Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Défaillances | Page d'accueil | Maria »

16/02/2018

En camping-car

"Notre style de vacances était aristocratique parce qu'il valorisait la liberté, le plaisir, la découverte, l'échappée belle, mais il était aussi foncièrement démocratique: pas cher, pas consumériste, pas tape-à-l’œil, pas couche-tard, pas compliqué, quelque chose d'accessible, de proche, de simple, quasiment rudimentaire, une locomotion terrestre, un contact direct avec les gens, des haltes toujours respectueuses de la nature, des coutumes et des produits locaux [...]. En un mot, une grande vadrouille à l'échelle de l' Europe. Maître de soi, mais pas chez soi."

ivan jablonka

 Dans les années 80, Ivan Jablonka, ses parents et son frère, souvent accompagnés de familles dotées elles aussi d'enfants, ont sillonné les routes estivales en camping-car. L'évocation de ces vacances est tout à la fois l'occasion d'une plongée dans la nostalgie de l'enfance, mais aussi d'une analyse sociologique d'un type de vacances bien particulier dans un véhicule tout sauf anodin quand ses deux parents ont été des enfants cachés durant la Seconde guerre mondiale.
En effet ce véhicule de marque Volkswagen témoignait du "génie de l’organisation allemand [...] mis au service non pas du crime de masse, mais de la vie, de la joie, de l'intimité, de l'intégration familiale, et il est facile de comprendre en quoi le camping-car a sauvé mon père et nous avec."
Ivan Jablonka analyse ainsi  avec une émotion tangible la relation très particulière que son père entretenait au bonheur, n'hésitant pas à enjoindre avec colère à ses enfants ignorant un superbe paysage: "Soyez heureux !"
 Néanmoins, comme l' évoque très justement la quatrième de couverture l'auteur" esquisse une socio-histoire de son enfance" et c'est justement ce côté un peu léger dans l'analyse, s'essoufflant peut être à vouloir courir plusieurs lièvres à la fois que j'ai regretté. N'étant guère adepte de la nostalgie, j'ai en outre trouvé les évocations de ces vacances aussi longuettes que les séances diapos d'autrefois. Bilan en demi-teintes donc.


Lu dans le cadre du grand prix des lectrices de Elle.

Commentaires

J'ai vu l'auteur à la Grande Librairie et je suis tentée. Je l'emprunterai tranquillement à la bibliothèque. (le livre, pas l'auteur ..)

Écrit par : Aifelle | 16/02/2018

Comme toi bilan en demi teinte...

Écrit par : Hélène | 16/02/2018

Ce devait être le bon temps l'époque de ces Combis. Maintenant que tout est réglementé, les hordes de camping cars sur leurs parkings ne font pas trop rêver.

Écrit par : Moustafette | 17/02/2018

Il est en essai dans le prix Elle. Bilan en demi-teinte pour moi aussi.

Écrit par : Valérie | 18/02/2018

Aifelle, il n' y a pas d'urgence, certes.
Hélène,Valérie, l'auteur le "vend" bien pourtant mias cela reste un peu superficiel et trop hybride.
Moustafette, plein d'endroits effectivement où le stationnement est interdit pour les camping-cars.

Écrit par : cathulu | 18/02/2018

Une lecture qui me tentait, mais que je vais oublier, finalement. Merci bien les séances diapos.

Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | 19/02/2018

j'hésitais mais vu ton avis je passe mon tour :)

Écrit par : ptitlapin | 19/02/2018

Les commentaires sont fermés.