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11/12/2006

Bienvenue à San Francisco !

Après toute une série de "beaux mais poignants" , un peu de légèreté était bienvenu ...C'est pas le pied de Milena Moser, qui vient de sortir en poche, avec une couverture attrayante me faisait de l'oeil. Allez hop, à la  caisse !2253115533
Le début est percutant: Stella,  une femme morte depuis sept ans prend la parole et nous informe qu'elle  a tout préparé avant son départ dans l'au-delà, à savoir  une remplaçante auprès de son mari et de son fils : la baby-sitter Lily. Cette sernière qui a épousé son patron un an après le décès de Stella ne se sent pas à sa place en Suisse, pays où la morte elle même traînait un mal être qui a eu raison d'elle. Une occasion unique se présente et toute la petite famille , fantôme compris s'embarque pour Los Angeles en espérant trouver une nouvelle vie. Là , ils vont rencontrer des gens plus farfelus les uns que les autre et le choc culturel est décrit de manière savoureuse par les deux héroïnes et par l'enfant de Stella, Léo. Petit à petit, le lecteur se rend compte que chaque personnage a sa propre vie secrète qu'il cache soigneusement aux  autres, ce qui nous vaudra toute une série de rebondissement dans le dernier tiers du livre. Une intrigue  vaguement policière vient pimenter le tout , mais sa résolution est quelque peu bâclée.C'est un livre plaisant qui m'a fait passer un bon moment, même si parfois le rythme est parfois irrégulier.

Ps: ce livre a une suite dont j'ai déjà parlé: Yoga meurtres et Cie.

07/12/2006

Canicule suédoise

Le vent, la pluie, je m'en moque, je lis un polar suédois qui se déroule pendant un été caniculaire, ce qui engourdit un peu les enquêteurs mais pas le lecteur, heureusement !
Je voudrais que cela ne finisse jamais est le 4ème roman policer du suédois Ake Edwardson mais le premier qui tombe dans ma boîte à lettres et sous mes yeux. C'est un coup monté pour que je me précipite sur les précédents ! Bien joué 10/18 !9782264043863
Pourtant l'enquête n'est pas vraiment originale (des viols et un meurtre non élucidé par le passé et que le commissaire Eric Winter va rattacher à une série de meurtres contemporains) mais le style est très particulier. Pas de descriptions complaisantes, beaucoup d'ellipses dans la progression de l'enquête, ce qui ne nuit pourtant pas à la compréhension et des dialogues allant à l'essentiel sans précisions inutiles.  Enfin  surtout des personnages  (le commissaire et son second) qui évoluent de manière intéressante au fil du temps.Le contraste entre cette Suède bien policée et les âmes boueuses de certains  habitants de Göteborg est très efficace. Suspense supplémentaire : le commissaire prendra-t-il effectivement son congé parental d'un an pour élever sa fille ?

03/12/2006

Surprise

Dans ma boîte à lettres, une grosse enveloppe rebondie . Je l'ouvre avec fébrilité: 4 romans policiers tout juste sortis , aucune explication, seule mention sur l'enveloppe: un concours de livres auquel je ne me souviens pas d'avoir participé ...978226403933097822640424919782264044006
Pas grave, je ne regrette pas de m'être inscrite à la news letter de 10/18 !
Voici les 4 ouvrages en question : Meurtre à la villa Torrini de Magdalen Nabb, Le club des philosophes amateurs de'Alexander Mc Call Smith, Le temple des muses de John Maddox Roberts et enfin de Ake Edwardson, Je voudrais que cela ne finisse jamais .Moi non plus !
C'est bien la première fois que je gagne des livres en n'ayant pas le souvenir d'avoir participé à quoi que ce soit !

PS: je viens de voir ceci sur le blodg de Jo... elle

9782264043863

30/11/2006

Plus efficace que les petites annonces...le cimetière

Envie de vous remonter le moral en ces temps de dépression saisonnière ? Alors précipitez-vous sur Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti , roman traduit du suédois qui vous redonnera la pèche !
Ce roman ,à première vue ,pourrait être considéré comme l'équivalent nordique de cette littérature anglosaxonne destinée aux trentenaires célibataires. 9782847200799
En effet, Désirée, jeune bibliothécaire vient de perdre son mari et au cimetière , elle croise un jeune agriculteur célibataire lui aussi , Benny.Sortez vos mouchoirs, mais ce sera pour essuyer des larmes de rire tant ce choc des cultures entre l'intello et le paysan pas si bête que ça va faire des étincelles. Un thème pas  si fréquent en ces temps de politiquement correct. L'auteure égratigne au passage les idées toutes faites sur les agriculteurs et s'en prend aussi gentiment aux intellos imbus d'eux-mêmes.
Les deux héros ont  beaucoup d'humour et d'esprit et les remarques drôles fusent. Le ciel s'assombrit néanmoins quand ils se forcent à admettre le fossé qui les sépare, aucun des deux ne semblant vouloir renoncer à ce qui fait sa vie...
J'ai beaucoup aimé l'alternance des points de vue (un même événement raconté par l'un puis l'autre protagoniste), qui ,sans être systématique ,est très drôle  ainsi que la tendresse qui se dégagent de certaines pages.
Au passage,  nous apprenons la composition du repas de Noêl traditionnel suédois, ce qui peut toujours être utile en ce moment.
Beaucoup de bloggueuses ont aimé ce livre et m'ont donné envie de le lire, j'en cite quelques-unes , que les autres n'hésitent pas à se signaler : cuné,
Clarabel

26/11/2006

Deuxième chance

Ce n'est pas souvent que l'adaptation d'un roman au cinéma ou à la télévision me donne envie de lire ou de relire l'oeuvre de départ. Jusqu'à présent seul le film de beneix "37 °2 le matin " m'avait donné envie de découvrir le roman de Djian car je ne comprenais pas le flegme du personnage masculin face à la folie de  Betty.
Ici, c'est la télévision et son très beau téléfilm Des fleurs pour Algernon qui m'a donné envie de me recoltiner avec le livre de Daniel Keyes.9782081620445
On me l'avait conseillé , j'avais eu du mal à le trouver et une fois en main, j'avais abandonné car l'orthographe et le style narratif qui s'adaptent au niveau d'intelligence du personnage m'avaient découragé. Lire pour le plaisir des textes qui ressemblent par trop à ce que je suis payée pour lire no, thanks ! :)
Merci donc au réalisateur David Delrieux et à l'acteur Julien Boisselier d'avoir montré avec sensiblité et humanisme cette histoire d'un simple d'esprit qu'une expérimentation scientifique va rendre intelligent. Tellement intelligent qu'il se rendra compte le premier des risques inhérents à cette transformation ...

25/11/2006

Une imagination débordante !

Dans une vie antérieure Jasper Fforde a travaillé dans l'industrie cinématographique et cela se sent car sa connaissance des rouages de l'écriture de fictions est bien rôdée.
Dans Le puits des histoires perdues, on pourra juste regretter que son sens de l'intrigue, qui peine un peu à démarrer, ait été sumergé par son imagination. J'avais constamment le sourire aux lèvres en lisant même si je trouvais quand même que le fil narratif était un peu détendu...
Beaucoup d'humour donc, sans cesse de nouvelles inventions dans ce monde de la Fiction où son héroïne Thursday Next s'est réfugiée pour mener à bien sa grossesse, accompagnée par sa fidèle Dodo qui ,de  son côté, couve un oeuf. Au passage, nous croiserons, entre autres les personnages des  Hauts de Hurlevent, en pleine séance de gestion de la colère , et peut être même pourrons -nous mettre un visage sur Godot...9782265082847
Le Mal est toujours présent et cette fois il prend la forme d'une invention devant laquelle chaque lecteur ne peut que frémir et qui peut être envisagée comme l'écho de certaines inventions qui, jusqu'à présent n'ont pas abouti.
Les inconditionnels de Fforde ne seront pas vraiment déçus, quant aux autres peut être devraient-ils attendre la sortie en poche...

21/11/2006

Du passé faisons table rase...

Quand un roman est hérissé de bouts de papier signalant un passage à citer ou recopier, c'est bon signe. Eh bien, Nos plus beaux souvenirs de Stewart O' Nan, certes un pavé de 667 pages en édition de poche, en est tout alourdi de ces rogatons de papier. Cuné en avait écrit le plus grand bien ici et je la remercie car j'ai savouré chacune de ces pages.2757801929
Mais quel est le secret de Stewart O' Nan ? Comment fait-il pour entrer dans les pensées et l'âme de chacun des membres de cette famille qui vient après le décès du patriarche passer une dernière semaine dans le cottage qui sera ensuite vendu ?
Que l'on soit ado ou pré-ado, adulte nanti de frères et soeurs ou enfant unique, femme veuve ou célibataire âgée, chacun se retrouvera dans les différents personnages et les relations à la fois tendres et cruelles qui les  unissent. Les enfants ne se décident pas vraiment à grandir même s'ils sont devenus à leur tour parents, mais ils apprendront à faire l'économie du passé pour mieux aller vers l'avenir. Chacun s'efforce de préserver son espace de liberté, le chien Rufus (je l'adore !), n'ayant certainement jamais eu autant de succès, le promener devant une occasion de fuir quand la tension est trop grande. En une semaine, sans grands sentiments à l'américaine comme certains films ou téléfilms nous y avaient habitués (berk !), sans véritables éclats de voix, tout est feutré mais encore plus cruel,  la famille va devoir se réajuster et avancer.
Je sens que je vais lire d'autres livres de cet auteur d'autant que Cuné m'a de nouveau alléchée !

20/11/2006

Comme chien et chat au Japon

A peine venais-je de terminer Le chat qui venait du ciel ( qui avait valu à mon ordi de planter mais là je croise les doigts...)qu'à la médiathèque, je suis tombée sur 11ans + 108 jours avec mon chien.
Deux auteurs japonais mais deux approches totalement différentes.9782877308717
Hiraide Takashi, l'auteur du premier est romancier mais aussi poète et èvidemment cela influe sur son écriture. Les "mérotes à chats" seront peut être déçues si elles s'attendent à un roman centré sur leur animal favori comme le  donne à entendre le titre français (n'ayant pas fait japonais en 2 ème langue mais ch'ti, je serai bien incapable de vous traduire le titre original mais faisons confiance aux éditions Picquier (poche)). Certes, le chat Chibi va transformer la vie de l 'auteur et de sa femme (le récit est clairement présenté comme autobiographique) , mais il n'est pas vraiment la figure centrale du roman.Celle-ci serait plutôt la demeure que loue le poète et le jardin dont il profite. Ceci nous vaut de très belles descriptions entre autres du narrateur jouant avec une libellule ...
Un texte un peu triste mais très beau et  ,entre deux larmes, il faut quand même tenir jusqu'au bout et lire la fin éclairante et poétique...
Tout aussi touchant (non, je ne veux pas plomber vortre semaine !) le livre de Goto Yasuyuki, déniché dans le rayon enfants de la médiathèque , raconte comme son tittre l'indique la vie de la chienne Goû dans sa famille japonaise et en particuler avec son petit maître. Là aussi c'est clairement autobiographique. Les illustrations contribuent à la présentation rigolote  (il m'a fallu regarder les photos pour identifier la race du chien , un2877306984 beauceron , mais bon).On sourit des bêtises du chiot et on compatit en la voyant vieillir et lutter contre la maladie...On apprendra au passage que les chiens japonais reçoivent du courrier pour leur fête !Chacun retrouvera au passage des souvenirs des différents chiens  avec lesquels nous avons pu faire un bout de chemin et là aussi l'émotion perlera...
Entre chien et chat, on ne chosit pas, on prend les deux !, dixit Tobie-chien et Bambou .images

17/11/2006

Essai non transformé

Non, je ne marcherai pas sur les brisées de Choupynette qui a su si bien évoquer le match, que dis-je le ballet, des joueurs néo-zélandais (qui ont fichu la pâtée aux frenchies bien ternes). Ah, les corps qui fumaient tels des percherons après l'effort,  ah les joueurs massifs qui s'envolaient dans les airs tels de fraîches sylphides...
Stop.9782848930190
Non, j'aurais voulu évoquer le livre de Kazuo Ishiguro, Auprès de moi toujours mais mon marque-pages est resté obstinément coincé à la page 106. Pas moyen d'accrocher à cette histoire mollassonne en dépit de tous les hameçons laissés par l'auteur...Ah,  il y a un mystère et je vais vous en révéler un petit bout par ci par là pour mieux vous tenir en haleine, désolée  mais ça n'a pas fonctionné. Je dois être allergique aux histoires de pensionnat anglais. Pourtant le style est agréable et les relations entre les personnages sont décrites avec subtilité mais décidément, non. Je m'en vais de ce pas le rapporter à la médiathèque.

Ps: j'avais lu un billet récemment sur ce livre mais ma mémoire est défaillante alors si l'auteur de ce post passe ici, qu'il laisse un petit mot et j'établirai le lien !

16/11/2006

Jess ou Georgia ?

Dans la foulée du Journal de Bridget Jones , on a vu apparaître toute une littérature d'identification destinée aux trentenaires.
Les ados ne pouvaient évidemment pas être oubliées et en 2002 nous avons vu apparaître ceci :9782070537990
Mon nez, mon chat, l'amour et moi , titre explicite s'il en est,où Louise Rennisson brossait le portrait d'une ado empêtrée par son physique, ses parents, lourdauds bien sûr, son chat , Angus, qui se prend pour un rottweiller et sa petite soeur. Noémie et moi avons partagé avec bonheur les différents tomes de cette série qui , sur la fin, commence quand même à s'essouffler....
Il faut croire qu'en 4 ans j'ai beaucoup vieilli car, suivant les conseils de Clarabel (qui est une jeunette, elle), j'ai emprunté  Quinze ans , charmante mais cinglée qui surfe sur la vague de cette littérature-miroir humoristique destinée aux ados. 9782070508600
J'ai apprécié comme d'habitude l'humour anglais (en particulier les "horreurscopes" envoyés par mails par le père barré) mais je suis restée de glace face à ce "copier/coller" de Georgia. Quelques détails ont changé, la mère élève seule sa fille , la grand-mère vient habiter à la maison mais bon...En plus, cette pauvre Jess n'a même pas d'animal favori et elle se permet de  répondre aux profs, non mais je rêve ! :) (je suis bien  contente de n'avoir que des garçons en face de moi au boulot quand je lis ça...). Clarabel, tu étais trop optimiste  !
Résigne -toi, Cathulu, tu as dépassé l'âge limite de lecture de ce livre !
Pas grave, il m'en reste plein d'autres à découvrir . Par exemple :Trois fois quinze ans, charmante mais fripée!