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11/10/2017

Encore plus de bonheur

"Il sourit souvent. C'est louche, cette bonne humeur affichée.On est des ados, quand même. On est supposés tirer la tronche un minimum."

Angela a été maintenue en classe de Seconde (comprendre, elle a redoublé). Si elle a perdu en chemin sa meilleure amie, elle a gagné en expérience et peut se targuer de conseiller efficacement les membres de sa classe. De quoi recommencer du bon pied cette nouvelle année scolaire.rachel corenblit
Que nenni car sur sa route elle va rencontrer la quintessence du boulet: Félix, faire la connaissance du nouvel amour de sa mère, devoir s'adapter à un père converti au véganisme, bref enchaîner les petits et gros malheurs,pour notre plus grand plaisir bien sûr.
Les 157 pages se tournent toutes seules, émaillées comme d'hab' de petits dessins et remarques d'Angela, façon carnet d'ado.

 

 

 

 

 

 

Que du bonheur ! clic !

15/08/2017

Les attachants

"Une classe, c'est comme un roman. Vingt-six histoires qui se combinent, qui se heurtent qui s’emboitent. Cinq jours sur sept, de huit heures du matin jusqu'à la fin de l'après-midi, près de neuf mois dans une année, ces histoires se tissent. Si l'on calcule le temps passé ensemble, on s'effraie de constater à quel point une classe absorbe les individus qui la constituent."

Après quelques années passées à jongler avec les remplacements, ça y est, Emma a enfin "sa" classe à l'école des Acacias. Celle qui était en dernière position sur sa liste de vœux.
Encore mal aguerrie, idéaliste et "montant dans les tours" tout aussi vite qu'elle s’indigne, la jeune instit va devoir faire face à une classe de CM 2 comptant pas mal d'individus tout aussi insupportables qu'attachants.
En contrepoint, se déroule aussi l'histoire personnelle d'Emma, son évolution et son entrée dans l'âge adulte.
Alors oui, "Ce n'est pas parce que c'est petit que c'est gentil. A trois ans, on peut être déjà pas mal vicieux.", mais les enfants dont ils est question dans ce roman sont aussi le fruit de l'éducation  ou de ce qui en tient lieu qu'ils ont reçue, par des parents qui souvent rejettent l'institution scolaire, parfois violemment : "Devait-on en rire, de ce doute immense, cette perte de confiance, cette revanche de pauvres gens qui ne savaient plus que haïr et s'en prenaient aux enseignants qui s'occupaient de leurs enfants, dans un geste irrationnel et si triste ? "rachel corenblit
Sans angélisme ni défaitisme, c'est toute une galerie de parents et d 'enfants qui se donne ici à voir. parfois émouvants, parfois atroces,  toujours riches d'humanité. on n'oubliera pas de sitôt Ryan, Caïn, Karima et tous les autres.Des enfants dont on ne peut s'empêcher de penser que la République les oublie...
Quelques éclairs d'humour et de rares instants d'harmonie permettent tant aux enseignants, toujours sur la corde raide entre bienveillance, volonté de ne pas couper le lien avec des familles dysfonctionnelles et volonté de sauver des enfants, qu'aux lecteurs, de souffler un peu. j'allais oublier de parler du style: juste magnifique !

Un grand coup de cœur ! Et zou sur l’étagère des indispensables! La rentrée littéraire commence fort !

Les attachants, Rachel Corenblit, Éditions du Rouergue 2017, 188pages que tout futur enseignant devrait lire.

05/05/2016

Que du bonheur !

"Faut pas me la faire à moi ! Je suis l'experte de la solitude, la professionnelle de la détresse amoureuse !"

Mais qu'a bien pu faire Angela dans un vie antérieure pour mériter une année aussi pourrie ? Jugez un peu : elle se casse le nez le jour de sa rentrée en seconde, hérite de l’étiquette "boulet"(combinaison "muette" et "moche"), son chat meurt, sa meilleure amie la trahit, sans oublier des vacances hautes en couleurs , d’abord en Ariège puis au camping Neptune...Une accumulation qui en mènerait plus d'une au trente-sixième dessous.
Mais, heureusement, Angela, même si elle ne s'en rend pas vraiment compte a hérité (un peu) de l'énergie de celle qu'admirait ses parents: Angela Davis, et aussi d'un solide sens de l'humour qui lui permet d'analyser, façon prof de philo, la chanson "deux minutes trente cinq de bonheur" pour mieux rebondir.rachel corenblit
Dans ces 122 pages émaillées de photos ,  petits dessins et collages façon "carnet d'ados", nous la regardons , le sourire aux lèvres ,avancer vers une conclusion fine, en forme de clin d’œil ! Un petit bonheur à offrir (et à lire avant !).

Que du bonheur ! Rachel Corenblit, Éditions  du Rouergue.

 

06:00 Publié dans Jeunesse | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : rachel corenblit

01/04/2015

Quarante tentatives pour trouver l'homme de sa vie

"Tout le monde a le cœur fendu, l'âme vacante et le désespoir épinglé dans le dos comme un poisson d'avril."

Voici trois ans que Lucie, instit',a largué Pascal. La solitude commence à lui peser et elle se lance à cœur perdu, mais corps vaillant ,dans la quête de l'homme de sa vie. Où se cache-t-il ? Au supermarché avec son petit panier de produits solo ? Au club de tango, au boulot, sur internet ? Faut-il renouer avec les vieilles passions avortées ? Écrire une lettre lyrique à un agriculteur télégénique ? rachel corenblit
Rachel Corenblit passe en revue avec humour les us et coutumes des célibataires, pointant les ridicules et les travers avec une férocité réjouissante: "J'ai changé. Je ne suis plus le même homme. Une phrase avec laquelle on peut se balader en montgolfière tellement elle ne manque pas d'air."On s'émeut aussi devant le désespoir  de cette jeune femme qui affirme : "Elle ne recherche plus, elle ne croit plus en ces vaines agitations. Elle va juste fumer, boire, se droguer et mourir vieille et abandonnée."Mais Lucie a de la ressource !
Le premier chapitre , "l'amour en général" égrène des instantanés au masculin ("celui qui"), le dernier "L'amour en particulier" lui répond avec l'énumération de "celle qui"et se termine sur une note d'espoir. Malgré tout !

Quarante tentatives pour trouver l'homme de sa vie, Rachel Corenblit, La brune du Rouergue 2015,189 pages toniques, piquetées de marque-pages, dévorées et que je vais prendre le temps de relire pour mieux les savourer !

Premier roman pour adultes d'une Toulousaine qui a beaucoup écrit pour la jeunesse: entre autres: clic et reclic.

20/05/2010

L'amour vache

"L'espoir, c'est une maladie bubonique qui laisse des cloques un peu partout."

ça tire à hue, à dia, ça grince, ça râle, ça ronchonne mais ça rigole aussi l'adolescence. Alors les parents morflent et s'efforcent de tenir bon la barre. C'est L'amour vache, et Rachel Corenblit dans ces huit histoires tour à tour drôles et émouvantes nous en offre des instantanés pleins d'empathie.
Une très belle écriture aussi qui ne tombe pas dans la joliesse ou dans l'effet à tout prix. Un régal !51A1IlCrlDL._SL500_AA300_.jpg

L'amour vache, rachel Corenblit, Editions du Rouergue 2008 , 123 pages à lire par les parents (quand ça tangue un peu trop fort) et les enfants.