoin d'être abonnée à Point de vue pour craquer sur le trop mignon Baby George ! Aussi, me suis-je précipitée sur son journal intime "Le meilleur livre d'une enfant de deux ans que j'ai lu cette année." comme l'affirme la citation apocryphe de Huhg Grant. Je confirme.clare bennett
Seule une anglaise pouvait trouver le ton juste pour dépeindre les coulisses de la famille royale britannique, s'en moquer gentiment et la rendre infiniment sympathique. Les chahuts des frères et belle-sœur, les tiraillements de la jalousie de George envers la petite sœur à naître, sans oublier la nuée de conseillers improbables qui entoure la royale famille, tout cela est délicieusement croqué  et nous fait passer un excellent moment ! à (s') offrir sans plus attendre !

 

Le journal intime de Baby George, Clare Bennett, traduit de l'anglais par Géraldine d'Amico,

21/06/2018

Les hordes invisibles

"Alex s'interrogeait sur leur responsabilité collective. Tous, ils laissaient le vocabulaire commun enjoliver ce qui s'apparentait à des meurtres de masse."

Quel plaisir de retrouver les personnages des Ravagé(e)s ! Alexandra a arrêté la bière et tente de faire une place dans sa vie à l'amoureux qui bosse avec elle à la Brigade Des Crimes et Délits Sexuels.louise mey
Si le roman ne joue plus sur l'effet de surprise, il approfondit les thèmes abordés dès le premier volume et montre bien l'aspect quotidien, quasi banal des violences faites aux femmes et ce dans tous les milieux sociaux.
Le péché mignon d'Alexandra, les statistiques, permettent d'étayer les faits et de convaincre de l'ampleur du phénomène.
Un roman un peu didactique, dont l'intrigue est parfois relâchée, mais qui remplit parfaitement son contrat et qu’on ne lâche pas !

Les Ravagé(e)s : clic

 

 

20/06/2018

#JournalD'irlande #NetGalleyFrance

 "Ce qui s'installe, se crée entre deux membres d'un couple qui a longtemps vécu ensemble, c'est autre chose que la tendresse. C'est , je crois une peur commune de la mort : de la mort de l'autre, plus que de la sienne."

Blandine De Caunes souligne à juste titre dans sa préface que l’œuvre de sa mère a commencé par la publication du célèbre Journal à quatre mains (rédigé avec Flora Groult) et qu'elle se clôt donc suivant la volonté de la défunte par l'édition de ces Carnets de pêche et d 'amour allant de 1977 à 2003.benoîte groult
Le sous-titre de ce journal indique bien les deux thèmes principaux de ce texte et la place prépondérante accordée à la passion pour la pêche , place qui, je dois l'avouer, a fini par me lasser.
Par contre, l'analyse ,parfois féroce ,des relations entre  Paul Guimard, Benoîte Groult et l'amant de cette dernière surprendra un peu par son intensité. Certes, la situation était connue de tous les membres de la famille (et des lecteurs des Vaisseaux du cœur  par exemple) mais l'écrivaine se montre sans complaisance envers son mari vieillissant qui ne supporte plus cette situation alors que, dans sa jeunesse il avait allègrement trompé son épouse.
On se sent parfois de trop dans cette lecture, même si la revendication par cette femme âgée du droit au plaisir est un acte qui s'inscrit logiquement dans la démarche de cette écrivaine féministe .

Grasset 2018

19/06/2018

Le 1 Hors-série; 11 histoires de séduction

"A vingt ans, sur la plage de Carnac, pourtant mince, beau, je crois, souple et disponible, j'avais à peu près la puissance de séduction d'une endive au jambon aux Seychelles." Philippe Jaenada

Comment séduire ? Qui séduire ? à ces questions les onze auteurs de ce recueil répondent chacun dans leur tonalité.
Pour David Foenkinos et Olivier Adam, plutôt classiques, même si leurs personnages évoluent dans des milieux situés aux antipodes, il faut séduire ou continuer à séduire la femme aimée. Quant à Philippe Jaenada, renouant avec sa veine autobiographique, il nous propose un récit plein d'autodérision où Proust va l'aider à gagner un concours ( bien peu glorieux) de drague estivale. Concours où le gagnant sera séduit à son tour, mais d'une manière surprenante...philippe claudel,véronique olmi,philippe jaenada,monica sabolo,françois-henri désérable,carole martinez,david foenkinos,leonor de récondo,lola lafon,olivier adam kaouther adimi
Des mots écrits pour séduire, il en sera aussi question dans le texte de Leonor de Recondo qui flirte avec le fantastique , jetant un pont par-delà les siècles. Le héros de Carole Martinez, lui, après avoir tenté de suivre les leçons d'un maître es drague, une tendance forte en ce moment sur internet paraît-il,en reviendra à un méthode plus traditionnelle
Récits plus troubles pour Monica Sabolo qui explore à son habitude le territoire de l’adolescence et ses aspects vénéneux ,ainsi que pour Véronique Olmi qui dépeint avec finesse une tentative de séduction jouant sur les registres du pouvoir dans une situation de manipulation très originale.
Avec Kaouther Adimi, on  ne sait s'il faut sourire ou non devant la mise en scène utilisée pour séduire, non pas la femme aimée , mais sa famille !
Tonalité plus grave aussi avec Lola Lafon, qui par le biais d'un stagiaire de troisième, revient sur une histoire de séduction  qui a viré au viol ,ainsi que sur la manière dont la justice l'envisage. Philippe Claudel pousse le curseur encore plus loin dans une dystopie glaçante où un simple regard dans un endroit public est interdit. Enfin, François-Henri Désérable , comme dans son précédent roman, surfe entre fiction et réalité littéraire évoquant les amours chaotiques de Diego Rivera et Frida Kahlo, ce qui nous vaut une magnifique illustration de Julie Guillem.


Un petit bonheur de lecture pour  moins de 7 euros !

18/06/2018

Des nuages plein la tête/ Un pâtre en quête d'absolu

  "Le temps est un bien précieux. J'ai décidé de mener une vie de luxe alors qu'ici, en estive, il n' y a rien. Conditionné par cette nature sauvage, l'éloignement, le manque de tout, l'exceptionnel devient banal. Ici, tout semble couler de source."

Éleveur, vacher et adepte de la course en montagne, Brice Delsouiller nous livre ici un texte à la fois posé et exalté, plein de la belle énergie qui l'anime.brice delsouiler
Arte ,ayant consacré un documentaire *à cet homme atypique qui part, seul, garder 400 vaches  durant les mois d'été en montagne (Haute-Ariège) ,a attiré l'attention sur cet amoureux de la solitude  et de la liberté.
Brice Delsouiller ne nous cache rien des difficultés mais aussi des joies de cette vie ascétique, dure,  mais riche d'émotions, que bien peu d'entre nous pourraient mener.
Un récit qui aère la tête et qui nous rappelle que tout le monde n'est pas fait pour entrer dans les moules que la société nous impose.

250 pages piquetées de marque-pages parce qu'en plus le bougre possède un joli brin de plume.

 Éditions Michel Lafon 2018

*  à retrouver sur Youtube

06:00 Publié dans Document | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : brice delsouiler

17/06/2018

Songe à la douceur...en poche

"C'est frêle,
ces jeunes personnes tellement éblouies par le jour
          qu'elles ne se sont pas apprêtées pour la nuit."

Un roman en vers libres qui dépoussière et revisite Eugène Onéguine avec une couverture rose bonbon pleine de fioritures ? Ce n'était pas gagné d'avance en ce qui me concerne, même si je n'avais jamais lu le roman de Pouchkine ni vu l'opéra de Tchaïkovski.clémentine beauvais
Et pourtant , une fois commencé, je n'ai pas pu lâcher ce roman destiné aux jeunes adultes (mais pas que).
L'histoire ? Une jeune femme, Tatiana, à l'aube d'entrer dans la vie adulte, rencontre fortuitement Eugène, celui dont elle était tombée amoureuse quand elle avait quatorze ans ans et lui trois de plus. Dix ans plus tard, Eugène est-il toujours aussi désenchanté et cynique ? Les amours adolescentes avortées peuvent-elles renaître de leurs cendres ?
On craint le pire et c'est le meilleur que l'on découvre tant Clémentine Beauvais se penche avec empathie que ses héros, les décrivant sans mièvrerie mais avec une acuité non dénuée de poésie. La sensualité est-elle aussi présente, sans tomber pour autant dans l'impudeur et la tragédie qui touche un des personnages est évoquée avec délicatesse.
Un exercice d'équilibre improbable parfaitement réussi dont la forme renforce le plaisir: intertextualité (des vers célèbres s'insèrent au fil du texte) des calligrammes et des interventions de l'auteure viennent encore ajouter au plaisir de lecture. On sort de là avec des étoiles dans les yeux, ravi que la fin évite les clichés du genre. Un grand bonheur de lecture dont on aurait tort de se priver.

Et zou sur l'étagère des indispensables !

Paru initialement dans une collection pour ados.

16/06/2018

#LeCoupleIdéal(enfin) #NetGalleyFrance

Clara peine à tenir à flots sa petite librairie de quartier à Paris. Elle s'efforce pourtant de garder le moral entre ses ami (e) s et sa clientèle fidèle.
Ferraillant sur Twitter avec un auteur à succès dont les derniers romans perdent en qualité, la jeune femme ne se doute pas qu'elle va bientôt rencontrer cet homme guère habitué à ce qu'on lui refuse quoi que ce soit, en l'occurrence des conseils éditoriaux .angéla morelli
Évidemment, l'amour va s'en mêler, pour le plus grand plaisir des lecteurs qui dévorent d'une traite cette romance pleine de fraîcheur, d'allant et...de conseils de lecture pour le moins originaux (une liste de titres par exemple contenant le mot "cimetière"!).
Un roman pétillant qui ravira les amoureux des livres, ceux de Paris ainsi que les fans d’Angéla Morelli !
Un grand plaisir de lecture à s'offrir en poche.angéla morelli

L'avis enthousiaste de Cuné.

15/06/2018

Sauvagerie ... en poche

"Ils avaient besoin de parents qui ne s'intéressent pas à tout ce qu'ils font , qui ne craignent pas d'être irrités ou ennuyés par eux, qui n'essaient pas de gérer chaque minute de leurs vies avec la sagesse de Salomon."

1988. Le Dr Richard Greville, expert-psychiatre adjoint à Scotland Yard,aidé du sergent Payne, revient sur le massacre de Pangbourne, enclos résidentiel de luxe à l'ouest de Londres où une dizaine de familles aisées ont été assassinées. Quant aux enfants de ces couples, ils ont été kidnappés.
Les hypothèses les plus farfelues circulent mais très vite les deux enquêteurs vont s'accorder sur une théorie extrêmement dérangeante pour une société qui refuse d'ouvrir les yeux.
Le plus intéressant n'est pas l'enquête en soi, mais bien la description des motivations des assassins,leur méticulosité et surtout leurs mobiles.j.g. ballard
Dénonciation de la société de surveillance, du repli sur soi  des classes aisées et d'une éducation par trop intrusive et étouffante à force de bienveillance.
Un roman court, 86 page , et d 'une efficacité glaçante.

Auparavant traduit et édité sous le titre Le massacre de Pangbourne.

Sauvagerie, JC Ballard, traduit de l’anglais par Robert Louit, Tristram 2013. Un indispensable, bien sûr.

14/06/2018

Hors-service...en poche

"Complètement libre ,en fait, complètement libérée de toute responsabilité."

Paradoxalement, c'est quand elle se retrouve accidentellement enfermée un vendredi soir dans le local à photocopieur de du collège où elle enseigne que Eva-Lena se sent soudain totalement libre. Libre de réfléchir à sa vie calibrée, où tout est bien organisé, où règnent la perfection et l'exigence , mais à quel prix ? solja krapu
Son mari traîne des pieds pour rentrer à la maison et ses enfants se rebellent chacun à sa manière, sa fille lui reprochant de s'occuper davantage de ses élèves que de ses enfants. Le bilan n'est pas fameux et Eva-Lena,  petit à petit va se livrer à un passage en revue des événements qui ont précédé son enfermement et jeter un œil neuf sur sa vie trop bien agencée. Un portrait qui parlera aux femmes de quarante ans dont le quotidien est trop souvent tristouille car si l'intendance roule, les sentiments, eux, commencent à rouiller. Un roman sensible et juste.

13/06/2018

Petites chroniques d'une maison d'hôtes

Qu'ajouter au concert de louanges qui a accompagné, à juste titre, la sortie de ces chroniques ?
Que c'est à la fois drôle et édifiant, tant sur la nature humaine que sur la diversité de tâches que doivent accomplir ceux qui se chargent d'accueillir les hôtes.véronique cambier
Véronique, on la devine à la fois chaleureuse et accueillante ,mais aussi capable d'établir des limites entre vie privée et vie professionnelle et c'est tout à son honneur.
C'est toujours à la fois un peu préoccupant de lire l'ouvrage de quelqu'un qu'on suit depuis des années sur son blog et sur facebook , mais aussi très gratifiant quand le livre se dévore d'une traite et que son auteure correspond tout à fait à l’idée qu'on s'en faisait. Un grand plaisir de lecture  !

Ps: Véronique, ton livre est-il à disposition dans ta maison d'hôtes ?

06:00 Publié dans Récit | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : véronique cambier