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15/08/2014

Un monde sans moustiques ni cafards est-il possible ?

 "Pisseuse, tsé-tsé, de l'olive, des pluies, ou tout simplement domestiques, les mouches agacent, nuisent et parfois effrayent."

Si, comme moi, les moustiques vous ont, de la tête aux pieds, généreusement accordé plein d'étoiles et vous manifestent une affection sans pareille, la question posée par Denis Bourguet et Thomas Guillemaud dans cet opuscule de la collection Les Petites Pommes du savoir ne vous laissera pas indifférent.

Si nous cherchons à protéger les insectes qui nous sont utiles, nous voulons, au contraire, éliminer, radicalement ou pas, ceux que nous jugeons, à tort ou à raison nuisibles et ce avec des moyens variés, mais jamais sans conséquences . Les auteurs donnent des exemples précis et évoquent de manière  la guerre que nous menons depuis longtemps contre les insectes jugés nuisibles. Le vainqueur n'est denis bourguet,thomas guillebaudd'ailleurs pas forcément celui auquel on s'attend, les insectes ayant une grande capacité d'adaptation !
Parfaitement structuré, avec des textes explicatifs et argumentatifs clairs (glossaire et bibliographie à l'appui), en principe destiné aux enfants (mais pas que) ce document expose de manière limpide  et nuancée nos trois  types de relations aux insectes et les conséquences qui en découlent.
Une belle réflexion, nuancée, et pleine d'informations ,qui nous permet d'envisager les moustiques d'un autre œil...

57pages, à glisser dans la poche sans hésitation !

Pour la route, un t'ite chanson.
De rien.

05/05/2014

Poulpe fiction/quand l'animal inspire l'innovation

"Au Zimbabwe, l'Eastgate Centre de la ville d'Harare, à la fois centre commercial et immeuble d'habitations, reproduit cette organisation [celle  des termitières]. L'air est recyclé pendant la nuit et circule grâce à des ventilateurs situés à sa base. Il maintient ainsi une température de 25 °C en économisant 90% d'énergie, comparé à un bâtiment de même dimension- ce qui a permis aux habitants d'économiser environ 3,5 millions de dollars en cinq ans."

 


Même si vous n'avez pas de formation scientifique poussée (je remercie mes profs de biologie et de sciences qui ont su donner le petit bagage nécessaire pour apprécier cet ouvrage), vous pourrez lire avec enthousiasme ce texte qui montre l'infinité de domaines dans lesquels les chercheurs se sont inspirés et s’inspirent encore de la nature. 51ONk3xTrwL._.jpg
Les capacités animales sont extrêmement variées et toutes n'ont pas encore été élucidées ni totalement imitées par la science. J'avoue un petit faible pour ma copine l'araignée qui a donné du fil à retordre aux chercheurs qui voulaient imiter ses capacités extraordinaires . Pour l'instant "La course au fil fabuleux est désormais lancée"pour produire un fil à la fois efficace  (en chirurgie notamment) et économique.
Plein d'infos passionnantes donc mais un petit regret: des photos en noir et blanc émaillent le texte alors qu'un cahier central regroupent les photos en couleurs...

 Si, comme moi vous êtes curieux et fascinés par les capacités animales, précipitez-vous sur cet ouvrage qui regorge d'informations passionnantes !

Poulpe fiction, Agnès Guillot, Jean-Arcady Meyer, Dunod 2014.

06:00 Publié dans Document | Lien permanent | Commentaires (3)

25/02/2014

Un an dans la vie d'une forêt

"Une expérience directe de la forêt nous donne l'humilité nécessaire pour replacer nos vies et nos désirs dans le contexte plus large qui inspire toutes les grandes traditions morales."

Pendant un an, le scientifique David G . Haskell a étudié "un espace d'un mètre de diamètre, équivalant en taille aux mandalas des moins tibétains"sur une pente boisée dans le sud-est du Tennessee.david g. h"askell
Ce pourrait être ennuyeux à mourir mais observer ce microcosme, en privilégiant  pour chaque journée relatée (i n'y en a pas 365 !) un de ses aspects permet d'étudier "la communauté écologique", d'établir les liens qui unissent de manière souterraine ou pas les différents éléments naturels, et de replacer l'homme dans une perspective différente. C'est passionnant, on apprend plein d'informations, l'auteur est un excellent vulgarisateur et , ayant fréquenté les ateliers d'écriture américains, il est doté d'un très joli brin de plume. On frémit quand on apprend qu'un petit mammifère est capable de maintenir ses victimes vivantes mais "droguées", on se passionne pour la lutte des arbustes pour grandir et on colle des marque-pages à tour de bras devant de telles notations: "Jeter un coup d’œil sous la surface du mandala, c'est comme se poser légèrement sur la peau et sentir la vie palpiter."
Un énorme coup de cœur dont j'ai fait durer la lecture pour mieux le savourer !

Un an dans la vie d'une forêt, David G  Haskell, traduit de l'anglais (E-U) par Thierry Pélat, Flammarion 2014,334 pages enthousiasmantes !

20/05/2013

L'atelier

"Je maintiens que l'échec est un droit et que si on le craint, on ne peut rien faire . Dans l'art , il faut savoir traverser l'échec , c'est toujours après qu'il se produit quelque chose."

Miquel Barcelo (peintre)

L'Atelier, c'est d'abord une émission de Vincent Josse (un des beaux gosses de France inter) le samedi de 19 h 20 à 20 heures. C'est aussi un livre qui rassemble 27  rencontres avec des artistes contemporains, où les plus médiatisés ne sont pas forcément les plus intéressants (voir les réponses plutôt plates de Catherine Frot, (comédienne que j'aime beaucoup par ailleurs).vincent josse
Vincent Josse nous les retranscrit telles quelles, sans occulter les pauses, dues par exemple à la sieste de Jean-Paul Kauffmann, et l'on "entend " pour peu qu'on les connaisse les voix des protagonistes. Le journaliste , fin connaisseur des arts, y révèle toute sa sensibilité et amène souvent ses interlocuteurs à se dévoiler de manière très intime. ainsi Manu Larcenet avoue-t-il: "La haine du corps est l'une de mes obsessions , le dégoût qu'on s'inspire à soi-même.". Pénétrer dans l'atelier de ces créateurs éclectiques permet aussi de voir l'envers du décor et de découvrir que Fabienne Verdier a été amenée à combiner guidons de vélos et palns pour manier des pinceaux qui, une fois chagés d'encre, pèsent de 60 à 100 kilos, sans pour autant nuire à la précision de son trait !
Les photographies des intruments de travail,(sublimes!), les portraits , permettent au lecteur de prolonger le plaisir de la découverte de l'intimité  de ces créateurs au travail. Un magnifique objet à (s') offrir !

Flammarion/France Inter 2013.

06:00 Publié dans Document | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : vincent josse

02/04/2013

Toutes les maisons sont dans la nature

"Pour les fondations, on dispose des caisses de bière en plastique remplies de sacs de sable."

Non, les architectes ne bâtissent pas que des musées ou des tours géantes ! Ils imaginent aussi des habitations répondant aux demandes et aux besoins de leurs clients, sachant s'adapter et tirer parti de leurs compétences premières qui n'ont souvent rien à voir avec l'architecture.didier cornille,architecture,maisons
Composé de dix chapitres, consacré chacun à un architecte renommé, le livre de Pierrre Cornelle m'a dans un premier temps déroutée par le parti pris des couleurs primaires utilisées. Mais la qualité des informations, la clarté des dessins et l'accent mis sur la relation à l'humain m'a finalement séduite. Un petit livre, par la taille, qui m'a intéressée et saura, j'en suis sûre, capter l'attention aussi des plus jeunes.

 

Merci à Libly et aux éditions Hélium !didier cornille,architecture,maisons

26/03/2013

Wild

"Pour sauver ma peau, j'ai décidé de ne plus avoir peur et d'avancer."

Après le décès de sa mère, la famille se disperse et Cheryl Strayed va enchaîner les comportements auto-destructeurs, allant jusqu'à faire imploser son propre couple alors qu'elle aime encore son mari.
Sur un coup de tête, quasi sans préparation, elle décide de partir seule pour une randonnée de mille sept cent kilomètres sur le chemin des crêtes du pacifique, dans l'Ouest américain.415VvfZNpSL._SL500_AA300_.jpg
Afrontant les éléments, la douleur, la fatigue, elle parviendra au bout de ce périple à renouer avec elle-même.
J'ai peiné à lire ce récit qui ne présente guère d'intérêt stylistique, trop long, et où je suis restée constamment sur le bord du chemin sans aucune empathie avec cette femme dont le comportement me restait totalement étranger.


 

06:00 Publié dans Document | Lien permanent | Commentaires (7)

25/03/2013

L'école des films

""De la mauvaiseté instructive" , a dit Jesse. Son vocabulaire s'améliorait."

Parce que son fils adolescent est en train de décrocher de l'école, David Gilmour, critique cinématographique canadien au chômage, lui propose un drôle de marché : abandonner provisoirement l'école mais en contrepartie regarder avec lui au moins trois films par semaine.
Alors là le lecteur se dit qu'il va se fader une expérience néo-pédago-filmique dans le meilleur des cas bizarre, dans le pire chiante. Ni l'un ni l'autre. Car le papa est un fondu de cinéma, qui , à défaut d'argent dispose de temps pour transmettre sa passion et surtout établir une relation de confiance avec son fils, ce qui est autrement plus porteur. david gilmour
Dans la foulée, on glanera plein d'infos hétéroclites sur une flopée de films plus ou moins connus, pas forcément des classiques d'ailleurs. En effet, David Gilmour n'hésite pas à se concocter une liste de , je cite, Plaisirs coupables, de quoi éviter le côté ciné club empesé... L'écriture est fort agréable avec , en outre,  ce petit côté charmant que donne le vocabulaire québécois.

L'école des films, David Gilmour, traduit de l'anglais (Canada) par Sophie Cardinal -Corriveau, BQ 2011

 

Merci Sylvie !

28/02/2013

Pause:comment trois ados hyperconnectés et leur mère (qui dormait avec un smartphone) ont survécu à six mois sans le moindre média électronique

 "N'ayez jamais rien chez vous dont l'utilité ne soit avérée, ou que vous ne jugiez beau, écrivit-il" []

Partant du constat qu'il y a une grande différence entre communiquer et échanger, Susan Mauschart va décider de se passer de tout média électronique durant six mois( j'en vois déjà qui blémissent devant leur écran ! ).susan maushart
Dans la foulée,  elle soudoie ses trois enfants - de pur natifs numériques, comme elle les appelle -pour les entraîner dans cette expérience et observe, avec beaucoup d'humour et d'acuité leurs réactions et... les siennes !
Docteure en sociologie des médias et journaliste, Susan Mauschart ne s'encombre pas de jargon ni de théories. Son ton est enlevé, tonique et on a l'impression de lire le journal de bord d'une bonne copine qui aurait eu une idée un peu saugrenue mais qui va s'avérer porteuse de changements profonds. L'évolution des "cobayes" est en effet flagrante et les études qu'elle cite sur les effets nocifs des medias électroniques fait parfois frémir...

Un livre à dévorer d'une traite, 364 pages qui n'hésitent pas à réhabiliter l'ennui, mais qui ne le suscite jamais !

Merci à Sylvie d'avoir joué les tentatrices, en tout bien, tout honneur, bien sûr !

13/12/2012

Qui dit chat dit chien

"Le chien est un zigomar qui trouve tout rigolo. Même un mur: il fonce dedans, freine pile avant la collision (s'il y pense), repart et recommence."

Est-il possible de vivre avec un chat Et un chien ?  Forte de son expérience de trente ans de cohabitations successives, Marie-Ange Guillaume bat en brèche les clichés et répond oui avec tendresse et humour dans ce manuel décalé à l'usage des maîtres.51uBMKMR0PL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpg
Les amis des chats ET des chiens (dont je fais évidemment partie) y gagneront quelques infos et surtout se régaleront aussi bien des textes de Marie-Ange Guillaume que des dessins de Florence Cestac, en pleine forme toutes les deux !

à glisser au pied du sapin, éventuellement à la place d'un chiot ou d'un châton qui , on ne  le rappellera jamais assez ne sont pas des cadeaux à faire à la légère (on va se les coltiner 15 ans au bas mot, c'est donc un engagement longue durée !)

09/10/2012

Au fond du zoo à droite

"Voilà bien la science: vous lui donnez des phénomènes merveilleux et elle vous rend de la pâtée pour chat."

Si ,comme moi ,vous êtes  fan de l'émission de France 5 "On n'est pas que des cobayes," si vous êtes curieux, si vous êtes friand d'informations concernant les surprises concoctées par lMère Nature, si enfin vous aimez l'humour made in Vialatte et Desproges alors toutes affaires cessantes procurez-vous
 Au fond du zoo à droite!51Kc3kwz88L._SL500_AA300_.jpg
Edouard Launet s'est fadé des revues scientifiques et des articles aux titres improbables (et qui parfois font rêver), des démonstrations trapues et il nous les résume en quelques lignes et beaucoup d'humour.
Du rouge-gorge qui chante la nuit, aux insectes décapités qui survivent sans broncher plusieurs jours, en passant par le mille-pattes dont le nombre de pattes croît avec l'âge, toutes les bestioles, grandes ou petites auxquels des savants pas toujours bien intentionnés se sont intéressés, ils sont tous là.On glanera au passage bien des informations faciles à replacer dans la conversation, de quoi épater à peu de frais entre la poire et le fromage, à condition cependant d'éviter de lancer tout à trac que les corghis (les chiens dont s'entoure la reine Elisabeth) ont un goût écoeurant, si si, c'est un artiste anglais qui en a mangé un qui l'affirme ! le tout saupoudré d'un humour pince-sans rire féroce qui m'a fait sourire à de nombreuses reprises !
Bref, c'est un régal  à peu de frais (il vient de sortir en poche) qui vous attend !

06:00 Publié dans Document, Humour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : edouard launet