Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Mariage contre nature | Page d'accueil | La frontière du loup...en poche »

17/07/2018

My absolute darling

"Elle pense, Tu es vouée à commettre des erreurs, et si tu n'es pas prête à en commettre, tu seras à jamais retenue en otage au commencement des choses, il faut que tu arrêtes d'avoir peur, Turtle. Tu dois t'entraîner à être rapide et réfléchie, ou un jour, l'hésitation te foutra en l'air."

Si Julia (alias Turtle ,alias Croquette ,alias Connasse) semble jouir d'une grande liberté pour une jeune fille de quatorze  ans(elle se balade seule en pleine nature avec des armes ), la réalité est toute autre à la maison.
En effet, elle vit dans un huis-clos délétère avec son père, manipulateur hors pair qu'elle déteste et aime à la fois quels que soient les actes qu'il lui fasse subir.gabriel tallent
Refusant les main tendues qui s'offrent à elle, Turtle ne veut compter que sur elle, quitte à repousser, pour mieux le sauver, Jacob, un lycéen qu'elle ne laisse pas indifférent.
Gabriel Tallent, dont c'est le premier roman, instaure d'emblée un climat à la limite du supportable et montre bien l'ambivalence des sentiments qui anime son héroïne. A l'instar de Turtle, qui pourtant le connaît bien, notre cœur bat chaque fois que Martin, son père, entre en scène tant ses réactions sont imprévisibles. Si l'on peut déplorer quelques longueurs, il n'en reste pas moins que nous assistons ici à un véritable tour de force, tant du point de vue de l'auteur que de la traductrice, Laura Derajinski.

 

Gallmeister 2018, 454 pages et des personnages inoubliables.

L'avis de Cuné.

Autist reading l'avait lu l'en dernier en V.O !

 

Commentaires

Je ne suis quand même pas trop tentée, il paraît tellement noir ce roman.

Écrit par : Aifelle | 17/07/2018

Aifelle, au cinéma, j'aurais fermé les yeux, là , j'ai "sauté" certains passages....à toi de voir ou pas :)

Écrit par : cathulu | 17/07/2018

Je suis content que tu aies passé outre tes aversions naturelles pour la noirceur et la violence pour t'attaquer à ce roman... et surtout que tu aies fini par l'apprécier.
Je suis actuellement en train de rédiger un billet sur un roman de la même trempe, peut-être même plus noir encore, qui m'a scotché tout autant que le roman de Tallent. J'ai appris que le Seuil avait acheté les droits pour la France et il devrait faire pas mal de bruit quand il va sortir chez nous.

Écrit par : Autist Reading | 17/07/2018

Autist Reading, j'ai apprécié qu'il n'y ait pas de fascination malsaine pour cette violence et aussi j'ai aimé le fait que l'auteur souligne la faiblesse (épisode du scorpion)de celui qui prétend tout maîtriser. J'attends ton billet avec impatience!

Écrit par : cathulu | 17/07/2018

J'ai failli arrêter avant la fin tellement c'était noir et glauque. Je ne comprends pas l'engouement pour ce livre si dur à lire. Une fascination pour l'horreur ?

Écrit par : gambadou | 17/07/2018

Bon, je passe définitivement.

Écrit par : Moustafette | 18/07/2018

Gambadou, l'écriture est très évocatrice mais ne tombe pas dans la facilité ou la fascination, je trouve.
Mous, ne pas se forcer surtout :)

Écrit par : cathulu | 19/07/2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.