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31/12/2013

Bilan de décembre

 J'ai

* renoué avec Woody Allen grâce à Blue Jasmine et à une Cate Blanchet toujours sur le fil !

* été émue par cette quête d'identité sexuelle, sans esprit revanchard, qu'est Les garçons et Guillaume à table ! (même si la mise en scène et le parti-pris des retours sur la  scène de théâtre ne m'ont pas totalement convaincue) ;

* été fascinée par Le tunnel, série policière franco-britannique qui a su exploiter l'atmosphère si particulière des espaces industriels,  titiller les antagonismes latents entre nos chers voisins et nous (policiers français et britanniques sont tenus de collaborer un cadavre ayant été trouvé dans le tunnel sous la manche, juste à la limite des deux pays) et surtout mettre en valeur tout le talent de Clémence Poésy. à voir impérativement en VO ! Le-Tunnel-decouvrez-le-premier-episode-avec-Clemence-Poesy_visuel_article2.jpg
Comme souvent, j'ai plus été intéressée par la manière dont sont dépeints les enquêteurs que par la résolution de l'enquête : l'un , anglais, riche d’humanité et donc faillible, so british dans son humour, l’autre, française,incarnée par Poésy, qui se refuse à toute émotion, parfait petit soldat à la recherche de la vérité. Tous deux vont évidemment s'enrichir au contact de leur collègue.

* été séduite par le machiavélisme classieux de House of cards. Kevin Spacey et Robin Wright sous des abords souriants sont des monstres d'ambition de la politique et des lobbies américains. Fascinant.images.jpg

*été déçue par la dernière saison de Luther, caricaturale au possible ! le coup de la femme tétanisée qui se réfugie dans un placard, non merci !

* hâte de retrouver le si craquant Gilbert Melki dans la nouvelle saison de Kaboul Kitchen !

Mais en attendant je vous souhaite une excellente année 2014 ! Qu'elle vous soit douce ,fertile en découvertes et coups de cœur !

21/12/2013

Les invisibles

Ils ont entre 60 et 90 ans, ce sont des hommes , des femmes , en couple ou non et ils sont homosexuels. Sébastien Lifshitz les a rencontrés et, avec beaucoup d'empathie il a filmé ces sept personnes aux parcours forts et lumineux.61dO2+h81TL._SL1200_.jpg
Balayant les clichés réducteurs, Les invisibles est un film joyeux, qui ne cache rien pour autant des luttes, des difficultés que  beaucoup ont eu à assumer dans leur travail, dans leur famille, mais qu'il sont parvenus à surmonter. Pour certains, cela a pris du temps, beaucoup de temps pour affirmer leur singularité, d'autres l'ont comprise très vite.
Homo des villes ou des champs, issus de milieux sociaux variés, ils évoluent dans des univers très différents mais toujours photogéniques. Jamais ennuyeux, souvent passionnant, ces héros du quotidien témoignent aussi de la permanence de l'amour, de la tendresse et du désir chez les personnes âgées. Un film qui a trouvé un public varié (homo, hétéro, jeunes, vieux) aux dires du réalisateur , et ce n'est que justice.

César du meilleur film documentaire 2013 et en sélection officielle, hors compétition à Cannes .

Ps: ne pas tenir compte de la couverture du DVD , pas vraiment représentative du contenu.

31/10/2013

Bilan du mois

Deux films , très différents par l'esprit mais avec des avis extrêmement mitigés:

*Paulette,  mamie indigne qui, après avoir connu des jours meilleurs, va tirer son épingle du jeu en montant un commerce de space cakes dans une cité craignos. La gouaille de Bernadette Laffont ne parvient pas à contrebalancer le climat nauséabond créé par toutes les insultes racistes  que son 20395900.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgpersonnage balance toutes les trois minutes.

*Dans le genre, on les arnaque ou on les vole pour survivre, en plus trash mais shameless-saison-1.jpgnettement plus réjouissant , je préfère largement la série Shameless. Au moins, il y est question de solidarité familiale, au moins au sein des enfants, et ce toutes couleurs confondues.

 

 

*Grand central. Si j'ai aimé la présentation quasi clinique du travail dans la centrale, s'opposant aux grandes tablées chaleureuses et fraternelles des ouvriers après le boulot, je n'ai pas cru une seconde à l'histoire (d’amour ? de sexe ? ) entre les deux personnages principaux. Adam , torse nu et Eve en mini short ont beau se balader dans des décors champêtres, tout ceci reste engoncé et il manque à Léa Seydoux en particulier toute la folie qui faisait la grâce d'une Béatrice Dalle dans 37,2° le matin par exemple.à trop vouloir trop contrôler, on ne laisse rien passer, ni sentiment, ni aspect charnel.20534616_20130702111026946.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg
Dans un genre beaucoup plus réussi, on pourra toujours relire le roman dont se sont largement inspiré les scénaristes( clic ).
 Ps:Olivier Gourmet est comme d’habitude parfait dans un rôle d'ouvrier leader au bout du rouleau.

 

10/10/2013

Souffrance et travail

Quand la télévision réinvente "les dossiers de l'écran" (sans la musique anxiogène, ouf !), avec un téléfilm plein d'intelligence et de sensibilité, on en redemande !index.jpg
Surtout quand Didier Bourdon et Judith Chemla nous serrent le cœur, l'un dans le personnage d'un cadre victime de burn-out syndrome d'épuisement professionnel), l'autre dans celui d'une femme souffrant de trouble psychotiques.
J'ai vu le début du débat, là aussi les intervenants étaient pertinents et expliquaient clairement  qu'à trop vouloir s'impliquer dans son travail, sans rien en retour, on pouvait dépasser les limites et mettre en jeu sa vie...
Le site indiqué a dû être victime de son succès car il n'est plus accessible: souffrance et travail

18/09/2013

Les touristes

"Murder is green" (tuer c'est écolo.)

Mieux vaut ne pas croiser le chemin de Chris et Tina ! Partis pour leurs premières vacances en amoureux à la découverte de l'Angleterre, ils enclenchent, sur un coup de colère, un dangereux engrenage et commencent à liquider tous les gêneurs qui encombrent leur chemin, avec une logique qui part rapidement en vrille !ben wheatley
Amateurs d'humour anglais et d'humour noir vous allez, comme moi, vous régaler de ces tueurs en série hors normes qui circulent dans une caravane des plus cosy, collectionnent les trophées les plus kitsch , le tout sur fond de tubes des années 80 !

 Un énorme merci à Cathy et Laurent pour ce DVD jubilatoire, jusqu'à la dernière minute !


06:00 Publié dans je l'ai vu ! | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : ben wheatley

06/09/2013

Le monde selon John Irving...

...ou comment jeudi matin , je me suis réveillée avec des yeux de panda et une folle envie de relire tous les anciens romans de cet auteur et de redonner une chance aux plus récents !

Mercredi soir sur Arte , j'ai (enfin) découvert l'adaptation de Le monde selon Garp (ça fait tout bizarre de voir Robin Williams et Glenn Close tout jeunots). J'avais lu le roman lors de sa première parution mais je me suis faite cueillir comme une bleue par les coups que le romancier inflige à ses personnages (et à ses lecteurs par conséquent), mais aussi par la luminosité du roman que le réalisateur a su 41SW3Q4APDL.jpgconserver. Pas de pathos mais une extrême sensibilité dans le roman comme dans le film et beaucoup de pudeur. Le personnage de la transsexuelle n'est en rien ridicule ou caricaturale, juste émouvant. à noter que l'auteur fait une courte apparition sous les traits d'un arbitre lors d'une compétition de lutte.

Dans la foulée, j'ai enchaîné avec un documentaire , Le monde selon John Irving où l'auteur de à moi seul bien des personnages se dévoile petit à petit. On le voit préparer des pizzas pour l'équipe qui le filme, s'enquérant des préférences alimentaires de chacun et cela fait juste écho au film où le héros s'éclate dans son rôle de père au foyer. Rien de chiqué, juste le quotidien.irving583.jpg
J'ai beaucoup aimé le fait que le romancier se documente de manière fouillée sur des sujets aussi variés que la cuisine d'un restau , les grandes orgues d'une église ou sur l'univers du tatouage. Le plus étonnant est que les personnes dont il s'est inspirées pour certaines apparitions sont aussi interrogées et toutes se montrant à la fois flattées et épatées par l'attention dont Irving a fait preuve. Bref, si l'on ajoute à tout ça le chien du romancier sur lequel j'ai tout de suite craqué, j'ai réussi à ne pas m'endormir malgré l'heure tardive ! Passionnant et plein de charme, le bougre !

Le documentaire est disponible ici mais seulement jusqu'à mercredi prochain. Il repasse aussi sur Arte, lundi matin.

06:02 Publié dans je l'ai vu ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : john irving

31/08/2013

Bilan d'août

* Another Year, vu, revu et rerevu, quatre saisons et un couple de sexagénaires heureux en ménage et de leurs amis dont deux en situation de dépendance affective. Le rythme des saison et le jardinage en famille permettent de raconter des histoires de couples et de solitude avec beaucoup d'humanité.510Jk6xI3+L.jpg ( La couv' du DVD est atroce mais cette version comporte des bonus intéressants, contrairement à l'autre version.)

* Dans la foulée, revu pour Imelda Staunton, hyper émouvante, Vera Drake. Vera est chaleureuse et aime rendre service mais son bon cœur l'entraîne à commettre des actes répréhensibles dans cette Grande Bretagne d'après guerre. Un film subtil sur la condition des femmes . Merci Cuné !51HXW2FTDVL.jpg

Deux films de Mike Leigh où l'on retrouve pas mal de ses acteurs fétiches.

 

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*à force d'entendre parler du nouveau film de Richard Linklater, j'ai déniché à la médiathèque, le premier volet: Before Sunrise. Bavard, bavard, saoulant.  Une image de Julie Delpy, au petit matin, sans maquillage et juste sublime pour racheter un film même pas ennuyeux, juste insipide  ? Non.

*Madame ma fille étant la seule au monde à avoir échappé aux multi- diffusions de 4 mariages et un enterrement, je lui ai tenu compagnie et la VO ne nous a pas déçues ! Un film où seule l'atroce veste fleurie de Kristin Scott Thomas a vieilli. Un efficace chasse spleen !51kMiA1TOgL.jpg

Et enfin, last but nos least, Les flingueuses, par le même réalisateur que Mes meilleures amies (clic). Un film qui revisite au féminin le Buddy movie,  (film de copains) opposant à ma droite, psychorigide, liftée à mort, hyper douée dans son métier mais peu appréciée par ses collègues du FBI, Sandra Bullock la mince et à ma gauche Melissa Mc Carthy, la ronde ,débraillée, au langage de charretier, qui ne s'en laisse conter par personne et surtout par ses collègues flics. Elles vont être obligées de bosser 20540293.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgensemble et ça va dépoter ! Ah , il faut absolument voir ce film en VO et se ré-ga-ler en voyant , entre autres, comment Mc Carthy traite un client de prostituée ! D'un bout à l'autre, je n'ai fait que rigoler (et non pas sourire) et l'Homme aussi d'ailleurs ! Le dialogue est un feu d'artifice permanent et tant pis pour les pisse vinaigre qui s'offusqueront de la palanquée de dick, balls et autre vagina qui émaillent les propos de Mc Carthy ! Un film féministe réalisé par un homme ? On en redemande !

14/08/2013

Mes meilleures amies : séance de rattrapage

Imaginez un peu : votre pâtisserie a fait faillite, votre petit ami en a profité pour prendre la clé des champs et votre nouveau boy friend est juste un goujat ! Heureusement, votre meilleure amie depuis l'enfance se marie et vous allez pouvoir lui organiser une méga fête ! paul feig,feel good movie
Las , nouveau problème à l'horizon: vous découvrez que vous possédez une rivale qui tente de vous ravir le titre de meilleure amie et celui d'organisatrice de l'enterrement de vie de jeune fille. En plus cette ennemie en puissance est riche, sublime, juste parfaite ! Jetterez-vous l'éponge ?
La préparation d'un mariage, concentré de tensions , est ici utilisée, non pour régler des problèmes familiaux ,mais amicaux et donner l'occasion à une belle brochette d'actrices de montrer l'étendue de leur talent comique.
Kristen Wiig ,sur qui s'abat cette avalanche de calamités, a une énergie folle et, dans le rôle de la soeur du marié, Melissa McCarthy n'a rien à lui envier. La romance est assurée par un nounours craquant, Cris O' Dowd,  ange gardien de la route devant qui l'héroïne va se livrer à un hilarant festival de délits routiers  pour le forcer à réagir ! Attention, ces demoiselles ne font pas toujours dans la dentelle et c'est parfois un peu trash mais bon, le filles ont bien le droit aussi de se lâcher ! Un film bourré d'énergie que j'ai revu avec plaisir à plusieurs reprises ! à voir absolument en V O !

09/08/2013

Les femmes du bus 678 (séance de rattrapage)

Dasn les espaces publics, les hommes cairotes, profitant de la foule, pratiquent communément des attouchements sexuels sur les femmes, et ce ,  en toute inpunité. En effet, ces dernières, faute d'être protégées par la loi et craignant le déshonneur qui s'abattrait sur elles et leur famille, n'osent pas porter plainte. Ce qui, d'ailleurs ne serait pas d'une grande utilité ,ces faits n'étant pas considérés comme des délits.
Trois femmes, appartenant à des milieux différents, vont pourtant briser la loi du silence et oser se rebeller.L'humiliation et la peur changent de camp...
Malgré quelques maladresses scénaristiques, Les femmes du bus 678 est un film qui présente un panorama riche de la situation faite aux femmes dans la ville du Caire. De manière subtile, le réalisateur évoque la situation actuelle qui a empiré car avant les femmes s'habillaient court et n'étaient pas harcelées pour autant. La surpopulation urbaine, la flambée par conséquent des prix des logements, empêchant les jeunes couples de vivre ensemble sont peut être des explications partielles à cette frustration sexuelle des hommes. Pour autant les femmes sont niées dans leur identité, un dragueur avoue même en toute candeur qu'il n'accorde aucune importance au visage de la femme qu'il agresse ! Une scène, particulièrement éprouvante, montre même une foule masculine surexcitée qui s'en prend à une femme, juste parce que c'est une femme !
Dans l'espace privé, leur situation n'est guère plus confortable, les mariages d'amour ne semblent pas monnaie courante et le poids de la société est tel que même dans un couple aisé et moderne l'homme va réagir pour protéger son amour-propre et son honneur au lieu de prendre en compte la douleur de son épouse. L'espoir vient pourtant du couple le plus jeune qui,malgré les pressions, parvient à faire front et à transmettre un message d'espoir.
Cette lutte de trois femmes cairotes fait bien évidemment écho aux violences qui sont faites aux filles partout dans le monde mais n'est jamais désespérant, bien au contraire ! un film à (re) voir de toute urgence ! Un film nécessaire  et jamais plombant !





 Dasola en a parlé , la route du cinéma également. Aifelle, il me semble que toi aussi, mais je ne retrouve pas ton billet !

Déniché à la médiathèque .

07/08/2013

The hours (séance de rattrapage )

En 1999 , j'avais lu à sa sortie , dans des circonstances très particulières ('Homme s'était risqué à m'offrir non pas un, mais deux romans de la rentrée littéraire, (exploit non renouvelé depuis lors...) tout seul comme un grand et il était tombé pile poil !:) ) The hours, le si sensible et poignant roman de Michel Cunningham.
Des années après, je me suis enfin décidée à visionner l'adaptation cinématographique, couverte de prix et de louanges. Quel bonheur ! Trois immenses actrices incarnent ces femmes d'époque différentes qui, dans un premier temps semblent totalement indépendantes les unes des autres, mais qui seront bientôt reliées de manière subtile et non artificielle. L'unité du puzzle, ,dans le film , est mise en place par les couleurs, la lumière et les actrices, chacune à leur façon, ont su se glisser dans ces personnages toujours sur le fil du rasoir.
J'avais gardé des images très fortes du roman (la préparation du gâteau d'anniversaire que Laura Brown confectionne avec son fils et qu'elle veut absolument parfait, la mort de Virginia Woolf aussi bien sûr, l'auteure dont la présence courait en filigrane tout au long du roman de Cunningham) et je les ai trouvées parfaitement rendues. L'atmosphère du roman est totalement restituée par le film et l'on ne peut qu'être ému au plus profond par ces trois portraits de femmes. à noter la performance de Toni Collette qui, sous couvert de légèreté , révèle une fragilité émouvante. à ne rater sous aucn prétexte qu'il s'agisse du film ou du livre !