Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/09/2010

Comme deux gouttes d'eau ...en poche

Billet ici !51XuDn-5XzL._SL500_AA300_.jpg

 

05/09/2010

Le proscrit ... en poche

"Chacun jouait son rôle dans une comédie à laquelle il ne voulait même pas participer."


La vie de Lewis bascule à l'âge de dix ans, quand il assiste, impuissant, à la noyade de sa mère, jeune femme fantasque et aimante.Vite remarié, ni son père ni sa jeune belle-mère ne parviendront à briser la carapace d'indifférence dans laquelle s'enferme le garçon. Cette attitude lui vaudra de se couper de la communauté bien-pensante dans laquelle sa famille évolue. Tant de violence rentrée ne peut, bien sur qu'exploser, ce qui lui vaudra deux ans de prison. En 1957, il a dix-neuf ans et sa révolte à sa sortie de prison, va faire exploser tous les faux-semblants et balayer comme un raz-de-marée toute l'hypocrisie de ce petit village du Surrey.51L1O29USnL._SL500_AA300_.jpg
Délinquance, automutilation, violences conjugales, autant de mots qui me rebutaient d'emblée et pourtant, à peine avais-je commencé Le Proscrit que j'étais happée par les personnages, emportée par la houle des sentiments de Lewis, qui affecte une impassibilité toute britannique face aux affronts qu'il doit subir.
Sadie Jones fouille les replis des âmes et nous les montre dans toute leur crudité et leur vérité. Ainsi la tante de Lewis qui ne propose pas d'élever cet enfant avec les siens parce qu''elle sait confusément qu'elle ne pourra le supporter. On déteste avec force le hobereau, sorte de Dr Jekill et Mr Hyde, qui humilie Lewis et son père,on frémit en se disant que toute cette souffrance aurait pu si facilement ne pas exister, un peu moins de flegme, un peu plus de communication et on referme ce livre le souffle court. Un grand et beau roman.

04/09/2010

Millénium tome 1 ...enfin en poche ! On a de la chance de vivre aujourd'hui

Je ne redirai pas ici tout le bien que j'ai écrit sur cette trilogie dont le premier tome sort enfin en poche après quatre ans d'attente !41unegcwnQL._SL500_AA300_.jpg
Je rappellerai juste que, fait exceptionnel , la série ne s'est jamais essoufflée, bien au contraire, l'intensité allant croissant d'un tome à l'autre...

(En même temps, on peut se demander qui a encore échappé à la folie Millénium...)

Sinon, un recueil de nouvelles de Kate Atkinson,dont je suis une fervente inconditionnelle, histoire de nous faire patienter jusqu'au prochain roman...Billet ici !9782253156888-G.jpg

21/08/2010

Twist...en poche !

"Ma petite fille en fer blanc".

Delphine Bertholon, dans le roman Twist,traite  d'une de nos  angoisses les  plus profondes  quand on est mère ou père de  famille : l'enlèvement d'enfant. Mais  heureusement il ne sera pas question  de pédophilie ici : R. qui  a  enlevé Madison,  11 ans, est bien évidemment un être  dérangé mais  il n'a pas l'intention de faire le moindre mal  à la fillette qu'il gardera prisonnière durant cinq longues  années.
Même si ce roman  fait écho à  des faits d'actualité, l'auteure dépasse le simple fait-divers en 51fOxw1ZuYL._SL500_AA300_.jpgl'envisageant de manière polyphonique.  Par le  biais d'abord  des lettres que la mère écrit secrètement à sa fille  qu'elle refuse de croire morte, par les  cahiers que Madison parvient  à  extorquer à son ravisseur car "Ecrire (...)  m'emploie les mains et la cervelle, ce qui m'évite de taper dans les  murs et de tourner sur moi même jusqu'à  ne plus tenir droit."En effet,  elle a du répondant Madison, elle a du caractère et ce qui lui permet de tenir  bon et de manipuler tant bien que mal R.
Le dernier point de vue , qui prendra  toute sa signification à la fin du livre, est celui du professeur de tennis pour qui la fillette avait le  béguin. A la fois proche et extérieur, il offre un regard plus distancié: "Son prénom devint une marque déposée, le code-barre en sept  lettres d'une société déglinguée".
L'évolution psychologique des personnages et particulièrement bien rendue et l'apect dramatique de la situation est contrebalancé par des pointes d'humour qui évitent  tout pathos  : "(Et un mec qui lit Auto-moto pour s'endormir  ne peut vraiment pas être  normal.)"
A mille lieues du thème exploré dans son précédent ouvrage, Delphine Bertholon confirme tout le  bien que j'avais pensé d'elle  car,  tout en finesse, elle réussit à établir la bonne distance entre émotion et pathos. Une  totale réussite même si j'ai  trouvé  le  roman un tout petit peu trop long.

13/08/2010

Les croissants du dimanche...

...viennent de sortir en poche. Un régal à ne pas manquer !41SD6ZXJyTL._SL500_AA300_.jpg

 

Les croissants du dimanche qui donnent son titre au recueil d'Annie Saumont, il faut bien les chercher pour les trouver. Ils ne sont qu'un détail d'une nouvelle, un rituel auquel se raccroche de toutes ses forces une femme pour redonner un peu de stabilité au chaos qui a bouleversé sa vie. Un îlot de stabilité dans un monde qui s'écroule.
C'est ainsi que procède l'auteure, au plus près de l'émotion, par détails, par ellipses et l'on se retrouve cueilli par une phrase comme celle-ci , prononcée par un enfant: "Après, des fois, elle regrette. Alors j'ai un câlin."

 

07/08/2010

Mon évasion

Une grand dame du féminisme et une grande dame tout court. A découvrir d'urgence si ce n'est déjà fait car son avant dernier opus vient de sortir en poche...51oKhbGC1pL._SL500_AA300_.jpg

Benoîte Groult est un électron libre plein d’humour et c’est pour cela qu’on l’aime, cette charmante vieille dame aux yeux pétillants.

Elle n’a jamais appartenu à un part politique, jamais fait partie d’un groupe féministe, on ne lui a même pas demandé de signer le fameux manifeste des « 143 salopes » , comprendre le manifeste où des femmes reconnaissaient publiquement avoir avorté à une époque où l ‘IVG était interdite, et pourtant elle était concernée !

Non, elle ne rentre pas dans le moule, ses romans font scandale auprès des vieux barbons machistes mais connaissent un succès formidable car les femmes se rectrouvent dans ce qu’elle écrit. Quand j’entends un ministre proposer de revenir aux couches lavables pour bébés, j’ai envie de le renvoyer à le lecture des Vaisseaux du cœur où Benoîte Groult fait une description proprement apocalyptique de la quantité de travail que représentait ces couches aujourd’hui « écologiquement correctes »..

Dans son autobiographie, Mon évasion, elle revient ,sous une forme éclatée (récits mais aussi entretiens avec Josyane Savigneau, où l’on sent que s’établit une réelle complicité entre les deux femmes) sur ce qui l’a amené à prendre conscience de sa réelle personnalité, de ses réels besoins, dans une société encore lourdement misogyne.

Jamais amère, elle revient à la fois sur ses mariages , ses combats (la lutte contre l’excision, le droit à mourir dans la dignité) et nous propose aussi un récit la montrant à la fois en grand-mère indigne et tendre. Elle ne se pose jamais en modèle, mais on a diablement envie de l'imiter,en espérant être comme elle à  son âge !

26/06/2010

Rose sainte nitouche

Pas encore découvert Mary Wesley ?41oQYv9alVL._SL500_AA300_.jpg
Vite il vient de sortir en poche!

 

Billet ici !

19/06/2010

Petit bréviaire du braqueur, Petite bombe noire

Excellente nouvelle  : Petit bréviaire du braqueur est à nouveau disponible en poche! Précipitez-vous !
Et si vous ne l'avez pas encore fait profitez-en pour découvrir Petite bombe noire !

Leur auteur, Christopher Brookmyre, possède un humour vachard, un style vigoureux ("plus serré qu'un cul de dromadaire pendant une tempête de sable") et ses héros roulent souvent à une vitesse "diana-cide" . Ses intrigues sont pleines de rebondissements et se déroulent dans une région pas du tout glamour , l'Ecosse, qu'il connaît comme sa poche et qu'il nous rend attachante avec ses supporters de foot azimutés et ses alcools variés. Mais surtout Brookmyre, comme les "méchants" de ses livres,  est un grand spécialiste de la manipulation jubilatoire. On se laisse mener en bateau avec bonheur aux côtés de l'inspectrice Angélique de Xavia qui , petite, femme et noire , cumule tout ce qui peut déplaire à ses collègues. A défaut de collectionner les amants (elle déplore  qu'ils soient moins nombreux que ceux qu'elle a refroidis), elle accumule les ceintures noires dans divers sports de combat mais n'en reste pas moins une femme qu'il faut traiter avec délicatesse même si ,comme dit un de ses collègues admiratifs,elle a des couilles.9782757815601.jpg41kgKkwQqhL._SL500_AA300_.jpg
Brookmyre pulvérise avec panache tous les poncifs du genre policier (la prise d'otages dans Bréviaire... est un régal) et nous gratifie au passage d'une analyse politico-économique de la pipe (pas celle de saint Claude, l'autre) ou d'une diatribe contre les Pauves Enculés de Banlieusards...Un régal !

Tous deux disponibles chez Points Seuil.

 

12/06/2010

Chanson sans paroles

Liz, mariée, deux enfants, a su préserver , par-dessus les années son amitié avec Sarabeth,  bine partie  pour  rester célibataire.
Quand Lauren la fille de Liz tente de se suicider  toute cette belle harmonie va lentement mais sûrement se fissurer, cet acte renvoyant trop Sarabeth a son passé douloureux.413I5eJfAjL._SL500_AA300_.jpg
"Et qu'était une amie alors? ", c'est à  cette question que tentent de répondre  chacune de leur côté ces deux personnages féminins qu'Ann Packer peint avec beaucoup  d'empathie. On pourrait également y ajouter cette question sous-jacente: "Et qu'était une mère alors ? ", Sarabeth ayant  eu une mère qui n'a  pu ou su assumer ce rôle tandis que Liz se torture à l'idée de ne pas être une mère suffisamment bonne.
En parallèlle,  un très joli portrait d'adolescente qui  s'autodéprécie et n'arrive pas à nouer des liens d'amitié et/ou d'amour.
Que l'on s'identifie à l'une ou l'autre de ces femmes, on trouvera un texte jamais mièvre , parfois acide mais avec une lucidité sans pareille ainsi Liz:"Elle  refit la  queue pour acheter son paquet de  café, alors que la vendeuse  essayait, tant bien que mal, de se faire  à l'idée qu'elle était payée pour travailler. Elle devait avoir  dix-huit ou dix-neuf ans et était si lente que ce  ne pouvait qu'être voulu.  Liz  comprit  qu'elle  n'aurait pas été aussi énervée si elle  n'avait craint que Lauren ne finisse comme elle."
Un très bon moment de lecture.

Vient de sortir en poche chez Points Seuil.

05/06/2010

les déferlantes

"Quand on n'attend plus, on meurt."

La Hague. La narratrice, employée par le Centre ornithologique, est venue y compter les oiseaux et petit à petit , elle s'est fondue dans le paysage, se faisant accepter par les habitants de cette région âpre et belle à la fois.
L'arrivée de Lambert va réveiller "la meute des fantômes " et mettre à mal "Les questions, les réponses, ce complexe tricotage de mensonges et de vérités. Les choses dites en décalé, celles dites seulement en partie et celles qui ne le seront jamais. Toutes les teintes du contre-jour."
Pas de certitudes donc dans ce roman de l'entre-deux, entre ciel et mer, dans ce moment que l'on se donne "entre bientôt et maintenant", dans cet endroit où arbres et vieux et se confondent...51wNTVkwn5L._SL500_AA300_.jpg
Claudie Gallay dans Les déferlantes nous peint le portrait de deux solitudes, de deux êtres en déséquilibres : Lambert qui veut des certitudes et la narratrice qui est taraudée par le vide,"J'ai serré les poings. Comprendre quoi ? Qu'un jour on se réveille et qu'on ne pleure plus ? Combien de nuits j'ai passées, les dents dans l'oreiller,je voulais retrouver les larmes, la douleur,je voulais continuer à geindre. Je préférais ça. j'ai eu envie de mourir, après, quand la douleur m'a envahi le corps, j'étais devenue un manque,un amas de nuits blanches, voilà ce que j'étais, un estomac qui se vomit, j'ai cru en crever, mais quand la douleur s'est estompée, j'ai connu autre chose.
Et c'était pas mieux.
C'était le vide."
ce creux au coeur des statues de Raphaël, qui depuis dix ans," cherche à sculpter le désir ".
Claudie Gallay, elle, dans un paysage traversé parle fantôme de Prévert, sculpte le manque avec des mots âpres et denses, sculpte l'espace des phrases.
Une remontée vers la lumière, non pas fulgurante, mais pas à pas , où les personnages marchent tous vers leur destin,s'extraient ou non de la gangue de pierre qui les emprisonne, apprennent ou non à marcher à deux. "Les Indiens Hopi disent qu'il suffit de toucher une pierre dans le cours d'une rivière pour que toute la vie de la rivière en soit changée.
Il suffit d'une rencontre."
Un livre qui peut changer le cours de notre vie ? En tout cas un livre précieux et nécessaire.

Vient de sortir en poche.

Ps:Malgré la couv' j'ai craqué (je l'avais emprunté à la médiathèque) car j'ai commis l'erreur de l'ouvrir au hasard ...et pof, j'ai replongé aussi sec ! Dans la foulée Susan Fletcher (même erreur, même conséquence) a aussi rejoint la biblio des indispensables !