Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« La vie effaçant toutes choses | Page d'accueil | Les maux bleus »

26/07/2018

Le bestiaire fantastique de Mme Freedman ... en poche

 "Je suis prête à réduire les inégalités scolaires, à démanteler les systèmes d'oppression structurelle et de racisme qui gangrènent notre société, à équiper les leaders de demain des outils universitaires qui leur permettront de révéler pleinement leur potentiel.
D'après mon père, les idées progressistes m'ont lavé le cerveau."

Que penser d'une jeune prof qui donne à ses élèves le sujet suivant : "Écrivez une histoire d'une page dans laquelle votre créature fantastique préférée résout le plus grand problème sociopolitique de notre époque" ? Qu'elle sollicite l'imagination de ses élèves, certes, mais qu'elle est aussi légèrement fêlée . Fêlure qui va aller s'agrandissant car les élèves de Mme Freedman, même s’ils se situent dans la Bible Belt (territoire fondamentaliste chrétien) et plus précisément au Texas, ne sont en rien des anges. Et ce qu'ils révèlent soit avec naïveté, soit avec rouerie , est un quotidien fort agité.kathleen founds
Il n'empêche que deux d'entre eux,Janice Gibbs , rebelle à toute forme d'autorité, et Cody Splunk, futur grand écrivain, vont maintenir un lien avec leur ancienne Prof quand celle-ci sera internée .Ils décideront même de l'aider à s'évader de l'institution où elle est enfermée, institution qui pratique un "modèle  capitaliste de thérapie comportementale et cognitive" pour le moins bizarre.
Commencé le sourire aux lèvres, ce roman évolue très rapidement dans des zones plus troubles. Les émotions sont au rendez-vous,douces-amères ou plus violentes et les extraits de journaux des différents protagonistes, les courriels échangés, leurs narrations scolaires ou thérapeutiques, sans oublier l'intrusion de la téléréalité dans leurs vies forment un kaléidoscope nous permettant une vison à la fois plus approfondie et plus éclatée. Se construit ainsi le portrait d'une femme trop idéaliste,trop sensible aussi, trop fragile aussi.
Un grand coup de cœur !

Commentaires

Je l'avais noté quand tu avais fait ton billet en 2016 et suis ravie qu'il sorte en poche... même si je dois d'abord faire diminuer ces éternelles et interminables piles en attente de lecture !

Écrit par : Melanie B | 28/07/2018

Je me le note dans ma petite tête : cela fait très longtemps que je n'ai pas lu de 10/18 et le pitch me paraît très très intéressant !

Écrit par : Philisine Cave | 28/07/2018

Je l'avais commencé et j'aimais beaucoup mais... j'ai réussi à l'oublier lors d'une balade ;-S

Écrit par : lewerentz | 29/07/2018

Lewerentz, en poche, tu devrais pouvoir réparer cet oubli :)

Écrit par : cathulu | 01/08/2018

Cathulu : mais c'était le poche que j'avais acheté ! Non, là tant pis.

Écrit par : lewerentz | 05/08/2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.