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21/06/2007

Chaises musicales

Cécile mène une vie des plus rangée et ne veut surtout pas qu'une stagiaire vienne prendre sa  place...Pourtant tout va basculer quand Sandrine , alias Chloé, va de nouveau faire irruption dans son existence.51dFYnftR0L
Le passé revient en force et Cécile se souvient de Chloé la  délurée mais aussi la vénéneuse qui était devenue sa soeur de sang. Chloé a besoin d'elle et Cécile ne demande qu'à l'épauler mais trouvera-t-elle la bonne limite? Ne va-t-elle  pas trop en faire en s'immiscant dans la vie de son amie? Ira-t-elle jusqu'à usurper sa place ?
Avec A ta Place je découvre l'univers si particulier de Karine Reysset, son style épuré mais vigoureux et je n'ai qu'une envie, poursuivre mon incursion.

Merci encore une fois à Clarabel !

15/06/2007

Maison mère

Grâce à la grande gentillesse d'Anne ,ce livre de Catherine Clément a franchi une frontière et s'est niché dans ma boîte à lettres...9782841111961
Il fait partie de la collection dans laquelle se sont illustrés Didier Decoin et Philippe Delerm (A Garonne fait partie de mon panier d 'été et m'attend sagement...).
S'il était question d'une quête chez Decoin, la Maison mère de Catherine Clément est un membre à part entière de la famille. C'est là que l'auteure vint trouver refuge ,petite fille ,pendant la seconde guerre mondiale; là que "mes yeux se sont ouverts sur le monde et savez-vous?  Grâce à elle ,il était beau quand même".
Catherine Clément part aussi à le recherche de l'histoire  de cette maison et découvre un passé pas toujours glorieux...
Mais , plus que  tout, la maison  exerce un véritable pouvoir sur la famille :
"lLe jour du retour, la maison vous endort . On est si bien ! La maison autorise, disons, quarante-huit heures.Au bout de  ce délai, l'esprit de Louis revient. On travaille; idéalement, on découvre et, pour le plaisir, on peint."
Cette maison, idéalement située en bord de Loire, devient néanmoins cosmopolite au fil du temps, par le melting pot de ses habitant et de sa décoration, car la maison est "vivante" et assimile tout ce qu'on lui offre...
Une écriture qui rappelle parfois Colette par sa sensualité et une grande générosité de l'auteure qui nous fait entrer dans cette attachante demeure.
Merci encore ,Anne !

13/06/2007

Pourvu que ça dure...

Je l'avais repéré il  y a quelques temps,Clarabel a signalé sa sortie en poche et a souligné ses qualités alors j'ai foncé !413YoaGR__L
Un chien dans le titre et en couverture, une  rue , que même imaginaire  j'incorpore à ma collec':  rue de la Doulce-Belette, et une galerie de personnages plus loufoques les uns que les autres, Prenez soin du chien a tout pour me plaire.
J.M .Erre a imaginé  deux immeubles face à face et deux personnages centraux qui  se livrent à une sorte de duel visuel, chacun se croyant épié par l'autre , ce qui va bientôt dégénérer pour notre plus  grand bonheur.
Autour d'eux gravitent des voisins qu'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi mais qui m'ont fait hoqueter et pleurer de rire (et pourtant je n'avais pas  bu mon apéritif campagnard, je le jure !), ce qui ne m'était pas arrivé depuis mon premier Philippe Jaenada !
Je n'en suis qu'à la page 83 mais je tenais à vous faire partager d'urgence ce bonheur de lecture .

La suite,ici !

09/06/2007

Disparition

Françoise Dolto disait que dans une maison il ne peut y avoir de secrets s'il y a des enfants ou des animaux.
Ainsi en est-il dans le roman D'Arnaud Cathrine, Sweet home , au titre évidemment ironique.
Les faux jumeaux, Lilly et Vincent, plus tard Martin, prennent tour à tour la parole pour raconter cette famille brisée par le mensonge et par le suicide de la mère.9782070344475
Cet acte résonnera toujours en eux et ils en garderont les séquelles dans leur difficulté à créer une famille  "normale".
Une écriture sèche et précise toute en retenue qui résonne longtemps en nous.
Merci à Clarabel de m'avoir  conseillé ce  roman pour poursuivre ma découverture de Cathrine.

08/06/2007

Nuages, merveilleux nuages

Un couturier japonais , au soir de  sa vie,  embauche une jeune bibliothécaire, Virginie pour mettre en ordre sa collection de livres consacrés à la météorologie et en particulier aux nuages.
C'est l'occasion pour Akiro de nous faire partager sa passion pour le premiers scientifiques à avoir voulu établir la taxinomie des nuages.Apparaissent alors des personnages pottoresques qu XIX ème siècles plus attachants les uns que les autres.9782070344635
C'est aussi l'occasion pour le couturier de découvrir que cette passion pour les nuages n'est pas fortuite mais qu'elle a rapport avec tout un pan de  son passé qu'il avait volontairement occulté...
Quand on médite, il est souvent conseillé de laisser passer les pensées parasites comme passent les nuages dans le ciel...
Ainsi en est-il d'une certaine façon dans le roman de Stéphane Audeguy, La théorie des nuages, où les personnages semblent glisser sans heurts d'un état à un autre.
Les ruptures, les séparations, les deuils ne semblent guère les affecter non par insensibilité,  indifférence ou résignation mais par un certain détachement. Cependant une très grande sensibilté se lit dans ce premier roman au style très particulier  et j'ai hâte de découvrir le deuxième roman de  cet auteur.

Merci à Moustafette de me l'avoir fait découvrir !

La critique de Chiffonnette.


05/06/2007

Ne Nothomb pas

Pour être franche,je n'aurais pas parlé du roman d'Amélie Nothomb,  Acide  Sulfurique, qui vient de sortir  en poche , si je n'avais pas entendu jeudi matin qu'une nouvelle émission de téléréalité  allait mettre en  scène une malade ,dont les jours étaient comptés, qui avait décidé de faire  don de ses reins et des gens en attente de greffe.La malade aurait donc tout loisir  de choisir qui bénéficierait ou non de son don d'organe...Heureusement ce n'était qu'une mise  en scène  (d'un goût plus que douteux) pour alerter sur l'insuffisance des dons d'organes.9782253121183
Une amie m'a prêté le roman de Nothomb, que je n'aurais pas  lu autrement, n'appréciant cette auteure que dans ses romans à tendance autobiographique, et mon avis est resté le même: ses dialogues sans récit ou presque autour, ses  personnages trop caricaturaux ne m'ont pas plu. Il  n'en reste pas moins que la charge est féroce.
Pour l'instant, le roman de Nothomb mettant en scène un loft-story façon camp de concentration reste  encore excessif mais pour combien de temps encore...

01/06/2007

Une bouffée d'air salin

Avec vue sur la mer est un roman d'amour. Le roman d'amour d'un écrivain, Didier Decoin, et de sa femme (et bientôt de leur petite famille) pour une maison.
Une maison qu'il leur faudra longtemps guigner, longtemps calfater mais qui deviendra comme une extension d'eux mêmes.9782266165792
C'est aussi un roman d'amour avec une région et ses habitants , un roman d'amour avec la  langue, que Chantal, la femme de l'auteur malmène parfois si joyeusement ("remonte l'autocar" pour "remonte l'édredon" !) alors qu'elle jongle allègrement avec les noms latins des plantes du jardin.
Beaucoup de tendresse entre cette femme  et celui qui se baptise lui même  "Oncle podgers" car il  est doté de deux mains gauches en matière de bricolage ...
J'avais beaucoup aimé les premiers romans de Didier Decoin (John l'enfer, les  trois vies de Babe Ozouf ), puis j'avais un peu perdu de vue cet auteur, me contentant de remarquer son nom dans un générique de  téléfilm. C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé son style, aussi goûteux que les poissons qu'il  nous donne envie de savourer. Un petit plaisir à s'offrir en poche.

28/05/2007

La fascination de Virginia

M. Cunningham, dans les Heures mettait en scène les dernières heures de Virginia Woolf ( ce qui ne constituait qu'une partie de son tryptique).
La même année, Laurent Sagalovitsch, publiait La canne de Virginia, fasciné lui aussi par ce "trou noir" (au sens astronomique du terme).9782742744497
Mêlant fiction et réalité (citations du journal de la  romancière anglaise),  il brosse un portrait de Virginia vue par Léonard, son mari, et par Louie, l'employée de maison.
Tous deux ne peuvent que constater la souffrance de l'écrivaine que la médecine ne peut soulager.
En toile de fond, la pluie, les bombes sur la campagne anglaise où Louie ne veut en aucun cas être enterrée,( n'envisageant pas de gaieté de coeur de "papoter avec les taupes" !) la guerre et "pendant que je vous écris  quelque part en Pologne, en Allemagne, des  hommes, des femmes,  des enfants..."
Quant à la canne,elle est le seul signe que Virginia a laissé , fichée sur la rive de l'Ouse où  elle est entrée le  poches pleines de cailloux.
L'auteur a su se couler avec aisance dans l'univers de V. Woolf et se l'approprier, en n'oubliant pas les touches d'humour de l'écrivaine anglaise (que l'on pouvait en particulier voir ici).
A savourer sans modération.

Ps: Christian, je n'avais pas oublié mais je viens juste de trouver ce roman ,que vous m'aviez conseillé, à la  médiathèque !

Pps: Virginia est aussi une des héroïnes d'un autre roman dont Clarabel  nous parle ici.
Perso, j'ai nettement moins apprécié cetexte , le trouvant trop "appliqué" à bien vouloir faire...Néanmoins il  m'a donné envie de découvrir les amies de Virginia.

22/05/2007

"écorché mon p'tit coeur tout mou". Olivia Ruiz

Des parents,il n'en sera pas beaucoup question. Escamotés par le destin et par l'auteur qui centre l'attention sur la relation privilégiée qui s'établit entre un grand-père et son petit-fils, narrateur du Café de l'Excelsior.
Un univers aussi que ce café, véritable temple d'un culte qui ne souffre aucune présence féminine (une touriste égarée y laissera un trophée fort original !), un temple où se côtoient des personnages bougons et attendrissants.9782253120810
Pas de pathos cependant et c'est tout en retenue que Philippe Claudel peint l'inéluctable séparation...
Un roman très court (moins de cent pages) mais qui laisse une impression durable.
Merci à Bellesahi de me l'avoir fait découvrir !

20/05/2007

A prendre ou à laisser

Ce premier roman commence comme un conte de fées mais, à la suite d'un quiproquo,l'eau de rose tourne très vite au vinaigre et la machine s'emballe.
On se  sent à la fois un peu chez Boris Vian et un peu dans l'univers de M.  et Mme Bonhomme (sans que cela soit péjoratif) tant les personnages apparaissent naïfs (au sens de la peinture du même nom).
Dans ,(on prends sa  respiration) ,N'allez pas croire qu'ailleurs l'herbe soit plus verte...Elle  est plus loin et puis c'est tout. , Murielle Levraud s'est visiblement beaucoup amusée en jouant avec son lecteur (différant tout en annonçant à moitié des événements, donnant à ses  chapitres des titres complètement loufoques " Si femme soûle frappe à ta porte,  n'ouvre pas, fais la  morte", "Hérisson ? Ecrase!*", ".h l'.mour".
Elle a su créer un univers riche et personnel mais il  est dommage que trop souvent les personnages semblent s'agiter dans le vide car ils manquent un peu d'épaisseur . L'histoire en elle même n'a pas grande importance car c'est plus son aspect folledingue  qui séduit ou agace.9782266160148
J'ai bien cru dans un premier temps que je n'irai pas jusqu'au bout de ma lecture mais je me  suis laissée séduire par ce monde fou,fou,fou...

* Celle qui applique ce conseil s'en repentira bien évidemment dans le roman !