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18/06/2019

Journal pauvre

"Se rendre compte à quel point la vie est fragmentaire, mouvante et jamais complète. Chaque action demeure inachevée. Chaque action n'est que la partie d'un tout lui même inachevé."

Abandonnant la fiction, et aussi pour une année sabbatique un travail qu'on devine pesant, l'auteure fait aussi  un choix radical : "Expérimenter le dénuement, être attentive à ceux qui vivent de très  maigres subsides, à ceux qui ont choisi de ne donner qu'un minimum de leur temps contre salaire, ou de ne se consacrer qu'à une activité peu rémunératrice."frédérique germanaud
Un cheminement qui la mènera au final à quitter définitivement le monde du travail salarié et à s’affirmer enfin "écrivain".
Journal pauvre car selon, l'auteure, "Il n'attrape qu'une infime portion de la richesse du monde.", ce texte dit aussi la solidarité, les rencontres, réelles, ou littéraires, et l'attention aux autres et au monde, dans ses plus infimes manifestations. J'ai été séduite par ce journal pudique, plus littéraire que psychologique, ainsi que par l'écriture de Frédérique Germanaud.

152 pages bruissantes de marque-pages où glaner aussi plein d'idées de lectures.

Et zou, sur l'étagère des indispensables.

Éditions de La clé à molette (j'adore ce nom !)2019.

Le billet tentateur de Sabine: clic.