Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Les passeurs de livres de Daraya | Page d'accueil | Défense de Prosper Brouillon »

29/12/2017

à l'ouest

C'est d'abord un livre que l'on tient bien en main. Une petite brique sympathique dotée d'une jaquette en papier kraft. Du soin, de la qualité, de l'attention.anne wolfers
Un carnet de croquis tenu au fil du temps de l'évolution d'une dépression vécue par l'auteure. Une image par page ,dessinée au Bic noir Slickpen nous apprend Anne Wolfers dans l'unique page retraçant la raison d'être de ce carnet de bord, quasi au jour le jour, sorte de bulletin météo de l’âme et du corps de l'autrice-narratrice.
On y voit les fluctuations de la vague, métaphore de la dépression , du mal être ayant entraîné cette hospitalisation en psychiatrie.
Les légendes sont laconiques, les croquis rugueux, ne mettant jamais en valeur la personne dont il est question. On est ici dans un dessin brut, frôlant le naïf, mais jamais complaisant.
Parfois une échappée vers la lumière se manifeste ,par exemple sous la forme d'une corde à linge comme une guirlande où voltigent joyeusement des vêtements d'enfant ou de la présence réconfortante d'un petit chien. La narratrice n'occulte rien des échecs, des conséquences sur son corps des traitements , mais aussi du retour vers le sourire, vers la vie. Un bel objet artistique, sensible et lumineux.

 

 Un grand Merci à Babelio et aux Éditions Esperluette.anne wolfers

06:00 Publié dans Autobiographie, BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne wolfers

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.