Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/05/2016

Les adieux pour débutant...en poche

"Nous n'avons jamais réussi à devenir un couple semblable aux autres.Nous aurions dû prendre des cours, suivre une formation quelconque, voilà ce que je me dis."

Légèrement handicapé, Aaron est passé de la coupe de sa mère à celle de sa sœur. Son mariage avec Dorothy a donc été une bouffée d'air pur. Malheureusement, le décès brutal de son épouse va laisser Aaron désemparé.
Au tout début du roman, Dorothy est revenue d'entre les morts lui tenir un peu compagnie. Rien d'étrange à cela aux yeux d'Aaron qui s'étonne bien au contraire des réactions ou plutôt de l'absence de réactions des autres.anne tyler
Remontant le temps, le veuf va réexaminer son mariage et parviendra progressivement à aller de l'avant , comme si la réapparition de sa femme était une étape obligée avant leurs adieux définitifs.
Un roman sans pathos, au plus près du quotidien, qui, tout en douceur, apprivoise la disparition.

le billet de Papillon qui m'avait donné envie de renouer avec cette autrice que j'ai beaucoup lue autrefois (mais pas chroniquée) clic.

 

De la même autrice, clic

 

20/08/2012

Quand nous étions grands

"Il était une fois une femme qui s'aperçut un beau jour qu'elle était devenue étrangère à elle même."

Qui aurait cru que cette jeune Rebecca,  intello timide, épouserait sur un coup de foudre cet homme plus âgé qu'elle, père de trois fillettes et propriétaire d'une maison de famille où il organise des réceptions ?
Devenue mère à son tour, elle continuera à élever les filles de Joe et reprendra le flambeau de l'entreprise familiale au décès de son mari.anne tyler,les quinqua sont sympa
à cinquante-trois ans Rebecca , tout en organisant à tour de bras des réunions familiales ou non, prend le temps de faire le point sur sa vie, se demandant par exemple si Joe l'avait épousée pour son utilité , si leur amour ne reposait pas ur des malentendus (elle n'est pas aussi enjouée qu'elle le paraît) et surtout s'il était encore temps de faire des changements dans sa vie.
Sur une trame assez classique, Anne Tyler, par la finesse de ses observations, par l'entrain de cette famille recomposée atypique (le personnage de la première femme de Joe est un poème !), par cette élégance de l'héroïne qui signale  en passant ses petits pincements au coeur mais sans jamais les transformer en récriminations, nous donne un roman plein de vie qui réchauffe le coeur !

Quand nous serons grands, traduits de l'anglais (américain) par Sabine Porte, Calmann-Lévy 2002, 343 pages qui se lisent toutes seules !

Déniché à la médiathèque.

18/08/2012

La citation du jeudi qui arrive le samedi mais c'est pas grave.

"Oh, les femmes peuvent bien trouver le mariage relativement utile pendant cette petite phase de la maternité. Mais au fil des années, elles ont de moins en moins besoin de leur mari, alors que leurs maris ont de plus en plus besoin d'elles. Les hommes comptent sur l'écoute, l'émerveillement, les mais-oui-chéri-tu es extraordinaire, les repas équilibrés, les draps propres, les parquets cirés, et puis la surveillance  de leur hypertension, les régimes sans sel, et la main dans la leur quand ils se retrouveront perdus à l'âge de la retraite. Et c'est alors que els femmes se mettent à rêver de prendre leur liberté. Elles se précipitent sur leurs déjeuners de dames, leurs réunions de clubs de lecture féminins, leurs expéditions entre filles dans le désert.

-Génial, Tina, intervint Zeb. Une chose est sûre, c'est que tu sais trouver les mots justes pour t'adresser à un couple de futurs mariés."

Anne Tyler, Quand nous étions grands (billet à venir)

 

anne tyler


06:00 Publié dans Bric à Brac | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : anne tyler