03.11.2010
L'Hypnotiseur
"- Nous sommes désolés-Vous aurez un gâteau demain."
Erik Maria Bark, psychiatre, s'était engagé à ne plus pratiquer l'hypnose médicale. Las, le massacre d'une famille va le contraindre à renier sa promesse et va l'embarquer dans une effroyable course contre la mort où sa propre famille sera impliquée.
Tout le long de cette lecture j'ai été partagée entre l'agacement de certaines invraisemblances, les ruptures de rythme du récit et l'envie de continuer car, mine de rien, ce récit nous accroche et ne nous lâche plus. Les personnages sont bien campés, le portait de la société suédoise est très intéressant mais comme le souligne Cuné, le tout manque de fluidité. Un gros pavé écrit à quatre mains et dont la suite est déjà écrite mais pas encore traduite.
L'Hypnotiseur, Lars Kepler, traduit du suédois par HegRoel-Rousson et Pascale Rosier, Actes sud 2010, 510 pages à dévorer bien au chaud.
Merci Cuné !
L'avis de Tamara
Dominique n'a pas été convaincue !
06:00 Publié dans romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : lars kepler, policier, après le chuchoteur, l'hypnotiseur, l'emmerdeur ? nan, déjà pris.
23.06.2010
L'inconnu d'Athènes
"J'ai choisi le conformisme plutôt que l'amour."
Un microcosme bien clos sur lui-même: la petite île grecque de Thiminos. Un accident: une jeune et jolie femme retrouvée morte au pied d'une falaise. Affaire classée pour la police mais pas pour ce mystérieux Inconnu d'Athènes qui, sans esbrouffe, va venir faire éclater une vérité bien dérangeante.
Grâce à Anne Zouroudi nous pénétrons dans cette petite communauté ilienne qui, par bien des aspects, sembel davantage relever de l'Antiquité que de la modernité, tant par son mode de vie, très austère et frugal que par ses croyances hors d'âge. Ce lien avec la tragédie grecque n'est-il pas d'ailleurs établi par ce mystérieux enquêteur prénommé Hermès ?
Une ambiance très bien rendue, un roman de facture classique en apparence mais où l'enquêteur est hors normes..
Merci Cuné !
L'inconnu d'Athènes, Anne Zouroudi, traduit de l'anglais par Clara Mallier Gallimard 2008,356 pages très prenantes.
06:00 Publié dans romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : anne zouroudi, grèce, policier
29.05.2010
Le tueur à la cravate
"Il tuait tous ceux qu'il aimait."
Tout part d'une photo de classe que la jeune Ruth va déposer sur le site perdudevue.com. Son objectif? Différencier les jumelles Eve-Marie et Marie-Eve, respectivement sa tante et sa mère, décédées à vingt ans d'intervalle, la première ayant été assassinée par le mystérieux Tueur à la cravate.
Bientôt d'anciens condisciples des jumelles vont se manifester et tout l'univers de Ruth et de sa petite soeur Betsabée va être chamboulé. sans compter que de nombreux indices concourent à désigner leur père, Martin Cassel, comme étant l'assassin...
Dans son journal (qui s'arrête à la date du 25 mais alors que le roman sera achevé le 3 septembre 2009), Marie-Aude Murail déclare: "J'ai opté pour une intrigue à la Higgins Clark(...) mais avec une problématique adolescente."
Sans doute est-ce pour cela que je n'ai pas été totalement séduite , ni par l'intrigue trop prévisible et mécanique, ni par les personnages qui manquent singulièrement d'humanité et d'intérêt. Il m'a d'ailleurs fallu trouver un moyen mnémotechnique pour différencier une bonne fois pour toutes qui d'Eve-marie ou de Marie-Eve était le "gentille" jumelle.
A trop vouloir traiter de thèmes différents, à trop vouloir accumuler les soupçons sur un personnage central trop peu charismatique, le lecteur attend passivement que les choses passent...
Le tueur à la cravate, marie-Aude Murail, Ecole des loisirs Médium 2010 , 362 pages à réserver aux ados? ou aux amateurs d'intrigues bien carrées.
l'avis de Clarabel (le 13/5)
06:00 Publié dans romans français | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : marie-aude murail, policier
24.05.2010
Eté
"L'été rince la douleur de nos corps."
Après un Hiver particulièrement rigoureux, le choc thermique est rude pour le lecteur qui va accompagner Malin Fors dans une nouvelle enquête au coeur d'un Eté caniculaire !
Un tueur en série s'en prend cette fois à de très jeunes filles qu'il appelle "Mes anges d'été". En effet, comme dans son précédent opus Mons Kallenfort nous fait partager les pensées des victimes décédées mais aussi celles de l'assassin.
Le lecteur retrouve avec plaisir les personnages rencontrés précédemment et même si l'enquête semble au début un peu languissante, pâtissant de la chaleur accablante, les rebondissements ne manquent pas, y compris dans la vie personnelle de Malin qui gagne ici en densité.
L'auteur rend palpable l'opposition entre l'eau et la chaleur caniculaire qui court tout au long du texte et cette atmosphère jugée dantesque par les enquêteurs mais salvatrice par le tueur.
Un roman qui confirme pleinement le talent de cet auteur suédois.
Eté, Mons Kallentoft, traduit du suédois par Max Stadler et Lucile Clauss, 440 pages .
06:00 Publié dans romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : mons kallentoft, canicule, policier, suède
30.03.2010
Le livre des morts
"La chance aussi comptait, mais selon son expérience, on réussissait en allant jusqu'au bout , en créant l'environnement propre aux caprices du hasard."
Quel est le point commun entre le Tueur de l'Apocalypse qui prévient ses victimes en leur envoyant une carte postale portant leur date de décès, une mystérieuse zone contenant les secrets les mieux gardés du gouvernement américain et un monastère sur l'île de Wight ? Il faudra toute l'expérience et l'obstination du profileur Will Piper pour venir à bout de tous les obstacles qui se dresseront sur sa route vers la vérité.
Rien de bien neuf dans ce polar, on y retrouve le couple improbable de policiers partenaires qui vont apprendre à s'apprécier, voire à s 'aimer, on le sait d'avance, la dose de fantastique apportée par ce Livre des morts qui contient déjà les noms des victimes, des décors déjà connus (Las Vegas, Los Angeles )et leur dose de glamour kitsch. Mais les personnages sont bien campés, on ne s'embarrasse pas de réflexion philosophique (on est bien loin d'Umberto Ecco et de son Nom de la rose) et c'est très bien comme ça. Du pur divertissement et il en faut aussi.
Le livre des morts, Glenn Cooper, traduit de l'anglais (Etats-unis) par Carine Chichereau, Le cherche midi, 2010 , 420 pages avec lesquelles j'ai passé un bonne fin de semaine.
Amanda n'a pas été totalement convaincue.
06:00 Publié dans romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : glenn cooper, policier, histoire
21.12.2009
hiver
"C'est toujours le désir qui tue."
Sacrifice en hommage aux dieux vikings ou meurtre commis par un esprit particulièrement tordu ? Seul le cadavre nu, obèse et gelé se balançant à une branche de chêne pourrait répondre. Mais il se contentera de commenter l'évolution de l'enquête menée par Malin Fors , inspectrice de police.Malin qui a fort à faire avec son boulot prenant, ses amours en pointillés et surtout son adolescente de fille qui se lance dans sa vie amoureuse.
Affrontant le froid d'un hiver particulièrement rigoureux, un clan familial retors, Malin Fors démêlera cette "logique absurde des sentiments." Pour autant les mystères ne seront pas tous levés, juste de quoi attendre avec impatience le prochain volume de cette série "où chaque titre est articulé à une saison."
Hiver, Mons Kallentoft, traduit du suédois par Max Stadler et Lucille Klaus, Le serpent à plumes 2009.483 pages à lire au coin du feu.
Merci Cuné !
L'avis de Sassenach qui a aussi beaucoup aimé...
Tout comme Lily !
06:00 Publié dans challenge des saisons | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : mons kallentoft, suède, policier, challenge des saisons
18.12.2009
Méfie-toi fillette
"Les prières exaucées sont la pire blague que puisse nous faire le destin."
Prenez une Miss Catastrophe énamourée, oscillant entre bêtise crasse et intelligence aiguisée. Jetez la dans les pattes de terroristes barbus.Faites la courir dans tout Paris, grimper, descendre , escalader. Donnez-lui une famille bobo -que vous égratignerez gentiment au passage -, un tonton providentiel. N'oubliez pas un méchant borgne. Saupoudrez largement d'humour , ajoutez un trait de sérieux au passage, vous obtiendrez un cocktail frais, pétillant et tonique qui vous remet la tête à l'endroit et le sourire aux lèvres.
On pense à la délicieuse Patricia des "Tontons flingueurs" ou à la mutine Marlène Jobert de "Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages" et on en redemande !
Méfie-toi, fillette, Sylvie Granotier, Editions La branche, 95 pages qui filent à toute allure. Juin 2009
Emprunté un peu par hasard à la médiathèque.
06:00 Publié dans romans français | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : sylvie granotier, policier, terrorisme, humour
30.08.2009
Le verdict du plomb
Avec Le verdict du plomb, nous retrouvons Mickey Haller que nous avions laissé blessé à la fin de La défense Lincoln.clic.
Après deux ans de soins, il se retrouve propulsé bien malgré lui dans un énorme procès où il devra assurer la défense d'un magnat du cinéma , accusé d'avoir tué son épouse et l'amant de celle-ci.
Très rapidement Haller va comprendre qu'il est en danger et sera contraint de pactiser avec un Harry Bosch qui joue ici un peu en retrait, le premier rôle étant laissé à l'avocat. Mais qui titre vraiment les ficelles? Dans un monde où tout le monde ment, où chaque mot prononcé peut faire pencher la balance, tout est bon pour gagner un procès et très accessoirement faire triompher la vérité.
Pour qui aime se balader dans les coulisses d'un métier, ce nouveau Michael Connelly est un régal ! Les arguties bizantines du système judiciaire états-uniens deviennent ici presque pittoresques-qui aurait cru qu'une joueuse de poker pouvait s'y révéler fort utile? -et l'on suit avec un intérêt toujours croissant les interrogations d'un héros qui cavale à toute allure mais trouve nénamoins le temps de s'interroger sur sa vie et ses valeurs. Un bon cru !
Un grand merci à Cath et Ch'ti 31 !
Le verdict du plomb, Michael Connelly, seuil policier, 458 pages à lire d'une traite !
06:00 Publié dans romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : michael connelly, policier, procès, justice états-unienne
03.04.2009
"Les lecteurs sont sacrés, n'est-ce pas ? "
Notre chère Thursday Next reconvertie dans la pose de moquettes ? Tsstsstss, elle a bien trop à faire : entre sa vie de mère de famille et son boulot, pas une minute à perdre !D'autant que la fin des Temps est à craindre, tout ça à cause du charmant petit Friday devenu un ado ronchon et léthargique (pléonasme ?!) qui refuse de s'engager dans la Chronogarde.
Quant au monde de la Fiction, il va être perverti par l'irruption de l'interactivité dans un roman de Jane Austen (je vois d'ici les cheveux des participants d'un certain challenge se dresser sur les têtes de leurs propriétaires !). Aux lecteurs de décider quel personnage sera évincé. Que ne ferait-on pas pour faire remonter le nombre de lecteurs dans le monde !
Vous l'aurez compris , j'ai pris beaucoup de plaisir à me replonger dans le monde créé par Jasper fforde, toujours aussi en verve et plein d'imagination. Quelqu'un qui écrit "La poésie est la cocaïne de la littérature" ne peut qu'être mon ami. Il nous réserve de belles surprise tant au niveau des péripéties que des descriptions, ainsi un superbe ballet de pianos, très cinématographique ou une superbe incursion dans un poème. L'humour et l'inventivité sont au rendez-vous,mais pour autant je ne sais pas si un tome supplémentaire s'avérerait nécessaire. Thursday sexagénaire, je ne suis pas sûre d'apprécier...
Un grand merci à Chiffonnette qui me l'a envoyé et à SBM qui l'a fait voyager , nous épargnant ainsi l'attente de sa sortie en poche !
06:03 Publié dans romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : jasper fforden le début de la fin, thursday next, jane austen, sherlock holmes et cie, humour, policier
31.10.2008
"Le savoir et l'innocence ne sauraient faire bon ménage."
"Devant la maison scintille une luxueuse Mercedes-Benz argentée rutilante qui rappelle que nous vivons à l'époque de la croissance et de l'optimisme. Je gare mon tacot juste à côté pour rappeler que toute chose est vouée à disparaître".Ecrites en 2005, ces phrases prennent une résonnance particulière étant donné la situation actuelle de l'Islande...
C'est en effet au pays des fjords que se déroule l'intrigue du Temps de la sorcière. Arni Thorarinsson y met en scène un journaliste, Einar , qui a eu la "bonne idée de devenir abstinent alosr qu'il vient d'être muté dans le Nord du pays. Les ventes de son journal vont monter en flèche quand il va mener l'enquête sur l'assassinat d'un jeune homme charismatique dont la personnalité va se révéler plus complexe qu'il n'y paraît à première vue. 
Rien de tel qu'un roman policier pour prendre le pouls d'une société et celle que nous dépeint ici l'auteur est bien loin des clichés que nous pourrions avoir sur l'Islande. Suicide des jeunes, alcool, drogues, influence de la langue et de la culture américaine, tout ceci nous montre que la mondialisation gagne de plus en plus de terrain...
Si les intrigues peinent un peu à se mettre en route, les personnages sont joliment croqués et nous passons un bon moment en leur compagnie.
Ps: la sorcellerie évoquée dans le titre n'a qu'un rôle anecdotique !
Le temps de la sorcière Arni Thorarinsson. Points seuil.426 pages
Sympathique.
L'avis de p'tit lapin.
Celui d'Essel
06:12 Publié dans romans étrangers | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : islande, policier, journaliste, le temps de la sorcière, arni thorarinsson

