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12/09/2007

Chienne de vie !

Ah, elle n'était pas facile  la vie à la campagne pour les chiens , surtout durant la seconde guerre mondiale. Elle n'était pas facile non plus pour le petit Claude,tiraillé entre une mère, qui ressemble plus à celle de Jules Vallès ou à celle de Poil de carotte qu'à une maman affectueuse ,et un père rebuté par la vie aux champs et rebelle à tout embrigadement...11XSW09OJ6L
Pris dans le feu de leurs affrontements verbaux,le gamin en était donc réduit prendre le relais et à faire le seul boulot qu'aucun d'eux ne voulait assumer...
Heureusement, il y avait Rita , la chienne bonasse et bonne à  rien sauf à adoucir la vie de l'enfant. Les deux  étant englobés dans une sorte de fatalisme quant à leur  destin: "A la longue tout le monde s'était fait une  raison sur elle. On avait capitulé, question amélioration...Sur moi aussi-je grandissais".
La chienne de ma vie est donc le récit d'une amitié entre un chien et un enfant mais aussi le portrait encreux d'une enfance cabossée. Claude Duneton ne nous présente pas un portrait idyllique , il ne nous cache pas la trahison ni l'éloignement, mais son récit plein d'une émotion retenue saura vivre longtemps en nous.

L'avis de Clarabel

11/09/2007

"Un homme qui se refuse à la vie"

Loin des romans américains formatés,le premier roman policier de Françoise Guérin, A la vue , à la mort se joue des  conventions du genre et fait éclater la structure classique : mise en place, meurtre,enquête.
Quand le récit commence, deux meurtres ont déjà eu lieu mais l'événement le plus important est sans conteste que le Commandant et profileur Lanester, chargé de l'enquête ,est devenu soudainement aveugle.
Cette cécité n'ayant aucune cause pathologique, Lanester va entreprendre, bon gré ,mal gré, une enquête sur lui même en commençant une analyse, tout en poursuivant le meurtrier en série qui a la charmante habitude d'énucléer ses victimes.21yEJ5TI6fL
Rien de gore dans cette double enquête passionnante où l'on apprend au passage des trucs utilisés par les aveugles ainsi que quelques rudiments d'une technique de combat (ça peut toujours être utile). Autour de Lanester,évolue toute une faune de personnages pittoresques, que paradoxalement, ill n'apprendra à regarder que quand il sera aveugle...
Françoise Guérin écrit de manière fluide et nous fait partager son amour des mots.  Elle a su créer un univers et faire exploser les clichés du genre, c'est sans doute pour cela que son livre a remporté le prix du premier roman du festival de Cognac !

Le site de l'auteure

L'avis de Cuné

10/09/2007

Ah , mais lis vite !

Amélie donne des cours de français qui se transforment vite en amitié amoureuse...Amélie dévale à toute allure la pente du mont Fuji, possédée par l'esprit de Zarathoustra...Amélie ,devant des invités mutiques ,donne une simili conférence sur les bières belges pour le plus grand bonheur de ses "interlocuteurs"...51uUA0An7rL
Amélie Nothomb nous entraîne à toute allure dans ses aventures japonaises et n'est jamais aussi en forme que quand elle nous parle d'elle, ne nous épargnant ni ses enthousiasmes délirants ni les situations embarrassantes dans lesquelles elle se retrouve."Je jubilais. Non, Yamamba,je  n'ai pas l'âme d'une soupe, je suis une vivante et je le prouve, je  détale,tu ne sauras jamais  comment je suis mauvaise à manger". Amélie jubile et nous aussi.
Ni d'Eve ni d'Adam , dont la  majeure partie se situe avant ses hilarantes aventures de  Stupeur et tremblements nous relate aussi et surtout comment un jeune Tokyoïte, aussi bizarre quelle mais  dans un autre genre ,est tombé amoureux de notre auteure belge préférée ,et l'on se régale oscillant entre le sourire et l'émotion.

Merci à Cuné de m'avoir fait la surprise de me le prêter !

03/09/2007

Au bord du coeur

Le chat dans la gorge , roman, se présente sous la forme de courts chapitres, dûment titrés, et relate la vie d'une famille par le biais des événements , micro-événements ou incidents, qui la frappe.
A première vue , rien que du banal donc, rivalité entre frères qui se règlera de manière subtile,  mari volage alors même qu'il a réclamé un petit quatrième à sa femme...
Mais ce quotidien nous est présenté avec une telle économie de moyens  (79 pages et pas un mot en trop), une telle sensibilté qu'on en reste chaviré ,en particulier par le tout dernier texte dont je vous laisse la surprise.
Colette Pellissier nous fait partager la vie de ses personnages, adultes et enfants avec la même intensité et l'on partage avec bonheur leurs sentiments les secrets.
Une réussite !
Il reste juste à espérer que ce roman trouvera sa place dans la cohue de la rentrée littéraire.
Merci à Laure de me l'avoir fait découvrir.
L'avis de Clarabel

31/08/2007

Labours sanglants

Avant de devenir un premier roman (policier), Vacances picardes était un feuilleton théâtral lu en scène par son auteur ,Philippe Sturbelle. Soit.
Je me demande bien comment réagissaient les spectateurs face à cette accumulation de meurtres qui surgit sous les pas de Mesclin, citadin en vacances dans la campagne picarde.
D'abord une présentatrice météo qui tombe ,tirée comme un vulgaire lapin,le nez dans les labours puis une vieille un peu dérangée et avec toujours dans les parages Mesclin qui était juste venu faire le point sur sa vie familiale et professionnelle.
Pas vraiment sympathique le Mesclin ,qui a peine a-t-il vu la gendarme Lelièvre, enceinte de 5 mois , est aussitôt assailli d'envies lubriques.Les personnages secondaires sont tous pittoresques mais avec excès et on s'embarque bientôt dans une histoire aussi folle qu'eux  (au sens propre du terme,hélas)
Je ne cacherai pas que j'ai "sauté "certains passages qui m'ont paru grotesques et invraisemblables,sans compter une scène sexiste au possible dont on aurait pu faire l'économie et qui n'a aucune logique sauf dans les fantasmes masculins les plus éculés
Le pire peut être est qu'à la fin ,alors qu'on croyait que l'assassin avait été identifié, paf, l'auteur nous fait le coup du rebondissement et ...nous laisse le bec dans l'eau !
Quant à la Picardie, j'espère que cette région ne compte pas sur ce livre pour attirer les touristes ...
Non,décidément,la Picardie,je la préfère nettement telle que nous la présente Bellesahi !

30/08/2007

N'est pas Sylvia Plath qui veut

Ce long "poème" d'une centaine de pages portant l'étiquette de roman a été le premier que j'ai lu de la sélection Fnac.9782070782246
Il a réussi l'exploit de m'énerver au plus haut point cumulant à mon avis tous les défauts du premier roman :  règlement de compte égocentrique,l'auteure grattant ses plaies avec une sorte de jubilation impudique.
Et pourtant, pourtant il  y a dans ce texte une vraie écriture, très travaillée-trop parfois-, avec des inventions qui seraient intéressantes si elles ne venaient pas perturber la lecture et établir entre l'oeuvre et le lecteur le rideau de verre dont il  est question ici.
Ce roman,  placé sous le signe de la  poésie et de Sylvia Plath en particulier, me laisse  donc perplexe.
Claire Fercak possède un vrai style mais je n'y ai pas adhéré.

26/08/2007

J'ai onze ans, je sais que c'est pas vrai mais...

D'Isabelle Jarry, j'avais bien aimé J'ai nom silence. C'est donc en toute confiance que j'empruntai donc à la médiathèque son Millefeuille de onze ans.
Onze ans est en effet pour elle un âge charnière,celui où elle a quitté le monde de l'enfance pour entrer au collège et mine de rien préparer son entrée en littérature.9782234059399
46 chapitres, comme autant de vignettes pour évoquer des souvenirs donc,souvenirs que je partage avec l'auteur car nous sommes  nées dans les années 60 (ainsi éprouvons-nous le même amour pour la mythologie et le volume de la série "Contes et légendes" (à tranche blanche et rayures dorées) qui lui est consacré) mais auxquels je suis restée totalement extérieure,me contentant de picorer deci,delà sans jamais adhérer véritblement aux propos
Même  si l'auteure, au passage,  nous donne parfois des pistes concernant des thèmes qui reviennent dans  ces romans , j'ai trouvé l'exercice de mémoire bien artificiel, sans la langue riche de l'auteure que j'avais aimée. Dommage.

L'avis de Clarabel.

22/08/2007

Croque-mort et Cie

Difficile de passer après un bon roman,  a fortiori après deux...51WVH5CrDcL41TBKZHCBXL
Alors même si  j'aime les Pissenlits et petit oignons, je suis restée insensible  au roman de Thomas Paris.
Hermétique.Je n'ai trouvé aucun intérêt à cette histoire de cadavre que se disputent sans se disputer tout en se disputant deux femmes, le tout arbitré par un croque-mort dépassé par les événements. Je n'y ai vu aucun humour.Rien.
Dans le genre humour noir et enquête policière,j'ai nettement préféré le croque-mort a la vie dure , premier roman d'une  série mettant en scène un croque-mort déjanté.
Le deuxième volume  ayant malgré tout un goût de réchauffé,j'ai cessé après lui de lire cette série de Tim Cockey.
Difficile, Cathulu ? !

L'avis de Flo, nettement plus enthousiaste !

17/08/2007

Reconstruction

51HkAMINNuLLe livre de Jean-Paul Kauffmann ,la maison du retour, s'inscrit dans la série de livres  consacrés aux maisons à laquelle ont déjà participé Catherine Clément, Philippe Delerm, Didier Decoin.
Il s'agit pas ici d'une maison familiale mais d'une maison "sas de décompression" entre une captivité de plusieurs années et un retour à  une vie "normale " ou du moins pacifiée.
Perdue au milieu des pins,cette maison est abîmée tant par son abandon de plusieurs années que par son lourd passé: elle a abrité durant la seconde guerre mondiale un bordel destiné aux officiers allemands. C'est pourtant elle qui  sera choisie et sa rénovation par deux artisans quasi muets mais surprenants accompagnera la reconstruction de Kauffmann.
L'auteur évoque très peu sa détention sauf pour souligner l'importance qu'avait prise là-bas la lecture mais paradoxalement,de retour en France cette boulimie a disparu et dorénavant il semble leur préférer les arbres, à la fois enracinés et tendus vers le ciel...Des arbres aux livres et réciproquement...
De très belles pages,un récit émouvant mais non dénué d'humour (voir le portrait de ses voisins), un deslivres que j'ai préféré cet été.

L'avis d'Anne

Celui  de Caroline

d'inColdblog
 
et de Cathe

14/08/2007

"Carrément méchante, jamais contente"

Heureusement, Marie Desplechin n'a retenu que la deuxième partie de la citation de Souchon pour le caractère de  son héroïne, Aurore,  dont je viens de  dévorer le journal (premier tome).
Aurore sacrifie donc au rite adolescent du journal et,même si elle n'est Jamais contente ,part à la découverte d'elle même, se posant des questions existentielles: Suis-je monstrueuse, lesbienne, frigide, ai-je été abusée dans mon enfance même si je ne me souviens de rien ?9782211083317
OK, c'est pas facile  d'être la deuxième fille dans une fratrie de trois poulettes, l'aînée jouant les frondeuses et arborant un piercing dans la langue et la petite dernière l'enfant parfaite. Reste le rôle du  cancre dans lequel Aurore se complaît jusqu'au jour où elle découvre que ses notes peuvent remonter...si elle apprend ses leçons et  elle écrit : "Franchement, je suis un peu déçue. je ne pensais pas  que c'était si bête". 
Les amies, les amours,les ennuis,la famille, dont une grand-mère particulièrement pas piquée des vers, tout l'univers d'Aurore est bien croqué et c'est avec le sourire que l'on referme ce premier tome du journal d'une ado rigolotte.
J'espère vite trouver le 2ème tome à la médiathèque !