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30/11/2015

Novembre...en vrac

Parmi les livres, aimés mais non chroniqués:

* Une étonnante retraite, Ted Thompson, un premier roman dont le tout jeune auteur parvient à se glisser parfaitement dans la peau d'un quasi sexagénaire, mais dont la narrationest un peu trop sage à mon goût pour emporter totalement l'adhésion. 416HXcGsbuL._AA160_.jpg
Merci, Cuné !

 

 

 

 

 

*Relire, Laure Murat. comme Cuné et Clara (merci !), plein de marque-pages, mais je suis souvent restée extérieure (trop de références à Proust ? Un auteur auquel je reste indifférente (pas taper :), pas assez de relectures d'écrivaines mentionnées ). Par contre, j'ai bien aimé que Tiphaine Samoyault, professeure d'université et écrivaine assume maintenant pleinement sa relecture deux fois par an des neuf tomes (!) de La petite maison dans la prairie"dans les mêmes volumes qui tombent en miettes. Toute une part de [son] savoir matériel vient de ce livre: comment fabriquer une lampe à huile, certaines recettes de cuisine,etc." car "C'est un des rares effets de continuité avec moi-même. En le relisant, je crée du lien avec moi-même."
Moins chic que Proust mais sincère.

à part ça, j’aurais aimé apprécier le film "A la vie", librement adapté de la vie de la mère du réalisateur mais, comme le souligne la critique de Télérama, les dernières images, extraites d'un document mettant en scène les vraies héroïne de l 'histoire-trois rescapées d'Auschwitz qui se retrouvent à Berck en 1962- sont celles du film qu'on aurait aimé voir.

Les premières images du film, mettant en scène les derniers moments du cap d’extermination, sont sans émotion et tout à fait inutiles car relatées plus tard par les héroïnes. Bien plus efficaces sont ces images d'un appartement mis sous scellés et resté intact, où les vestiges d'un repas non terminé en disent bien plus sur la violence et le rôle de la police française.

J'ai entamé la deuxième saison de "The Affair", série américaine, où les mêmes faits sont présentés successivement par les différents personnages, sans pour autant tomber dans les redites. Saison plus riche car , cette fois, le point de vue de la femme trompée nous est proposé. Elle  gagne ainsi  en profondeur et en nuances. Quant à celle qui était la maîtresse , devenue la fiancée, elle expérimente les "joies" d'être la compagne d'un écrivain à succès, ayant relaté sa vie dans ses aspects les plus intimes...

Sinon, , j'ai testé pour vous "les chaussettes les plus chaudes du monde" vendues chez nature et D. par temps de novembre (pluie, froid et vent). Seul le bout de mes orteils est resté froid. Prévoir des chaussures suffisamment larges (type chaussures de marche ) pour arriver à les caser. à porter telles quelles chez soi, sans rien d'autre aux pieds.

Ma fixette chaussette s'est poursuivie toujours chez le même fournisseur avec les chaussettes de yoga. Prévoir cinq minutes par pied pour les enfiler  (tous les orteils doivent être casés dans leur petit logement).
Très efficace sur le sol de ma salle de bains (effet ventouse), nettement moins lors des posture d'équilibre durant le cours. Succès comique garanti (le prof a trouvé qu'elles ressemblaient à des pis de vache). No comment..

30/09/2015

Bilan de septembre

Pas mal de livres enregistrés sur ma liseuse sont restés non chroniqués, faute de temps et d'envie. les voici en quelques mots:

 

*L'atelier d'écriture de Bruno Tessarech, peu d'originalité. Les seules réflexions vraiment intéressantes 41svWXmSgjL._AA160_.jpgviennent des œuvres citées. L'objectif étant d'écrire pour être publié, je n'étais pas vraiment le public visé.

*Se lever à nouveau de bonne heure, Joshua Ferris, abandonné en cours de route, un pavé indigeste et bavard. Un personnage antipathique (un cas psychiatrique ?) au possible, trop de références à la religion. Pas pour moi.41ECLS8RrTL._AA160_.jpg

*Péchés capitaux. Jim Harrison. Le sexagénaire qui séduit successivement sa fille adoptive (pas de sa faute, ellel'a provoqué), la sœur de sa femme de ménage, (il avait pourtant vaillamment résisté aux charmes de la dite femme de ménage), mais quand on rencontre une folle du cul, comment faire?, m'a très rapidement exaspéré.41PEdfBEikL._AA160_.jpg

 

 

 

 

 

 

*Le bercail, Marie Causse, un récit classique sur une secret de famille remontant à la seconde guerre mondiale. Très vivant et intéressant, mais trop de romans ou témoignages lus sur le même thème en trop eu de temps,  ont émoussé mon intérêt.51WYxkEXqUL._AA160_.jpg

 

*Figurante, Dominique Pascaud. Un rythme un peu languissant, une atmosphère très bien rendue mais un personnage féminin dont le choix final (non pas pas rapport au cinéma) m'a vraiment agacée par sa résignation.61O-Cx6iGfL._AA160_.jpg

 

31/07/2015

Bilan de juillet

 Une seule série marquante en ce de mois de juillet : "The Honourable Woman".
 Une femme, Nessa Stein, tente d'établir, par le biais de sa fondation, des liens matériels (mais pas que) entre Israël et la Palestine. Les services secrets anglais et américains sont aussi de la partie et secrets et  coups fourrés se multiplient à l'envi sans jamais pour autant perdre le spectateur en route.
Le passé de Nessa, ses blessures et ses failles sont dépeints avec sensibilité et la violence n'est jamais exploitée de manière éhontée. Rebondissements, suspense sont habilement ménagés.
Dans cette mini série anglaise, on retrouve avec plaisir des acteurs vu dans Broadchurch ou Utopia et, cerise sur le gâteau, le scénario fait la part belle aux femmes, leur donnant des roches riches, forts et nuancés. index.jpg
Elles ont de l'ambition, jouent des rôles importants dans la société, font face avec courage et intelligence aux situations les plus dramatiques, bref, ça fait un bien fou ! à l'inverse, un personnage masculin, très touchant par ailleurs, reconnaît avoir couché avec sa chef pour obtenir une promotion et avoir, de ce fait, sabordé son mariage...
Une série haletante dont nous attendions les épisodes avec une vraie impatience !

Grosse déception par contre pour Trois cœurs, le film de Benoît Jacquot, pesant avec sa musique  soulignant lourdement l'aspect dramatique au cas où, nous ne l'aurions pas remarqué , ennuyeux, dépourvu d'émotion.On ne comprend même pas l’intérêt d'une intrigue secondaire liée à un contrôle fiscal et encore moins comment Poelvoorde peut tomber amoureux de Charlotte Gainsbourg qui fume, fait la gueule, fume, pleure, s'en va, n'attend pas plus de 5 minutes celui dont elle vient de tomber amoureuse (pas très motivée). Il reste Catherine Deneuve et son chien Jack. C'est maigre pour 1 h 45 languissante.index.jpg

11/07/2015

Blog en pause...

...estivale ! à bientôt !

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07/07/2015

Bon sang, déjà neuf ans que je sévis ici !

images.jpgUn sacré coup de vieux quand j'ai vérifié la date ! 2748 notes plus tard, je suis encore là.

L’heure du bilan ? Des hauts, des bas, des envies d'arrêter- comme tout le monde- des coups de cœur, des pannes de lecture, des enthousiasmes, des coups de mou, mais toujours le sentiment que je ne suis pas seule à connaître tout ceci et c’est formidable.Pas souvent contente de ce que j'écris mais tant pis.

Au rayon nouveautés:* les séries télévisées , que j’appelle encore fautivement parfois "feuilletons" ce qui me jette d'emblée dans la fosse des dinosaures ayant connu la télé en noir et blanc, par périodes ;* ma liseuse, qui somnole tranquillement depuis un petit moment mais dont je ne dénie pas les qualités;* les romans graphiques dont je me découvre de plus en plus friande, j'y trouve une variété de thèmes qui satisfait ma curiosité.

Je suis ravie de voir de nouveaux noms apparaître dans les comm' (l'occasion de découvrir des blogs) , tout autant que de voir les fidèles au poste, en particulier les matutinaux, l'occasion d'un petit message juste avant d'aller bosser, petit plaisir du matin, idem pour le soir quand je rentre. Merci à tous  !

 Offert par la maison : un p'tit coup de ventilo pour vous accompagner :

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25/05/2015

Si tu ne viens pas à....

...Penguin, Penguin viendra à toi !

 

Cadeau (en avance ) de ma fille, I'm happy ! Et je vais pouvoir faire ma poseuse comme dit mon fils !  avec  la couv' de Une chambre à soi De Virginia Woolf en V. O. :)

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15/04/2015

Au 15 avril 2015...

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Les gants verts (à défaut de main verte)


 Séduite par les mots magiques " qui se ressèment et "solides"  la jardinière paresseuse que tu es se lance dans une entreprise périlleuse : un parterre naturel inspiré d'un magazine de jardinage.
Tu balaies d'un revers de la main les commentaires goguenards: "Un "complicata", ça te va bien, tiens !" en arguant que ce rosier est réputé pour son côté  "solide et sain"  . Tu te gardes bien de préciser qu'il gagne à "être abandonné à lui- même ", pour éviter une nouvelle réflexion, pertinente cette fois.430x286xjpg_Rosa_Complicata.jpg.pagespeed.ic._98mGP4N_l.jpg
La réception du colis est plutôt décevante: difficile d'imaginer que ces bouts de bois à peine feuillus deviendront , mélangés aux digitales et aux géraniums, ce charmant fouillis florifère photographié page 21.
Dans l'idée, tu as juste quelques trous à creuser, une poignée de fertilisant naturel à balancer, beaucoup d'eau à verser et hop le tour est joué, tu sirotes ton thé en fin d'après-midi.
La réalité est plus cruelle: il faut d'abord sauvagement arracher ces marguerites qui ont proliféré derrière ton dos, détricoter les brins de chiendent mêlés aux racines des sédums, positionner toutes les plantes, redisposer les sédums, et ouf l'après-midi a filé !
Le chat passe l'inspection, tout est bien. ça ressemble autant à la photo que toi à une danseuse du Crazy Horse ,mais c'est fini. Tu croise les doigts pour que ça pousse et tu te traînes jusqu'à la baignoire pour oublier ton dos.
Le lendemain, tu  te découvres de nouveaux muscles (dans les cuisses ) et arrives à peine à t'asseoir mais il te reste encore à balancer toutes les herbes arrachées...
Tu balances au compost  le magazine pour éviter toute comparaison future et toute autre tentation.

31/03/2015

Mars et les femmes

Sans que cela soit volontaire, Mars aura été marqué pour moi par des portraits de femmes fortes, libres et plutôt heureuses. Cela change agréablement !

Commençons par States of Grace. Grace dirige d'une main à la fois ferme et sensible un foyer pour jeunes en difficultés. Une nouvelle venue va la renvoyer face à ses propres failles.
J'y allais vraiment à reculons, l'impression de faire des heures sup' en quelque sorte. mais on ressort de là gonflé à bloc et plein d'optimisme. Le compagnon de Grace est juste parfait , acceptant son côté féminin, ses propres fêlures et ne souffrant même pas d'être le subordonné de sa copine.un vrai bol d'air !

Deux films ensuite sur l’après seconde guerre mondiale.  Tout d’abord, The Phoenix, histoire d’une femme juive, ayant miraculeusement échappé à la mort dans un camp, et qui,  défigurée, subit une opération de chirurgie reconstructrice.
Pour reconquérir son mari (le traître qui l’a dénoncée) elle se prête à sa macabre mise en scène : comme il lui trouve une ressemblance avec sa défunte épouse ( !), elle endossera l’identité de celle qu’il croit morte pour toucher l’héritage. Jouant de l’opposition ombres et lumières, le réalisateur emprunte les codes du mélodrame  mais montre aussi les réajustements de la société allemande après la guerre.
Beaucoup moins de pathos dans le magnifique Ida, se déroulant cette fois en Pologne dans les années 60. Une jeune fille, à la veille de prendre le voile, découvre par sa  tante qu’elle va devenir une « nonne juive ».
Les deux femmes, vont donc partir à la recherche de la tombe des parents d’Ida, s’épaulant l’une l’autre pour aller au bout de cette quête d’un passé toujours affleurant. Pas de jugement, pas d’explications superflues, le réalisateur fait confiance à l’intelligence et à la sensibilité du spectateur pour combler les pointillés. L’image est magnifique, les paroles rares et Ida trace sa route, imperturbable et lumineuse. Un film magnifique et prenant.

My sweet pepper land, enfin, western improbable se déroulant au Kurdistan, où la violence le dispute à l’humour noir. On y voit la naissance d’un amour peu banal entre l’institutrice qui a volontairement choisi d’enseigner dans cette contrée reculée où elle n’est pas la bienvenue et le policier, ancien combattant, qui vient troubler la quiétude du « parrain » local. A noter que tous deux fuient une famille pour le moins envahissante…MY+SWEET+PEPPER+LAND+PHOTO1.JPG
Si l’actrice iranienne Golshifteh Faharani est très elle, son jeu emprunte parfois un peu trop à l’expressionnisme mais bon… quant à Korkmaz Arsla, son faux air de Stephan Eicher et son petit sourire le rendent parfaitement craquant…

26/03/2015

Mon challenge ...#1

...n'est pas un défi en fait, mais plutôt un compagnonnage.

Je lis, ponctue de marque-pages qui le font déjà ressembler au bout de trois mois à un Indien chamarré, Le journal des cinq saisons de Rick Bass, en en respectant la chronologie.
Mois après mois, l'auteur décrit les paysages,les animaux, ses filles, le passage des saisons dans le rude Montana. la vie au plus près de la Nature.rick bass
Émerveillements, réflexions sur les liens entre l'écriture et la nature, moments de pure joie mais aussi regrets devant la manière dont l'Homme exploite sans vergogne les forêts, détruisant un équilibre millénaire., ce journal de bord est une vraie mine !
Dans un premier temps, bonnes résolutions obligent, j'ai bien respecté la chronologie. Là, je viens juste de savourer févier et mars, mais c'est normal car comme l'observe Rick Bass :" Le "syndrome de février" est un phénomène beaucoup plus puissant que nos faibles tentatives pour l'accepter ou y résister. Au moins autant que n'importe quel autre, le plus court de tous les mois est une force de la nature et vous file une sacrée raclée."

Mais "En mars, on aurait du mal à dire si on assiste à la fin de l'hiver , au début du printemps, ou si on contemple un étrange pays de rêve entre les deux, où certaines choses s'agitent et se soulèvent, tandis que d'autres continuent de flotter dans le sommeil- déjà appelées mais pas encore tout à fait réveillées."

à suivre...