06.05.2009
Ya un zazou au Paraguay !
Transplantez un zazou de 1946, sorte de Candide accompagnant un philosophe en mission dans une communauté vivant à la manière de Kant et vous obtiendrez un décalage tout à la fois détonant et plein d'humour !
Utilisant le personnage de Jean-Baptiste Botul,philosophe qui n'a laissé aucun écrit, pour résoudre le problème qui se pose à ces habitants hors du monde et du temps : "to fuck or not to fuck" pour rester dans la ligne kantienne, Paul Vacca réussit avec verve et jovialité un roman où la philosophie devient un aimable mode de vie, pas du tout indigeste.
Truffé de citations littéraires adaptées "Qu'allait-il faire dans cette charrette ? ou cinématographiques "Mon nom est Botul, Jean-Baptiste Botul", de paroles de chansons,l'auteur en profite au passage pour nous donner un petit cours de cinéma, ce roman revisite une flopée de titres de films célèbres, mêlant ainsi les époques mine de rien , pour le plus grand plaisir de son lecteur avec qui il établit une complicité des plus sympathiques.
On suit sans aucun mal de tête les argumentations de Botul, on admire le sens de la formule: "Un ennui abyssal suintait de cette uniformité proprette.", on suit avec plaisir l'évolution du héros, bref on s'amuse autant que l'auteur . Si un jour on m'avait dit que la philo pouvait être aussi agréable !
Nueva Könisberg, Paul Vacca, Editions Philippe Rey.210 pages malicieuses. Sortie le 7 mai.
L'avis de Bellesahi, celui de Keisha, de Lily.
Du même auteur, avec un tout autre ton mais tout aussi bon, c'est ici !
06:05 Publié dans romans français | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : paul vacca, nueva könisberg, zazou, jean-baptiste botul to fuck or not to fuck?
26.09.2008
"Du côté de "Chez Nous".
"Chez nous "est un café du Nord de la France où tinte La petite cloche au son grêle, petite enclave de bonheur tranquille où se blottissent Aldo, le père, Paola la mère et leur fils unique, Paolo. Leur vie douce, pleine de tendresse, va être quelque peu chahutée par la découverte de Proust. La mère est ravie que son fils lise enfin, le père,se sentant mis de côté "-Ce Proust, il commence à me les briser franchement !" découvre en catimini cet auteur intimidant par le biais d'un "Abécédaire "qui lui est consacré, "Hélas, les choses se gâtent le jour où il tombe sur la lettre H, celle qui abrite Homosexualité (voir Inversion) ainsi que sur la lettre O Comme Odette mais surtout comme Onanisme." Cette lecture entraînera d'ailleurs toute la petite famille en pélerinage à Cabourg, au Grand Hôtel...
Le roman de Proust servira aussi à jouer à l'intello pour plaire aux filles, ou plutôt à celle que Paolo a remarqué depuis longtemps...La dernière "utilisation" de l'auteur de "La recherche du temps perdu" est encore plus émouvante et explique le tutoiement systématique qui m'avait un peu déstabilisée au debut de ma lecture.
Premier roman de Paul Vacca, La petite cloche au son grêle, réussit le pari d'évoquer le monde de l'enfance sans mièvrerie, une enfance à la fois enjouée et tragique. Il nous montre une nouvelle fois le pouvoir de la littérature.
L'avis de Bellesahi
Celui de Moustafette.
Un coup de coeur pour Mireille
06:00 Publié dans romans français | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : proust, amour de la lecture, enfance, paul vacca, la petite cloche au son grêle

