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28/11/2010

Dans quel ordre lire les Wallander?

1) Meurtriers sans visage
2) Les Chiens de Riga
3) La Lionne blanche
4) L'Homme qui souriait
5) Le Guerrier solitaire
6) La Cinquième Femme
7) Les Morts de la Saint-Jean
8) La Muraille invisible
9) Avant le gel
10) L'homme inquiet (Billet à venir demain)

Les 9 premiers tomes sont sortis en poche.

A noter la réédition en volumes réunissant plusieurs aventures de Wallander.

Repéré aussi quelque part sur le net qu'il existe un volume de nouvelles mettant en scène  Wallander, datant de 1999 et pas encore traduit en français. Affaire à suivre.

27/11/2010

C'est dans la poche, Pippa!

"Tu n'es pas facile à coincer , Pippa."

Pippa Lee, cinquante ans, et son mari Herb, trente de plus ,viennent de s'installer, à la surprise de leurs amis, dans un lotissement chic pour retraités. Se sentant d'abord libérée, Pippa, "considérée par ceux qui la connaissaient comme une des dames les plus charmantes, les plus gentilles, les plus adorables, les plus simples et les plus rassurantes qu'il aient jamais vues", va peu à peu laisser remonter à la surface bien des émotions enfouies, liées à un passé tumultueux.9782757820193.jpg
Ainsi se construit, étapes par étapes, l'images à facettes d'une Pippa beaucoup moins lisse qu'il y paraissait de prime abord.  C'est aussi l'histoire d'une lignée de femmes à l'histoire perturbée et d'une mère, Pippa, qui ne veut pas léguer à sa propre fille, un héritage empoisonné.
Fille, amante, épouse, Pippa se définit par rapport aux autres mais a-t-elle jamais existé pour elle-même, dans sa quête de sécurité affective ?
Un roman plein de rebondissements, de remarques vachardes qui nous promène aussi dans le monde de l'édition et des écrivains. Une jolie réussite à laquelle manque juste un peu moins de retenue, une étincelle de folie plus assumée. Une lecture très agréable.

A noter que ce livre de Rebecca Miller a été adapté au cinéma par elle-même.

Points seuil 2010.

24/11/2010

Les ombres silencieuses

"Elle était là, aux yeux de tous, mais personne ne l'avait vue."

Un photographe -devenu un quasi clochard -assassiné ; une adolescente, livrée à elle même dont nous suivons, impuissants la lente marche vers son prédateur, tels sont les principaux protagonistes de ce roman qui nous permet de retrouver le commissaire Knutas et le journaliste Johan Berg (Cf Celui qu'on ne voit pas. )51mmucFUcOL._SL500_AA300_.jpg (ici)
De novembre au lendemain de Noël, nous allons les suivre sur l'ïle de Gotland, dans un paysage saturé de brume et de neige, découvrant  un peu plus leurs vies privées et leurs sentiments.
Comme souvent dans les romans policiers, j'ai davantage apprécié l'atmosphère et les portraits des personnages que l'intrigue en elle même, qui joue plus comme un révélateur des turpitudes de ceux que nous cotoyons et qui pourraient être nous  que comme un exercice de style. Classique mais efficace et plus réussi à mon avis que le précédent car l'auteure semble avoir trouvé ses marques.

Les ombres silencieuses, Mari Jungstedt, traduit d du suédois par Maximilien Stadler et Lucile Clauss, Plon 2008, 295 pages de saison.

 

Merci Cuné !

22/11/2010

Pied-de-mouche

"Mazzie, maman et moi étions tous sous amphétamines. En ce sens-là, nous étions tous de la haute."

Quel drôle de p'tit bonhomme que ce John Cromer, cloué au lit depuis l'âge de trois ans  par une maladie rare des os ! Plein d'imagination, c'est un être délicieusement excentrique qui analyse avec finesse et beaucoup d'humour les subtilités du monde qui l'entoure. Ce monde dans lequel il ne fera d'abord que de brèves incursions mais qu'il parviendra petit à petit à s'approprier.418EOHiZMxL._SL500_AA300_.jpg
Jamais d'auto-apitoiement mais une analyse féroce parfois de son comportement et de celui des adultes, parfois sadiques, qui l'entourent. Il observe tout avec intérêt , y compris les erreurs de la médecine (voir le titre !) et parvient malgré tout à rester un enfant non pas comme les autres mais presque. On le suit de l'enfance à l'adolescence et même si le  roman comporte 595 pages qui font parfois ployer nos poignets, on se retrouve à la toute fin un peu déçu de ne pas en avoir davantage à se mettre sous les yeux !

Pied-de-mouche*, Adam Mars-Jones, traduit de l'anglais (Royaume Uni) par Richard Cunningham, Jean-Claude Lattès 2010.

*voir ici

20/11/2010

L'anniversaire du chat assassin

"Des fantômes dans le placard et des bosses dans le lit, voilà le prix à payer. Que cela vous serve de leçon !"

Sacré Tuffy ! Parce que ses maîtres ont décidé de fêter Halloween plutôt que son anniversaire, (quelle idée d'être né un 31 octobre in England !) notre chat préféré va leur mener la vie dure une semaine durant et organiser sa propre fête. Evidemment les chiens seront interdits. Evidemment une floppée de chats délurés qui s'amusent et bambochent cela ne peut que tourner mal... Mais bien sûr , comme d'hab' ,Tuffy retombera sur ses pattes et continuera de martyriser sans vergogne son maître.41SDRz5p4xL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA300_SH20_OU08_.jpg
Les chats font la loi !
Une nouvelle aventure sympathique de Tuffy, même si Hallowen a perdu tout son impact en France. Les dessins  pleins de malice de Véronique Deiss contribuent au plaisir de ce roman destiné aux enfants qui aiment déjà lire tout seuls.

 L'anniversaire du chien assassin, Anne Fine, traduit de l'anglais par Véronique Haïtse.71 pages qui se gaussent (gentiment ) des chiens.

19/11/2010

Le journal secret d'Amy Wingate

"...à qui j'ai envie d'abandonner mon self-contrôle, le bon sens qui m'a étranglée depuis tant d'années, ma solitude , aussi, vide , aride."

Elle qualifie parfois son journal de "divagations psychologiques à la noix", dépréciant ainsi le contenu du texte qui l'aide à canaliser le flot de ses pensées et à satisfaire la curiosité du lecteur. Elle  ? Amy Wingate, prototype parfait de la vieille fille coincée . Du moins en apparence. Car la trop sage Amy qui analyse, sans concessions les liens qui l'unissent à sa riche et jeune amie un tantinet condescendante à son égard, qui use d'elle comme d'un faire-valoir, sait aussi se montrer impulsive et passionnée. 41r3tHzmF5L._SL500_AA300_.jpg
Willa Marsh , avec un style parfois délicieusement surranné (qui fait encore des emplettes de Noël ? ) nous brosse ici un portrait à la fois plein de charme et de causticité. Un régal  dont j'ai savouré la lecture en la faisant durer le plus longtemps possible pour ne pas quitter trop vite cette Amy aux multiples facettes. Si délicieusement british !

Merci Cuné !

De la même auteure : ici !

15/11/2010

Longue sécheresse

"Quelque part, songe-t-il nous trouvons la force."

Une vache gravide qui se sauve, un homme qui la cherche par une journée caniculaire. Et, tout en cheminant, il pense aux relations qui l'unissent à sa femme, relations qui sont en train d 'évoluer,  à son père qui a su changer de vie pour la prendre à bras le corps et ainsi faire face au désespoir qui aurait pu s'emparer de lui. En écho à cette voix intérieure, surgissent aussi celles des autres protagonistes, et, en parallèle les micro événements alternant joie et tragédie qui jalonnent la vie de la ferme.51zFGoUvUML._SL500_AA300_.jpg
Presque rien donc mais une pensée qui se donne à voir dans les moindres replis de son âme, une attention précise et poétique à la nature et à toutes les formes de vie, de la plus humble à la plus éclatante.
L'auteur , qui est aussi exploitant agricole et viticole, sait nous faire partager son amour de la terre et des êtres vivants mais aussi toucher au plus près les émotions et se jouer du lecteur, en se jouant de la chronologie. Un enchantement champêtre !

Longue sécheresse, Cynan Jones, traduit de l'anglais (pays de Galles) par Mona de Pracontal, Joëlle Losfeld 2010, 131 pages écrasées de chaleur.

Merci à Keisha pour le prêt !

Clara a aimé aussi !

13/11/2010

Parti tôt, pris mon chien #2

"Une justice ironique, une forme de jurisprudence pour laquelle Jackson avait une affection particulière."

Mères assassinées, mères sans coeur qui au contraire s'acharnent à ne pas mourir, enfants enlevés mais qui font preuve comme souvent chez Kate Atkinson d'une résilience sans ostentation, policiers véreux et au milieu de ce maelström vertigineux orchestré de main de maître par l'auteure, notre détective privé préféré, Jackson Brodie.
Jackson qui n'est nommé qu'à la page 50 et manque parfois se faire voler la vedette à la fois par le chien du titre et surtout  par une nouvelle venue, Tracy Waterhouse , formidable personnage de policière capable tout à la fois d'estourbir un malfrat d'un coup de sac à main (dûment lesté d'une torche de police il est vrai) que d'effectuer un bien curieux achat.
Kate Atkinson nous balade (dans tous les sens du terme !) entre 1975 et notre époque dans un Yorshire où plane l'ombre d'un tueur en série et où ses personnages se déplacent sans cesse pour revenir à leur point de départ : Leeds.61bndQI-VwL._SL500_AA300_.jpg
Une fois de plus l'auteure  se révèle la reine de la frustration, jouant avec virtuosité de l'attente du lecteur et de toutes les possibilités de manipulation que lui offre l'écriture. Péripéties, fausses pistes, le lecteur ne sent pourtant jamais perdu car Kate Atkinson excelle à se glisser aussi bien dans la peau d'une vieille actrice qui perd à la fois son porte-monnaie et ses mots , que dans celle d'un vieux policier tenaillé par l'idée de vengeance. Atkinson maîtrise totalement la forme de son roman ainsi que son style, parsemé de petites pépites d'humour (parfois noir), de remarques caustique et de citations. Qu'une vieille actrice se remémore des vers de Shakespeare, en particulier de La tempête, comme un écho de celle qui se déroule dans son crâne, n'a en soi rien d'étonnant mais qu'un homme supposé fruste en fasse autant avec des vers d'Emily Dickinson l'est déjà beaucoup plus ! Et c'est comme ça tout au long de ce roman jubilatoire où le lecteur se fait sans cesse berner et en redemande, ce que Atkinson a aussi prévu car tous les mystères ne sont pas forcément éclaircis...Un roman qui se dévore à toute allure !

Bravo à l'équipe éditoriale qui a réussi le tour de force d'en dire suffisamment pour donner envie sans pour autant révéler quoi que ce soit des multiples chausse-trappes de ce texte dans la 4 ème de couv' !

Bravo aussi à la traductrice , lsabelle Caron !

Kate Atkinson, Parti tôt, pris mon chien, Editions de Fallois 2010 , 388 pages épatantes !

08/11/2010

Le journal d'Aurélie Laflamme

"...la dernière fois, j'étais normale. Presque."

Encore un simili journal d'ado ? Oui mais déjà la présentation est très soignée (façon carnet épais, bords arrondis et élastique argenté, très fifille donc) et en plus cet ado est vraiment craquante car totalement gaffeuse et un tantinet coincée au niveau des émotions. Le fait que ce roman se déroule au Québec donne un côté très exotique à l'affaire, ainsi les noms des personnages sont-ils aussi excentriques que ceux de la BD de Bretécher, Agrippine !51AmAR0qGOL._SL500_AA300_.jpg
L'univers scolaire du collège de filles (!) est très bien dépeint et si nous nous plaignons souvent que les enfants français soient stressés par l'école, apparemment ils ne sont pas les seuls !
Même si au début, j'étais un peu réticente, je me suis vite prise au jeu et j'ai trouvé mon compte dans cette lecture plaisante et divertissante.

Le journal d'Aurélie Laflamme, Michel Lafon 2010, 274 pages pétillantes.

03/11/2010

L'Hypnotiseur

"- Nous sommes désolés-Vous aurez un gâteau demain."

Erik Maria Bark, psychiatre, s'était engagé à ne plus pratiquer l'hypnose médicale. Las, le massacre d'une famille va le contraindre à renier sa promesse et va l'embarquer dans une effroyable course contre la mort où sa propre famille sera impliquée.41-d0ULEwFL._SL500_AA300_.jpg
Tout le long de cette lecture j'ai été partagée entre l'agacement de certaines invraisemblances, les ruptures de rythme du récit et l'envie de continuer car, mine de rien, ce récit nous accroche et ne nous lâche plus. Les personnages sont bien campés, le portait de la société suédoise est très intéressant mais comme le souligne Cuné, le tout manque de fluidité. Un gros pavé écrit à quatre mains et dont la suite est déjà écrite mais pas encore traduite.

L'Hypnotiseur, Lars Kepler, traduit du suédois par HegRoel-Rousson et Pascale Rosier, Actes sud 2010, 510 pages à dévorer bien au chaud.

 

Merci Cuné !

L'avis de Tamara

Dominique n'a pas été convaincue !