Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/07/2012

Premier chagrin

"Le pire mensonge, c'est celui qu'on se fait à soi-même."

Pour la première fois, Sophie va faire du baby-sitting. Mais très vite, la très jeune fille va se rendre compte que les petits-enfants de la vieille dame, Mouche , qui l'a engagée ne viennent en fait pas la voir. Or, celle-ci est gravement malade et Sophie va l'aider en s'impliquant bien plus que prévu.
Pas de chagrin d'amour adolescent comme le titre pourrait le donner à penser mais un chagrin plus profond quand une adolescente va se trouver confrontée à des situations graves . eva kavian,fin de vie,relation intergénérationnelle
On suit avec plaisir l'évolution de Sophie, ses relations avec sa mère divorcée, ses récits plein d'humour de ses cours au collège et l'on ne peut qu'admirer la manière pleine de maturité dont elle va traiter les différents problèmes qu'elle va rencontrer.
Abordant avec délicatesse les thèmes de la fin de vie et du pardon, Premier chagrin est un texte chaleureux , sensible et pas du tout pesant. Un petit moment de bonheur à ne rater sous aucun prétexte !

Premier chagrin, Eva kavian, Mijade 2011, 189 pages  pleines de vie et de tendresse.

Déniché à la médiathèque.

27/02/2009

"Les enfants devraient se méfier beaucoup plus des adultes."

En bonne fille d'écrivaine, Léa, douze ans veut devenir...une star et pour ce faire, elle profite des vacances pour développer ses compétences. Finalement, aidée par les  conseils de sa mère, elle se met à  écrire un roman.Nous suivons donc  ce work  in progress qui tire partie du quotidien  de ce quartier chaleureux d'une ville belge où vivent une flopée  de femmes élevant seules leurs enfants.
Léa est une" petite sorcière qui voit  tout", la première à remarquer qui est amoureux de qui, car l'amour est un des grands sujest de préoccupation des femmes et de leurs enfants et il ne possède pas de date de péremption, ce qui va quelque perturber la  pré-adolescente : "Tous mes  repères semblaient s'effriter comme la pâte d'un crumble  sous les doigts d'une Hollandaise  sans scrupules." Toutes cette joyeuse tribu fait la fête pour un oui, pour un non, la solidarité se  joue du manque d'argent et les enfants regardent avec acuité , mais  non  sans humour, le monde  des adultes : "S'il  restait encore une  femme dans le  quartier à espérer que Thierry se  soit trompé sur son identité sexuelle, elle pouvait désormais ranger ses préservatifs."41K4XcnpriL._SL500_AA240_.jpg
On sent aussi une réelle complicité entre la mère et la fille, complicité qui ne tombe pas dans son aspect dévoyé, mère-copine,et qui éclaire ce roman d'une flamme joyeuse et optimiste. Un bon moment de lecture.
Ce roman se révèle être la suite du Rôle de Bart (lu en 2006 , pas de billet) mais  il n'est pas nécessaire d'avoir lu le premier pour apprécier le second.

 

Le square des héros, Eva Kavian, Le castor astral, 165 pages.