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07/06/2011

Cet été là

Prenez un groupe d'amis allant du bourgeois bohème au bourgeois tout court. Les habitudes et les rituels  cimentent  ce petit groupe mais le temps et les secrets commencent à plomber aussi un peu ces quinquas encore fringuants dans leurs têtes. Confrontez- les à un mystérieux jeune homme, sur lesquel certains d'entre eux projetteront leurs angoisses et vous obtiendrez un roman plutôt convenu dont on attend jusqu'à la fin qu'il démarre enfin.véronique olmi,schtroumpf grognon le retour
Quant au style, il se révèle pour le moins bancal, à la limite parfois de l'affectation et certaines jolies images ne parviennent pas à faire oublier l'absence totale d'harmonie. Le récit et le style sonnent faux et l'on se prend à regretter Bord de mer et Numéro six, plus âpres mais inoubliables.

Cet été-là, Véronique Olmi,  grasset 2011.

25/05/2011

Le cortège de la mort

Et pourtant je l'avais attendu des mois à la médiathèque,ce Cortège de la mort ! Toujours emprunté ! Bon signe, non ?
J'avais hâte de savoir si Linley s'était remis du décès de sa femme et si le sergent Havers était toujours aussi mal fringuée et mal embouchée. Bref, j'avais envie de retrouver des personnages-amis , familiers et confortables, de prendre de leurs nouvelles.
Las ! Ils n'ont guère évolué jusqu'à la page 468 où j'ai baissé définitivement les bras. ça ronronne gentiment, le moteur crachote même un peu, on se surprend à feuilleter des pages en espérant un déclic mais non. elisabeth george
L'intrigue ? à part nous faire découvrir un superbe endroit où les poneys paissent en liberté (Elisabeth George aurait-elle été subventionnée par l'office du tourisme de New Forest Hampshire ? En tout cas, le lecteur amateur de verdure n'a qu'une idée: s'y rendre prestissimo ! ), elle m'a plutôt fait bâiller car inutilement tarabiscotée et ne présentant guère d'intérêt. Je n'ai même pas regardé qui était l'assassin, c'est dire !
Le seul intérêt de ce roman est de présenter, en plusieurs parties disséminées dans les 651 pages, aisément répérables car ayant une police de caractères différente, un récit s'inspirant très fortement de l'horrible faits-divers qui avait bouleversé la Grande-Bretagne : celle de ces assassins mineurs qui s'en étaient pris à un très jeune enfant... de  quoi vous flanquer des frissons. J'avoue d'ailleurs ne pas avoir réussi à lire la description du meurtre. Le rapport avec l'intrigue principale ? Je l'ignore encore. Peut être E. George voulait-elle présenter un panorama  de la société anglaise et des formes de violence qui s'y exercent.

à réserver à ceux qui n'avaient pas lus les précédents romans ?

03/12/2010

Taguée je fus...

...par Dame Juliette qui l'a été par Lo qui a créé un tag Armande si j'ai bien tout compris (la neige a flingué les deux neurones qui me restaient).
Il faut donc choisir cinq livres à offrir à cinq personnes. Je vous préviens en ce moment je ressemble plutôt au croisement d'un bouledogue anglais et du Professeur Rogue, ça risque donc d'être des cadeaux empoisonnés...

1/Pour tous :  : Indignez-vous ! de Stéphane Hessel, Une injonction salutaire.5169LVpbrGL._SL500_AA300_.jpg

2/ Pour les accros  aux dîners presque parfaits (j'en suis surtout pour l'ambiance entre les candidats) Petits dîners pour les bluffer de Martine Camillieri et Angélique Villeneuve. Plein de belles photos et d'idées originales pour pimenter les repas : je suis fan du dîner palindrome qiui commence par la fin et accueille les invités avec une table donnant à entendre que la fête est finie (pas encore osé le mettre en pratique...).416HprbnPXL._SL500_AA300_.jpg

3/Pour une grand-mère indigne (et celles qui rêvent de l'être): tous les Mary Wesley, en particulier Souffler n'est pas jouer, où un ingrédient très particulier donne une saveur inoubliable à une salade...

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4/ Pour les hommes qui se piquent de poésie : Baltiques de Tomas Tranströmer. trois vers de lui et ils iront se coucher .

"Un renne en plein soleil
Les mouches cousent et cousent encore
son ombre sur le sol."41ZTWYEDK7L._SL500_AA300_.jpg

5/ Pour celles dont la perspective de supporter leur famille ravive l'insécurité: Hymnes à la haine de Dorothy Parker.
 

" Je hais les fêtes :
Elles réveillent en moi ce que j'ai de pire..."

 Je te claque la bise, Dorothy , où que tu sois !

La suite à qui voudra ! je ne ferai pas de jaloux !41WW3M958KL._SL500_AA300_.jpg

 

 

11/08/2010

Made in china

Victime de la malédiction du second roman, J.M Erre ?

En tout cas Made in China possède un titre fort approprié à son contenu : clinquant et de mauvaise qualité.41E+nHhhQ3L._SL500_AA300_.jpg
Cette loufoquerie de Série Z n'arrive pas à décoller malgré les clins d'oeil (lourdingues) au lecteur. On se soucie comme d'une guigne de cette quête d'identité de Toussaint Legoupil et on n'attend qu'une chose: voir le bout des tribulations de ce"Chinoir"* en Chine.

A oublier très vite. Privilégier Série Z et Prenez soin du chien, nettement plus drôles et aboutis.

* Noir né en Chine.

Cuné a aimé. Et elle ne doit pas être la seule, tout le monde en dit le plus grand bien, dénoncez-vous les filles et les gars, je vous mettrai en lien !:)

 

 

 

 

Voici ce que j'écrivais sur Prenez soin du chien :413YoaGR-+L._SL500_AA300_.jpg

 

Plein de surprises dans ce roman échevelé, doté, comme le précise Max Corneloup, l'un des héros ,d"une intrigue téléphonée" ; Max Corneloup qui, pour échapper à ses soucis va passer deux nuits sur la plage de Saint-Valery-sur-Somme (en décembre !) et proclame "Je reviendrai grand, fier et fort.Requinqué à la tarte au Maroilles".
Bon, la tarte au Maroilles, Max, c'est plutôt dans L'Avesnois mais pas grave, on te pardonne !
Comme on pardonne à l'auteur de nous faire quitter si tôt tous ces personnages qui nous avaient donné le goût du roman feuilleton, plein de rebondissements et de mise en abyme...
Requinquant comme la tarte au Maroilles!

02/05/2010

Les fables pleines de symboles...

...ne sont vraiment pas ma tasse de thé ! Du coup j'ai abandonné : Le libraire de Sélimonte51IubwouV8L._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpg et Il ne vous reste qu'une photo à prendre ...51nsVlAoRrL._SL500_AA300_.jpg

Quant à Rroû, ben non l'écriture un tantinet poussiéreuse de Maurice Genevoix n'aura pas su me garder éveillée...41xG1i7WdbL._SL500_AA300_.jpg

27/04/2010

Maudit karma

Animatice de Talk show, Kim Lange, de son propre aveu prête à assassiner pour se tailler une place à la mesure de son ambition, meurt en pleine gloire, percutée par le lavabo d'une station spatiale.51N5gstqB9L._SL500_AA300_.jpg
Coup de bol, elle renaît mais, victime de son mauvais karma, sous forme de fourmi.Il ne lui restera plus qu'à remonter dare dare l'échelle des réincarnations pour regagner l'amour de son mari et de sa fille, allègrement délaissés de son vivant.
Je piaffais d'impatience à l'idée de dévorer ce roman présenté comme léger et drôle. Bien m'en a pris d'attendre la sortie en poche car ce n'est pas en nous balançant à la figure une louche de soupe teintée de bouddhisme-Kim Lange se réincarne à la vitesse grand V-une autre de bons sentiments sirupeux, sans compter une pincée de paillettes, que l'on obtient ne serait-ce que la pâle copie d'une comédie digne de ce nom. J'avais parfois l'impression d'être propulsée dans le dessin animé Maya l'abeille avec la description anémique de la vie dans la fourmilière, sans compter que dès qu'une péripétie se profile à l'horizon, les personnages semblent brutalement se figer avant de se décider à réagir.
L'auteur semble même parfois envie de se débarasser de tout ça et accélère le mouvement pour se dépêtrer du guêpier dans lequel il s'est- volontairement - fourré.
Quant aux comportements animaux décrits, ils ne sont même pas dignes d'un Walt Disney anthropomorphique. Le jour où on verra un chat et un chien manifester leur joie de se revoir en se roulant par terre, les crapauds voleront. Un brin de vraisemblance ne fait jamais de mal même si on ne s'attend évidemment pas à une étude scientifique dans ce genre d'ouvrage.
Seule note d'humour à surnager dans ce magma lourdingue, les extraits du journal de Casanova (oui Le Casanova) qui ponctue sporadiquement le récit et allège quelque peu cette farce indigeste. A fuir, sous peine de se voir réincarné en puce de sable .

15/04/2010

Qu'elle aille au diable, Meryl Streep !

Jeune marié, le narrateur ne jouit guère de la présence de sa femme car celle-ci préfère vivre chez sa mère et ne lui accorde ses faveurs qu'avec parcimonie . Le fait qu'elle semble avoir des connaissances en matière de sexualité bien peu en rapport avec sa prétendue virginité ne semble guère troubler le benêt qui l'a épousée.Pas plus d'ailleurs que la grossesse déjà annoncée à demi-mots.
Ce mariage arrangé semble commencer d'une bien étrange façon mais le narrateur croit pouvoir tout arranger et décider sa femme à venir habiter dans leur nid d'amour-qu'elle compare à une tombe- en achetant un superbe téléviseur. Las, il n'en profitera que tout seul car sa femme le quittera dès qu'elle aura appris la tentative de viol de son époux sur la jeune couturière venue s'occuper des rideaux de l'appartement conjugal. Abandon qui se fera en présence de toute la famille braillarde et vengeresse de l'infortunée jeune fille.51aeiGB8nkL._SL500_AA300_.jpg
Et Meryl Streep dans tout ça ? Hé bien elle est la vedette de Kramer contre Kramer que le narrateur verra en Vo non sous titré.
J'en étais au tiers du livre et je n'avais pas souri une seule fois, j'ai donc planté là le benêt obsédé devant son téléviseur et j'ai abandonné sans remords ce qui était présenté comme une comédie sur le couple et la sexualité et tenait davantage de la farce lourdaude.

28/02/2010

Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti

Même si Judy Blundell excelle à nous plonger dans l'atmosphère des films en noir et blanc, à force de vouloir terminer chaque chapitre sur un suspense ,le récit perd toute crédibilité. On a parfois l'impression que l'auteure veut nous glisser à l'oreille: "Admirez mon savoir-faire." et du coup, je suis allée droit à l'abandon. Tant pis.51JMLs-0esL._SL500_AA240_.jpg

L'avis plus enthousiaste de Clarabel.

Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti, Judy Blundell, Gallimard jeunesse, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Cécile Dutheil de la Rochère, 277 pages.

24/02/2010

Heureuse ou presque

Les héroïnes de Heureuse ou presque se marient- ou pas-, ont souvent une soeur jumelle, jalousent leur fille trop belle, ne ressentent aucun amour pour leur nouveau-né, bref explorent toute la palette-parfois dérangeante- des sentiments de la sphère féminine.  On a parfois l'impression de feuilleter un catalogue ou de regarder tourner un manège sans rien pour retenir notre attention car le style est très plat et,  aussitôt lues ,ces 94 pages ont été aussi vite oubliées. Reste une appétissante couverture.51ArxREGjiL._SL500_AA240_.jpg

16/12/2009

De grâce et de vérité

"Sacré fardeau que de porter une moitié de personne."

Parce que j'avais bien aimé d'autres romans de Jennifer Johnston, parce que j'avais envie d'une lecture facile, d'une lecture confortable, je me suis offert De grâce et de vérité. ...

Attention: exceptionnellement ce billet comporte de nombreuses révélations.41XqLZGWbCL._SL500_AA240_.jpg


De retour après une tournée théâtrale triomphale , Sally découvre que son mari veut la quitter. Elle analyse la situation et se rend compte que ce qui manque à leur couple c'est de partager un secret. Dès lors, elle n'aura de cesse de découvrir qui est son père, ce que sa mère lui a toujours caché et ne pourra jamais lui révéler puisqu'elle s'est suicidée.  Elle va donc aller poser la question à son évêque de grand-père, qui finira par lui confier une confession écrite.  La réponse est dans la question.Vu l'ampleur des dégâts, on pourrait s'attendre à une réaction à la hauteur des événements, mais non, Sally pleurniche un peu, rappelle l'époux volage  et finalement se rend compte que "Oui. je pense que je peux faire front. Que s'est-il passé pendant mon sommeil ? Une sorte d'apaisement plein de bon sens ? Un massage des cellules grises ? Tu veux encore du thé ? " Quel flegme ! Elle devrait breveter son massage des cellules grises qui mettrait pas mal de psys au chômage ! En tout cas, Sally a un "beau" secret à offrir à son ex-futur époux qui lui remarque au passage  que sa mère sera ravie de ce retournement de situation "..., elle n'a cessé de me harceler, elle détestait Marianna. Elle ne pouvait pas la supporter", Marianna étant la dernière maîtresse en date du cher époux. Notons au passage que belle-maman est aussi surtout pressée de se débarrasser de son rejeton qui s'est incrusté chez elle... Bref à coup de formules toutes faites "la vie continue", Jennifer Johnston nous entraîne au pas de charge vers un happy end de bon aloi, comme si elle voulait à tout prix se débarrasser de ces personnages et du pensum de ces 218 pages.

De grâce et de vérité, Jennifer Johnston, 10/18.

 

Florinette a nettement plus apprécié.

Je partage les restrictions de Kathel quant à la manière dont nous est présentée l'attitude de l'évêque.

Mango a été déçue aussi.

Clarabel est mitigée.