02.09.2010

Le jeudi c'est énergie !

" Mais vous ne m'avez jamais suffi, mais qu'est ce que tu t'imagines ? Simplement , j'étais trop prise par vous pour avoir de l'énergie pour autre chose, pour quelqu'un d'autre, moi par exemple ! Et vous vous êtes habitués. Que vous me soyez essentiels ne veut pas dire que vous me suffisiez, quelle idée. Est-ce que nous suffisons à nos enfants ? Bien sûr que non ! Et heureusement !"

Page 238 de Fugue , Anne Delaflotte-Mehdevi, Gaïa 2010.

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05.08.2010

Le jeudi, c'est Italie...

Depuis que je bosse,( et ça fait un bail, mais pas encore assez hélas ), mon jeudi a toujours été libéré. D'abord par hasard ou presque, mais ensuite parce que je l'ai demandé. Peut être comme un écho de mes jeudis de la semaine des quatre jeudis, quand les écoliers se reposaient ce jour-là avant qu'on ne décide de changer. Alors, vous comprenez bien que le jeudi a une saveur particulière, celui de la liberté.. Aussi quand Chiffonnette décide de le réhabiliter, j'en suis !

"Certains esprits impulsifs, laissés trop longtemps sous l'éteignoir d'un bob Heineken, réagissent de manière imprévue face à une menace subite."

Philippe Jaenada, Plage de Manaccora, 16 h 30

Billet à venir demain...

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17.01.2010

juste pour vous donner envie...

"Il existe ici des adjectifs pyromanes.
Un fil de braise les habite ,que rien n'éteint.
Ils prennent un malin plaisir, un plaisir chafouin aux feux d'encre, aux feux d'alinéa, de paragraphe, , aux feux de page et de chapitre qu'ils allument.
A leur contact, la moindre phrase s'enflamme et se consume, ne laissant qu'une ligne de cendre, une traïnée de mica noir, le silence illisible d'une poussière d'alphabet.
[...]
Les adjectifs pyromanes sont des êtres nerveux et frondeurs, des énergumènes fronduleux. L'incendie est leur joie, l'écriture la paille, la folle avoine de leur feu.
Seules leur résistent les phrases dont l'incendie leur est égal ou supérieur."

Michel Guillou, Sur le bord de l'inaperçu, Gallimard,2009, billet à venir. Merci à Bellesahi pour cette formidable découverte.

 

09.01.2010

Juste pour vous donner envie...

"Ils pénètrent plus avant dans la fûtaie, recueillis, se laissent imprégner. Lors de leurs précédentes balades, il lui a aprris à demeurer lisse et calme, tel un tronc. Elle souhaite que les oiseaux se perchent sur leurs épaules, que des lézards grimpent le long de leurs jambes . Eux nous ont repérés, murmure Ted, ils nous observent, nous décryptent et nous classent: ce sont  de bien meilleurs anthropologues qiue nous, je voudrais tellement apprendre ce savoir qu'ils ont accumulé sur notre espèce, je voudrais pouvoir mieux lire ces écritures animales -parcours et gîtes minuscules, sons ténus, parfums et fientes-, si mal déchiffrées par l'homme, et qui dessinent un territoire différent, là, si près d enous. Aux aisselles des branches, aux cicatrices des écorces, dans la lenteur des racines et la douceur  des mousses, sous le  croupissement brunâtrees flaques. ted observe, traduit quand il peut. Ici, un lièvre a gîté. Dans ce creux, un renard a dévoré des mulots."

Claude Pujade-Renaud, Les femmes du braconnier (Billet lundi !:))

Et comme juste avant Sylvia Plath déclame du Chaucer à des vaches anglaises, des Shorthorn, je ne vais pas me priver !

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