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15/06/2013

Marilyn, Elvis, le prince William et moi...en poche

« -OK, Lady Pas-De-Chance, tu vas te remettre en selle , et plus vite que ça. »

 

Gracie »petite excitée rigolote » tient fermement les rênes de sa vie, sous forme d'un plan en cinq ans qui lui permet de se fixer des objectifs et de s'y tenir. Jusqu'à présent sa méthode était efficace mais tout va commencer à se dérégler à partir du jour où la promotion qu'elle espérait lui passe sous le nez. Commence alors une série de catastrophes qui n'arrivera pourtant à déstabiliser notre chère Gracie et la mènera sur des chemins qu'elle avait feint d'oublier, ceux de la musique et du chant.lucy-anne holmes
Humour, bonne humeur, tendresse, héroïne au caractère bien trempé qui évolue dans le monde de l'immobilier (et non dans un milieu bien plus glamour), tels sont les ingrédients de ce roman sympathique en diable qui se dévore d'une traite, . On aurait peut être aimé que l'éditeur se fende d'un titre plus en rapport avec le contenu mais bon...

07/06/2013

Tout le monde n'a pas le destin de Kate Middleton...en poche

"Décidément , Victor n'avait que l'embarrasfred ballard du choix pour son avenir professionnel, il était aussi doué en médecine d'urgence qu'en proxénétisme aggravé. Il fallait absolument que je pense à lui offrir un costume rayé et des chaussures en croco blanches pour son prochain anniversaire."

Capucine Guillon, quarante- trois ans, divorcée, élevant seule trois enfants (Paul, Emile, Victor, dans l'ordre !) de trois pères différents, tire le diable par la queue car, toutes les mères d'ado (d'appartement ou pas) vous le diront : l'ado est un morfale qui vide votre frigo en moins de deux et dont les pieds nécessitent l'achat régulier (et fort dispendieux) de baskets . Et ce n'est pas son boulot de rédactrice de questions pour jeux télévisés qui va lui permettre de sortir son compte en banque du rouge ! Manquant chroniquement de culot, trop gentille, se fourrant elle même dans les situations les plus improbables, notre Capucine se définit comme une parfaite looseuse, mais malgré les coups de blues, il lui faut reprendre les choses en mains et repartir de plus belle !
Quadragénaires*, mes soeurs, voici enfin LE livre que nous attendions toutes: le livre sympathique en diable -et diablement réconfortant-, bien écrit, bien ficelé, sans baisse de rythme, qui met en scène une héroïne selon notre coeur ! Une femme comme nous, ni belle, ni moche, qui n'a pas un métier trop glamour, qui ne rêve pas de chaussures X ou de sacs Y , qui arrive une fois sur trois à entrer dans un trikini **et qui ne cherche pas l'amouuuuuuur à tout prix ! Nous la suivons tout au long d'une année, un chapitre par mois, et finissons avec un grand sourire au lèvres après avoir dévoré d'une traite ce roman qui me réconcilie avec la comédie ! à quand l'adaptation cinématographique ?

Tout le monde n'a pas le destin de Kate Middleton, Fred Ballard, Pygmalion 2012, 307 pages qui donnent la pêche !

*Encore pour quelques mois, si , si !

**"un mélange de bikini et de une-pièce , sauf qu'en fait il y avait trois morceaux...Trois morceaux collés les uns aux autres. Comme il n'y avait pas de mode d'emploi ni de schéma de montage, je m'étais débrouillée seule pour trouver dans quels trous je devais mettre mes jambes et dans quels orifices devaient rentrer mes bras, ce qui me prit un certain temps..."

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17/05/2013

Le mystère de la chaussette orpheline et autres tracas du quotidien

"Mais pourquoi tu n'imprimes pas recto-verso ?
ai-je demandé à mon collègue tatoué.
-Avec tout le pollen qu'ils me balancent, je me venge des arbres."

 Colombe Linotte  a un mari hyper carré, qui lit des bouquins sérieux, rechigne à gaspiller la nourriture et n'a égaré aucune chaussette depuis 1992. Il n'hésite pas , le fourbe , à user des ruses les plus viles pour être le premier au lit car sa chère et tendre déteste être la dernière à aller se coucher.
Luluchatigré partage leur vie et chipe sans vergogne les élastiques à cheveux de Colombe. Cette dernière mange compulsivement des babybel , dissimule des titres de Céline Dion dans sa play-list, est persuadée qu'"Il existe quelque part un monde parallèle et merveilleux  où vivent heureux tous [ses] objets perdus". Entre deux crises de nettoyage compulsif et de préparation (plusieurs mois à l'avance ) d'un sac de randonnée qui lui vaudra d'embarquer un bouquin déjà lu, Colombe rédige des billets sur son blog. (clic). Un éditeur a eu la bonne idée de les rassembler et de les publier !colombe linotte
On entre très vite dans ce quotidien-miroir , plein de fraicheur et d'humour.Un recueil où se succèdent des textes courts, voire très courts, qu'on picore , picore et qu'on finit d'une traite sans même s'en apercevoir !
159 pages addictives où se promènent sous formes d'illustrations  élégantes quelques objets égarés et une chatte élastique.

First 2013.

06:00 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : colombe linotte

23/04/2013

L'air de rien

"Pouvoir rire de tout, ce n'est pas rien."

Ne vous fiez pas à son air avenant, patelin, sympathique: François Morel n'a rien d'un chroniqueur qui viendrait vider dans nos oreilles un flot ininterrompu de propos insipides qui s'écoulerait aussitôt avec l'eau du lavabo car, vu l'heure à laquelle il officiait alors sur France Inter, nombreux étaient les auditeurs qui étaient encore dans leur salle de bains.françois morel
Perso, j'étais plutôt sur le parking du boulot et je devais avoir l'air bizarre, assise toute seule dans ma voiture à sourire, voire à me gondoler franchement, mais bon.
Qui d'autre que lui aurait pu suggérer, à défaut d' Albert Camus, de faire entrer au Panthéon Jean-Claude Camus, le manager de Johnny Hallyday ? "On me fera remarquer que Jean-Claude Camus n'est pas mort. Je répondrai qu'en ces temps difficiles où chaque français  doit faire corps avec sa patrie, il n'est pas l'heure de s'encombrer de considérations négligeables."
Qu'il revisite à sa façon la Nativité, évoque les passages éclairs de certains chroniqueurs humoristes à France Inter,s'empare des lettres de la mère de Nicolas Sarkozy à son fils, fustige, mine de rien, certains politiques, la critique est toujours parfaitement ajustée et le style élégant. Morel ne verse jamais dans la méchanceté gratuite car comme il le rappelle lui-même en citant Jules Renard : " La gentillesse, c'est le courage qui sourit." Des choniques iconoclastes et éclectiques pour se faire du bien !

Un petit plaisir à s'offrir en poche. Pocket 2013.

06:00 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : françois morel

01/04/2013

Petits arrangements avec la cinquantaine

"Vieillir, c'est péjoratif mais réel.
Rajeunir , c'est laudatif mais impossible."

Sous forme de chroniques, Minou Azoulai évoque  avec beaucoup d'humour, le tournant de la cinquantaine. Celui, qui, ô horreur,  fait basculer dans le camp des seniors pour le monde du travail et nous interdit tout écart vestimentaire sous prétexte que ce n'est plus de notre âge.41sEEsZKTtL._SL500_AA300_.jpg
L'auteure se met en scène et croque ses amis, sa famille, avec tendresse et justesse. Le côté bobo parisien m'a un peu agacée au début mais il émane tellement de bienveillance de Minou Azoulai que je me suis laissée prendre au charme de ces textes où chacun peut se reconnaître, au moins ne partie. Notons au passage que la réalité n'est pas édulcorée et que l'auteure en se prive pas d'égratigner au passage les magazines qui ont tendance à enjoliver la réalité des seniors, surtout dans le monde de l'entreprise. Un livre qui ne révolutionnera pas nos vies mais nous permettra au moins de passer un bon moment.

L'avis de Sylvie, la tentatrice !

Un petit passage pour la route: "Et si vieillir c'était aussi se poser ? Arrêter de courir après la performance , ne plus défier le temps ? Cultiver la lenteur et le présent sans penser au lendemain... Retrouver une liberté d'être et de vivre.  Devenir ce que l'on est comme le suggérait  Nietzsche ...Assumer l'envie de se laisser aller à la paresse , à la contemplation, au détachement , à tout ce qui fait bon vivre, sans pour autant se négliger  ou se laisser glisser sur la pente dépressive..."

ps: Cath, je te l'envoie!:)

18/03/2013

Heartburn

"-Rachel plaisanterait sur la chaise électrique. Ne vous laissez pas abuser."

Enceinte de sept mois, Rachel découvre que son second mari, Mark, la trompe depuis...sept mois , avec "une grande bringue avec un cou de la longueur du bras, un nez de la taille du pouce, des jambes interminables, sans parler de ses pieds qui sont un peu en canard."
Entrecoupant son récit de recettes de cuisine, (elle est journaliste culinaire), Rachel, avec beaucoup d'autodérision et d 'humour, brosse le portrait d'un mariage flingué en plein vol. Entre ses parents complètement frappa-dingues, son ex-meilleure amie, son futur ex-mari qui pille allègrement la vie de leur premier fils pour alimenter ses chroniques, son groupe de thérapie (-Pourquoi arrive-t-il toujours des choses à Rachel et à moi jamais rien ? sanglota Diana), le récit avance à toute allure, faisant fi de tout pathos et de tout auto apitoiement.nora ephron
On retrouve ici le talent de dialoguiste de Nora Ephron (auteure du scénario de Quand Harry rencontre Sally, avec la cultissime scène de simulation d'orgasme féminin !) dans cette nouvelle édition française* de ce qui est, en fait, son premier roman, écrit en 1983.
Donné comme purement autobiographique, Mark est en fait Carl Bernstein, le célèbre journaliste déclencheur du Watergate), Nora Ephron met en pratique ce qu'elle affirme  dans le roman : "-Je ne tourne rien en dérision, je dois simplement tirer une histoire de tout ce qui m'arrive ! C'est mon métier." et un peu plus loin, elle ajoute :
"Quand je raconte une histoire, je peux donner ma version.
Quand je raconte une histoire, je peux vous faire rire et je préfère vous faire rire que de vous faire pleurer.
Quand je raconte une histoire , je souffre moins.
Quand je raconte une histoire, je peux continuer à vivre." Une bien jolie façon d'affronter la douleur...

Heartburn, Nora Ephron, traduit de l'américain par Dominique Marion, éditions Bakert Street 2013, 256 pages entre sourires et émotion.

*Paru en janvier 1984 sous le titre C'est cuit, dit-elle chez Robert Laffont.

Sous le titre La brûlure  chez J'ai lu et France Loisirs en 1986.

Adapté au cinéma sous ce titre.nora ephron



15/03/2013

Un témoin qui a du chien

"Mes méthodes de travail peuvent paraître aléatoires et désorganisées, mais en fait, elles le sont vraiment."

Aaron Tucker, journaliste, scénariste en mal de producteur, est aussi marié et père au de deux enfants dont un ado atteint du syndrome d'Asperger. Il va donc se sentir particulièrement concerné quand un jeune homme ,lui aussi autiste, est  accusé de meurtre. Menant son enquête en parallèle de la police et avec des méthodes bien particulières, Aaron devra en outre affronte son beau-frère, sa femme et leur fils, ainsi que des membres d'une autre famille, celle de la mafia locale. Lesquels sont les pires ? jeffrey cohen
Une chose est sûre, on ne s'ennuie pas une minute à la lecture de ce" faux" roman policier, bourré d'humour, et dont le héros ressemble comme un frère à l'auteur. Mine de rien, on glane au passage plein d'infos sur le syndrome d'Asperger et on a du mal à quitter ce héros qui nous paraît déjà familier comme un vieil ami. à découvrir de toute urgence !

PS: oui, il y a bien un dalmatien dans l'histoire et même un autre chien !

Un témoin qui a du chien, Jeffrey Cohen, traduit avec verve de l'anglais (E-U) par Claire Breton,  Le Masque 2013, 401 pages qui donnent la pêche!

13/03/2013

Dictionnaires Desmarteaux

"amour: c'est pas avec des épinards, du chou et des endives qu'on nourrit correctement un enfant."

Les dictionnaires sont mon péché mignon, alors quand on m'en offre un deux- en- un, jugez de mon bonheur ! Surtout quand c'est Claudine Desmarteau (oui, l'auteure du Petit Gus, cher à mon coeur) qui s'y colle !claudine desmarteaux
En un seul volume ont donc été rassemblés: Le petit rebelle (un délice irrévérencieux de dictionnaire foutraque dont l'auteur prétendu a un pied dans l'enfance et l'autre dans l'adolescence, souffre d'un ego surdimensionné et affirme tout de go : "à la question  "Qu'est ce que tu veux faire quand tu seras grand ? Je réponds: "NON". ça a le mérite d'être clair.
Quant au Dictionnaire des synonymes , glissant d'un registre de langue à un autre dans une même phrase, il se propose tout à la fois d'enrichir le langage de son lecteur (explications discrètes à l'appui), tout en racontant l'histoire d'un pauvre garçon qui finira par avoir la bosse des maths d'une manière bien particulière, on s'en doute ! Que Claudine Desmarteau place dans un texte en principe destiné à  la jeunesse de savoureuses énumérations compilant "couards" ou "haridelle" à côté de "trouillards" ou "sac d'os", voilà qui a fait mon bonheur ! Les dessins sont à l'avenant , rageurs et tendres et l'on ne peut que sourire à la lecture de cet ouvrage ! à (s')offrir sans plus attendre !

12/03/2013

La femme qui décida de passer une année au lit

"Est-ce Mrs Eva Beaverqui respire au bout du fil ou bien un animal domestique ? "

sue townsend

 

Ses jumeaux , des surdoués imbuvables, partis pour l'université, Eva Beaver découvre qu'elle ne peut plus quitter son lit. Cela lui est physiquement impossible.  Syndrome du nid vide ? Egoïsme forcené? Immense fatigue ou envie de réfléchir sur sa vie ?  Chacun a son hypothèse.
En tout cas, la vie se réorganise tant bien que mal et prend parfois des directions fort imprévues...
Commencée sur les chapeaux de roues, cette comédie anglaise des plus sympathiques s'essouffle rapidement et tourne un peu à l'aigre. On regrettera aussi toute une réflexion scatologique parfaitement inutile et on se replongera avec plaisir dans la série des Adrian Mole qui avait fait connaître Sue Townsend en France.

06:00 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : sue townsend

07/03/2013

Le tueur hypocondriaque

"Je suis une espèce de miracle de la médecine comme l'autopsie de mon corps le montrera  aux yeux stupéfaits du public dans un futur proche."

Affligé des maux les plus improbables, Le tueur hypocondriaque rate systématiquement sa cible. Il est vrai que loucher ne lui facilite pas la tâche. Pas plus d'ailleurs que d'autres infirmités qui se révèlent à l'improviste dans les circonstances les plus fâcheuses.juan jacinto munoz rengel
En effet, à ces divers maux s'ajoute une poisse tenace qui n'entraîne que de cuisants échecs. à deux doigts de mourir notre héros parviendra-t-il à accomplir sa dernière mission ?
J'avoue, si j'ai commencé cette lecture avec le sourire, je craignais un peu le comique de répétition, dont je ne suis pas friande. Mais l'auteur a su se jouer de cet obstacle en réservant bien des surprises à son lecteur . On passe donc un excellent moment, à la fois touchant et plein d'humour avec ce tueur dont nous partageons, il faut bien l'avouer quelques travers.
Un roman, qui, une fois commencé, ne peut être que dévoré !

 L'avis enthousiaste aussi de Clara !

Le tueur hypocondriaque, Juan Jacinto Munoe Rengel, traduit de l'espagnol par Catalina Salazar, Les escales 2013, 321 pages revigorantes !