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29/10/2007

"Une douce petite fleur d'un mètre quatre-vingts"

Linnea, au début de Entre Dieu et moi,c'est fini suit  le conseil avisé de sa grand-mère: "En fait,j'avais quelque chose à oublier.  Et pour pouvoir l'oublier,il fallait d'abord que je m'en souvienne".
Se souvenir de quoi?De ce père absent qu'elle connaît à peine,Non, de sa meilleure amie Pia .
Pia,en apparence si sûre d'elle,briseuse de coeurs patentée, qui affirmait sans sourciller : "ça leur fait du bien de souffrir un peu (...) ça enrichit leur vie sentimentale. Tu sais , personne ne peut devenir vraiment heurreux s'ils n'a pas été vraiment malheureux. Ils me soivent beaucoup !"9782847201055
Linnea remonte le cours du temps, le cours de cette amitié si brève mais intense.
Pas de fadeur, pas d'apitoiement mais de l'humour(politesse du désespoir) tout au long de  ce roman de Katarina Mazetti qui nous brosse un portrait acidulé de la  jeunesse  suédoise.Les camarades de classe, les profs, les parents sont croqués sur le vif et l'histoire avance à toute allure entrecroisant réflexions sur la religion et sur els garçons.
Mazetti ne s'apesantit jamais sur les situations difficiles,elle a une parole qui sonne juste et aborde un problème tabou avec retenue et nous fait éprouber beaucoup de tendresse pour ces personnages qu'on aimerait bien retrouver car tous les mystères n'ont pas été éclaircis. Par chance, cela va être le cas car ce n'est que le premier volume d'unetrilogie.
A lire sans faute et à passer à nos ados.

L'avis de Clarabel

L'avis de Gachucha

La rencontre de Gachucha avec l'auteure

La rencontre de Moustafette avec l'auteure

09/10/2007

La clé de la vie

La clé de la vie, rien que ça,  c'est ce que cherchent plus ou moins consciemment tous les  personnages de La vérité ou presque  de  Stephen Mc Cauley. Et s'ils sont autant à la recherche de l'authenticité, c'est sans doute parce  que le mensonge gouverne leurs vies. Que ce  soit celle de Jane  Cody, productrice  de  télévision flanquée d'un mari trop gentil,  d'un ex-mari trop séducteur,d'un enfant trop mature et d'un agenda codé, bourré de mensonges au point qu'elle ne s'y retrouve plus elle même ! Desmond Sullivan, biographe d'artistes méconnus, quant à lui ment à son amant pour ne pas lui révéler qu'il  en est trop amoureux.
Les routes de Desmond et de Jane vont se croiser et là nous allons avoir droit à des réactions en chaînes drôles et surprenantes.
Beaucoup de tendresse aussi dans ce roman dont tous les  personnages sont réussis, y compris la chienne Hélène et le chat roux (mais comment  fait Stephen Mc Cauley? !).
Un pur bonheur de lecture qui se dévore  à toute allure !

L'avis de Cuné

Le roman vient d'être adapté au cinéma, donnez-moi vos liens !

04/10/2007

Un tout petit peu trop long ?

De ce livre, j'apprécie énormémént le style,vif et rempli d'images pertinentes et originales, ses personnages proches  de ceux du premier roman de Donna Tartt,  les rebondissements,  même la couverture pleine de vivacité...
Ses citations vraies ou fausses,  les titres de ses chapitres qui sont autant de références à des romans,tout me  plaît.21w3uAbxCRL
Et pourtant, je  reste obstinément  coincée à la  page 350 de La physique des  catastrophes  de Marisha Pessl, ayant perdu mon bel enthousiasme du début....

La critique de Cuné

03/10/2007

Reprise en pointillés...

Je dois être dotée du Quotient Emotionnel d'une blatte car Mal de Pierres m'a laissée de marbre .  D'ailleurs j'ai lâché prise page 59 tant l'intrigue m'a parue désuète ,et fastidieux ces incessants retours en arrière.
Les personnages me semblaient soit gesticuler et vociférer soit rester corsetés dans leurs petites vies.
Du style je  ne vous dirais rien car je n'ai rien remarqué à part l'impression tenace  et désagréable de tenir entre les mains un livre jauni et à moitié moisi, sensation désagréable s'il en est. 21qYKJkb1sL
Quant à la couverture, ces femmes nous présentant leur nuque sur de multiples romans commencent  vraiment à me fatiguer ! Espère-t-on vraiment que nous allons nous identifier à elles  sous prétexte que nous ne les  voyons pas de face? (un peu comme les couvertures de  la série  "Gossip  girls"  où systématiqueemnt les  visages sont coupés à demi ?  )
Bref, échec sur toute la ligne.
Je vous laisse donc me bombarder de vos liens positifs sur ce roman !


Merci à tous pour vos gentils messages !

27/09/2007

Un tout petit monde

Gunder Joman , célibataire  norvégien placide mais romantique chanceux ,a trouvé en Inde une histoire d'amour et une épouse.
Malheureusement le jour où l'épouse indienne pose le pied sur le sol norvégien, elle est sauvagement assassinée.Le  coupable ne peut être qu'un membre de la petite communauté rurale et chacun se taît car "S'ils ont vu quelque chose qu'ils  ne comprennent pas, ils  n'osent pas le raconter. Ils partent du principe que ce doit être faux, parce que j'ai grandi avec ce type...". Heureusement,L'inspecteur Konrad Sejer, plein  d'empathie et de détermination va mener l'enquête...21CJk_J54IL

C'était mon premier contact avec l'oeuvre de Karin Fossum et son inspecteur récurrent. J'ai beaucoup  aimé  les  personnages de La mort indienne , dont les  sentiments sont peints avec une grande justesse psychologique.J'ai juste été énervée un peu au début par le  fait que trop  d'indices étaient donnés au lecteur  sans que les  gens se décident à parler à la police mais la mentalité villageoise justifie ce fait.  quant à la fin, elle m'a laissée un peu sur ma faim  car elle lel n'obéit pas vraiment au schéma classique attendu mais pourquoi pas après tout ?  En tout cas, j'ai bien l'intention de passer d'autres bons moment en Norvège avec l'inspecteur et son chien !

20/09/2007

Etats-Unis post 11 septembre

D'après Stephen McCauley dans Sexe et dépendances , beaucoup de gens ont changé leur manière de profiter de la vie aux Etats-Unis après le traumatisme du 11 septembre.
Cependant, c'est plus une insatisfaction qui fait que son héros,William Collins,agent immobilier adepte des sites de rencontres gayes, va décider de vivre quasiment comme un moine, sexuellement parlant.
Autour de ce sympathique accro du ménage gravite toute une faune sympathique ou pas, mais toujours intéressante car les personnages dévoilent peu à peu leurs faiblesses , ce qui nous les rend d'autant plus attachants. Même la locataire qui trouve mille prétextes pour ne pas payer son loyer deviendra moins  agaçante.219_9WS_GML
Plus que  de sexe, il en sera un peu question mais demanière nettement moins raccoleuse que le titre, il est question de sentiments, ceux que l'on cache à soi même ou aux autres et le fait que Collins veuille à tout prix rendre ses clients heureux,le place dans des situations abracadabrantes voire hilarantes. Beaucoup d'humour en  effet chez Stephen MacCaulley dont j'avais adoré le  premier roman (adapté d'une manière lamentable au cinéma), L'objet de mon affection que j'avais relu un grand nombre de fois. je ne pense  pas en faire autant avec celui-ci mais il  m'a  permis  de  sourire  tout au long de sa lecture, ce qui n'est déjà pas si mal !

13/09/2007

11 petits Indiens

Comme dans le classique d'Agatha Christie 10  petits nègres, les héros de Saveurs assassines vont se  retouver coupés du monde pendant quelques jours et...les meurtres vont pouvoir commencer !
Ajoutez à cela un problème de chambre close comme celui du Mystère de la chambre jaune, relevez d'une kyrielle de plats indiens fortement épicés qui font saliver,  de personnages variés et hauts en couleurs réunis pour passer un week-end de rêve (qui va bien évidemment tourner au cauchemar), une retraitée de la police flanquée d'une nièce apprentie écrivaine et vous obtiendrez un savoureux roman dont l'intrigue n'est pas forcément l'élément le plus intéressant .21ZsjnoV8SL
Kalpana Swaminathan prend le temps de mettre en place ses personnages, les croquant avec jubilation, le rythme d'abord un peu lent au départ s'accélère ensuite et l'on se confronte avec bonheur à une civilisation riche et variée.La cuisine étant un des éléments les plus importants, nous apprenons même à confectionner une mayonnaise en utilisant de  la glace, nécessaire, vu le climat !
Des problèmes,ceux des femmes mariéesou non, des réfugiés des Pakistans, sont effleurés,l'heure n'étant pas à la gravité mais libre à nous de les approfondir...
"Ce soir,je voulais qu'on mange avec ses doigts, comme des gens civilisés,mais Hilla tenait à l'argenterie. [...].Moi aussi je déteste quand la table ressemble à un chariot de salle d'opération"
Humour et émotion,le cocktail est réussi et on attend avec impatience la suite des aventures de miss Lalli !
De quoi se détendre agréablement entre deux "pavés".

06/09/2007

A bride abattue

Le titre de ce pavé dévoré en deux jours laissait craindre le pire :Les amants de ma mère. Deuxième livre de la sélection Fnac, ayant été quelque peu échaudée par le premier, je m'attendais à ne pas venir à bout du roman de Christopher Hope.
Et je me suis laissée embarquer par ce roman foisonnant aux personnages pittoresques,entre autres une mère pas du tout maternelle mais aventurière aussi bien en amour que dans les airs, puiqu'elel pilotait un avion et se baladait au gré de ses envies en Afrique du Sud.
La relation mère/fils,au coeur de ce roman ne pouvait donc être que perturbée mais elle s'avère relativement pacifiée et se déroule avec en toile de fond l'histoire de l'Afriquedu sud, nation tout à la fois haïe et adorée.
Un style vigoureux et enlevé qui emporte le lecteur au fil de ces 500 pages en un clin d'oeil ou presque.
Magnifique et indispensable, comme le prouve l'aspect tout hérissé de mon exemplaire par les signets improvisés signalant des passges remarquables (un vrai porc-épic !).

Sortie le 06 septembre.

05/09/2007

Déjà la fin !

Avec La reine dans le palais des courants d'air (titre énigmatique s'il en est) se clôt la trilogie du Millénium.
700 pages denses et efficaces qui tiennent en haleine au point que j'ai lu jusqu'à 1 h 30 mardi matin...
Pas pu résister !
Au début de ce roman,le rythme  est nettement ralenti car l'héroïne,Lisbeth, la prétendue psychotout -ce -que- vous -voulez avait quand même salement été amochée à la fin du volume deux et elle a beau avoir neuf vies commes les chats, un peu  de repos était nécessaire.
Cela donne aussi l'occasion à Stieg Larsson de  nous expliquer les rouages d'une histoire d'espionnage politique avant de mettre en place rebondissements tant dans la vie privée que dans le dénouement de la conspiration qu'il a su orchestrer avec brio.412rcVYsHWL
Mais"Tout compte fait, cette histoire n'a pas pour sujet principal des espions et des sectes secrètes dans l'Etat, mais la violence ordinaire exercée contre des femmes , et les hommes qui rendent cela possible" (p.651), ces hommes qui n'aimaient pas les femmes, thème  qui a couru tout au long  de ces trois volumes.
Nous craignons pour la vie de tous les personnages auxquels nous nous sommes attachés, en découvrons de nouveaux et continuons à explorer les rouages du journalisme, de la politique et de la police suédois.
Le procès (et le  revirement qui s'y opère )nous fait battre le coeur et nous refermons ce volume, un petit pincement au coeur,sachant que nous ne retouverons pas ceux auxquels nous nous étions attachés,l'auteur étant malheureusement décédé.

29/08/2007

La bonne adresse

A force de lire sa série policière se déroulant dans le sud de l'Afrique, on en oublierait que Alexander Mc Call Smith est écossais.21CUCd5i98L
44 Scotland  street tombe à point pour nous le rappeler avec brio.
D'emblée, dans la préface,l'auteur nous rappelle qu'au départ ce roman est paru en feuilleton, nous indiquant au passage l'interaction qui s'est mise  en place avec certains lecteurs, ce qui donne un côté très sympathique à l'entreprise.
Genre  largement tombé en désuétude  au XXIème  siècle,  le roman feuilleton retrouve ici un souffle , une énergie et un humour qui font plaisir à lire.
Pas le temps de s'ennuyer,  les personnages sont très variés , tant en âge, que par leur situation sociale et l'auteur arriverait presque à nous faire croire que tous les écossais sont pittoresques,avec ou sans kilt (porté avec ou sans slip...). Se croisent ainsi à  Edimbourgh, une jeune fille qui  entame sa deuxième année sabbatique,un agent immobilier narcissique, une anthropologue qui n'a pas sa langue dans sa poche, un galériste vélleitaire,une  tenancière de café autodidacte, un psychiatre,une mère d'enfant précoce ...  mais pas de raton laveur.
L'auteur porte un regard enjoué et parfois caustique sur ses personnages que  la découverte d'un tableau peut être  de valeur, va se faire télescoper en un ballet déjanté.
Cette peinture drôlatique des édimbourgeois se termine trop vite et on n'a qu'une envie  que la suite arrive très vite pour que nous en  sachions plus sur ce qui est resté en suspens...
Un seul regret:  bien que paru chez 10/18 , ce roman n'est pas en format poche .