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Jackie
"Je suis une grande blonde qui joue du tuba et mon mec est un acteur de théâtre spécialisé dans Shakespeare avec la prononciation de l'époque, s'il vous plait.ça redore mon blason.
En 94 petites pages, Kelly,trentenaire enjouée, réussit le pari de croquer tout à la fois sa vie de joueuse de tuba dans un orchestre symphonique, de mère et d’épouse, le tout avec un humour qui n'hésite pas à mette les pieds dans le plat...
Mais, parfois, Kelly a "les zygomatiques qui grincent", parce que son père est probablement atteint du grand A(lzheimer) et surtout parce qu'elle tient son journal pour comprendre pourquoi c'est si compliqué pour sa grand'ma chérie (101 ans) de mourir. Mais heureusement, il y a les collègues musiciens, les amies et même une éditrice française à qui elle demande: "Vous portez toujours vos tétons comme des bijoux ?", voilà ce que c'est que de porter un tailleurs Saint Laurent sans rien en dessous...La vie, la mort, les cheveux blancs, les copines et leurs amours, on se régale de tout ce quotidien dont Kelly fait son miel !
On sourit, on est ému, on deviebt très vite familier de cet univers et on voudrait une seule chose que Kelly Dowland (qui écrit directement en français !) nous donne bientôt de ses nouvelles dans un nouveau texte !
Une pépite à découvrir de toute urgence !
Jackie, Kelly Dowland, S(abine) W(espieser) poche. 7 euros.
Le billet d'Eimelle.
03/07/2015 | Lien permanent | Commentaires (12)
Tu mitonnes...l'été
"Aujourd'hui, kleptomanie dînatoire et mayo provençale."
Le printemps vient à peine de paraître sur nos calendriers que Jacky Durand nous incite déjà à rêver à l'été ! Et il a bien raison le bougre, car fi des régimes qui vont bientôt pointer le bout du nez à la première page des magazines, régalons-nous plutôt de ces textes qui fleurent bon la daube et l'amour des mots !
Au fil de rencontres, réelles ou imaginaires, c'est aussi tout une fraternité joviale et souvent truculente qui se donne à voir. sans oublier, bien sûr, les recettes qui clôturent chaque chronique succulente !
Un petit plaisir à glisser dans sa poche (format idéal et couverture craquante !) pour se donner envie des premiers radis ou des poissons achetés au cul du bateau !
Tu mitonnes...l'été, jacky Durand, Carnets Nord, Editions Montârnasse 2013, 209 pages savoureuses.
Du même auteur, clic !
21/03/2013 | Lien permanent | Commentaires (4)
Tu mitonnes...l'hiver
"Il y a toujours des miettes d'intime sur le rebord de l'assiette, un fumet de vécu qui vous chatouille les papilles et la mémoire."
Naviguant entre gouaille et poésie, croquant la tarte aux pommes ou le portrait de "notre Huguette, permanente bleutée et chaussures Scholl, le pas alerte et la mine flingueuse quand il s'agit de défendre son rang dans la queue du Franprix.", glanant tranches de vie et de gigot, recettes au cul du camion ou "au petit troquet situé au bout du marché couvert.", on ne s'étonnera pas que Jacky Durand ait sur sa table de chevet des livres de cuisine !
Rassemblées dans ce recueil, ces chroniques , parues initialement dans Libération (comme un écho les titres jeux de mots de chacune d'entre elles (Bêle, bêle, bêle, comme le jour)) commencent par un récit, souvent tendre, parfois acide, enchaînent sur l'évocation d'un plat, et se terminent par une recette, une référence bibliographique, voire une ou deux bonnes adresses.
De quoi nous faire saliver et nous redonner le goût d'aller ,par un matin frisquet, faire un petit tour au marché, pour y dénicher les ingrédients d'un plat à mitonner, roboratif pour le corps et pour l'âme !
Un livre généreux qui trouvera sa place dans toutes les bonnes cuisines, voire sur les tables de chevet !
Tu mitonnes...l'hiver, Jacky Durand, Carnets Nord Editions Montparnasse 2012, 208 pages pour bien profiter de l'hiver !
01/11/2012 | Lien permanent | Commentaires (4)
Je suis un no man's land
Philippe, chanteur, vient donner un concert (dont ne n'entendrons rien) dans sa région natale. Là tout va se liguer contre lui : il ne pourra pas partir. Cette situation , traitée de manière poético-onirique, va lui permettre de renouer avec ses parents, incarnés tout en retenue par Aurore Clément et Jackie Berroyer, de solder ses comptes avec un ancien ami et même de faire la connaissance d'une ornithologue lunaire, son alter ego, Julie Depardieu.
Très vite, Philippe Katerine va se dépouiller de ses oripeaux de chanteur déjanté (une tenue argentée) pour se glisser dans ceux de son adolescence, un peu étriqués, et donner la pleine mesure de son talent d'acteur. On y croit vraiment et onse glisse avec délice dans cette campagne où les mobylettes n'en font qu'à leur tête, tout comme les chevaux d'ailleurs, un univers poétique et enchanté.
Déniché à la médiathèque où se cache probablement un fan de Katerine ! (même ses premiers disques figurent dans le fonds!)
19/12/2011 | Lien permanent | Commentaires (8)
Comment combiner gourmandise et amour des livres...
Attention ce livre est dangereux! Non seulement il va vous donner envie de vous précipiter dans votre cuisine mais en plus il vous fera faire un détour par votre librairie préférée !
En effet, Claude Deloffre, en grande collectionneuse de livres de cuisine qu'elle est nous présente ses petits larcins culinaires , comprendre ses recettes préférées, piochées dans un éventail d'auteurs très large allant de Jacky, le copain de Dorothée, à Pierre Hermé le célèbre pâtissier, le tout additionné de son petit plus perso.
J'y ai découvert, entre autres, qu'il existait un très chic Mon chien fait recettes, d'où Claude Deloffre a extrait des coquillettes au foie gras, recette qu'elle a servie lors de son mariage ! J'y ai retrouvé aussi un livre que j'avais feuilleté il y a bien longtemps: La cuisine est un jeu d'enfants de Michel Oliver, premier recueil de cuisine pour bien des gens, Claude Deloffre nous assure d'ailleurs utiliser toujours certaines des techniques qui y sont présentées !
Ce livre est aussi un joyeux melting-pot de recettes glanées autour du monde, de gourmandises venues de l'enfance(ah les tartines aux fraises!) ou témoignant des préférences acidulées de l'auteure qui n'envisage pas une journée sans citron.
D'habitude, le seul plaisir des livres de cuisine réside dans leur iconographie, ici elle est d'ailleurs très réussie, mais le texte reste bêtement utilitaire . Dans Petits larcins culinaires on sent vraiment la personnalité de l'auteure qui nous livre anecdotes et astuces, en toute amitié et l'on n'a qu'une envie : commencer, si ce n'est déjà fait ,une collection de livres...de cuisine !
Dans la même collection, j'avais aussi aimé Petits bouquets de cuisine ( billet).
04/03/2009 | Lien permanent | Commentaires (17)
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